12/09/2008

Réaction à questions à la une sur le 11 septembre

 

11septembreAprès avoir vu cette émission, j’ai été très choqué du ton et des mots employés.

 Non pas choqué sur la défense des causes officielles de l’effondrement des tours. Comment une télévision publique pourrait-elle trouver le courage de remettre en cause une version dans laquelle on trouve beaucoup d’incohérence ? La recherche de la vérité implique de poser les bonnes questions, ce qui, indubitablement n’a pas été fait dans cette émission.

 Les médias officielles étant aux mains de ceux qui nous dirigent il ne peut en être autrement.

 Mais là où, nous citoyens lambdas, nous devons nous interroger, c’est lorsque des journalistes professionnels traitent tous les blogueurs comme des abrutis incapables de penser puisqu’ils ne sont pas des professionnels. Parlant un peu des « pros ». Il y a bien sûr de très bons journalistes mais leur formation (pour la plupart) ne vient-elle pas des écoles de journalisme qui sont au service de notre « belle » société ? La question que je me pose alors : ces journalistes férus de déontologie sont-ils formés ou déformés ?

 Cette fameuse déontologie ne devrait-elle pas justement aider les citoyens qui ont le courage d’émettre leur opinion en public ? Car, avoir un blog, c’est avant tout oser s’exprimer ouvertement.

 Cet univers du blog qui contient moult farfelus, manipulateurs et menteurs, il ne faut pas le nier permet, pour la première fois, depuis la tentative des radios libres, bien vite récupérées par le système, aux simples citoyens de se parler, de communiquer, d’échanger leurs idées et de pouvoir remettre en cause les politiques officielles.

 C’est bien cela qui fait peur à l’ intelligentia qui nous dirige. Il leur faut, à tout prix, que les « abrutis et farfelus » que nous sommes, ne soient pas capables d’ouvrir leurs yeux et, pire pour nos dirigeants, ne puissent pas faire passer des idées qui vont à l’encontre de l’idéologie officielle.

  Le système capitaliste a mis tant d’argent et d’effort pour supprimer les journaux d’opinion (en Belgique, à part « Solidaire » vous en connaissez d’autres ?), pour avoir main mise totale sur les chaînes de TV afin de diffuser des émissions et des films tout aussi abrutissant que manipulateurs, n’était-ce pas un grand dirigeant d’une tv française qui avait déclaré qu’il vendait des espaces publicitaires à des cerveaux amoindris ?

Le capitalisme ne voit donc pas d’un très bon œil cette forme de prise de conscience que constitue la communauté des « blogueurs » dont je fais partie. C’est sûrement cela le plus grand danger que nous représentons.

 Dans une société qui prône la « démocratie » à tout vent, il ne serait pas de bon d’interdire les blogs. D’autant plus, qu’avec leur bannière publicitaire, cela rapporte beaucoup d’argent. Comme il leur serait bien compliqué de nous interdire (pour l’instant), ils nous font passer pour des « farfelus et des abrutis ». Une « belle » façon de dire aux citoyens : « n’allez pas sur les blogs, vous n’y trouverez que des sottises, regardez nos émissions, lisez nos journaux car, nous possédons une carte de presse, nous sommes des pros, on vous donne donc la bonne information ».

 M. Defossé, vous m’aviez habitué à un sens plus profond du respect de la recherche de la vérité.

 Reste que le devoir de chaque blogueur est de vérifier au maximum les informations que nous diffusons. C’est le meilleur moyen d’être crédible et de mettre à mal les médias mensonges lorsqu’ils sont présentés aux citoyens.
 Comme nous ne sommes pas dirigés par l’empire des capitaux, nous,blogueurs, avons la possibilité d’avoir la plus grande déontologie.

11 septembre : réaction de M. Collon sur une curieuse émission télé Mes 'Questions à la Une'

collonetchavez

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septembre : réaction à chaud sur une curieuse émission télé Mes 'Questions à la Une'
Ce 10 septembre, la télévision belge RTBF a diffusé une curieuse émission : « 11 septembre: nous a-t-on caché la vérité? - Bloggeurs et journalistes: la guerre de l'info ? » Nous encourageons chacun à la visionner (elle passera sans doute sur TV5 Monde ?). Car elle pose des questions fort actuelles, qui interpellent toute démarche d'info citoyenne.
Michel Collon
Michel Collon en discussion avec le Président Hugo Chavez. (Photo République du Vénézuela)

 Malheureusement, pour des journalistes qui ont mis en avant le sérieux et la déontologie, on ne peut pas dire qu'ils les aient eux-mêmes respectés. L'émission s'appelant Questions à la Une (beaucoup mieux inspirée d'habitude et même courageuse parfois), c'est donc le moment de leur adresser ces « Questions à la Une »...

 Question 1 : Est-il déontologique de réduire tous ceux qui se posent des questions sur le 11 septembre à des fous obsédés, antisémites et manipulés par l'extrême droite, comme l'a fait l'émission ?

 Beaucoup de gens dans le monde, notamment des scientifiques, des journalistes réputés et des gens de gauche, mettent en doute la version officielle de l'administration Bush.

 Par exemple, sur l'effondrement du troisième bâtiment, j'ai entendu des avis de physiciens dans un sens et dans l'autre. N'ayant pu consacrer à une question aussi complexe le temps qu'il faudrait pour me faire un avis personnel, je ne me suis jamais prononcé. Je n'ai pas été convaincu par les arguments de ReOpen ni ceux de Thierry Meyssan. Mais la version officielle présente de nombreuses incohérences. Ce que j'apprécierais, c'est qu'il y ait un débat sérieux, avec échange des arguments entre partisans des diverses thèses afin que le public puisse se faire une opinion.

 Je suis agacé par les super - conspirationnistes qui voient des complots partout. Mais l'acharnement de la RTBF contre tous les blogueurs (voir plus loin) m'a fait l'effet d'une super - théorie du complot. Ce matin, 11 septembre, le quotidien belge Le Soir publie un dossier de deux pages, beaucoup plus équilibré que la RTBF, sur les doutes raisonnables qui entourent la version officielle de l'administration Bush.

Question 2 : Est-il déontologique de passer sous silence la troisième hypothèse ?

En 2003, le chercheur belge Peter Franssen publiait 11 septembre : Pourquoi ils ont laissé faire les pirates de l'air ? Il relevait les invraisemblances manifestes de la version Bush. Et il émettait une hypothèse que je trouve intéressante. Des services secrets US et sans doute certains responsables politiques US (pas Bush personnellement bien sûr, c'est une marionnette) auraient été au courant qu'un attentat se préparait (il y avait eu beaucoup d'avertissements venant de services étrangers). Ils auraient laissé faire car ils avaient besoin d'un nouveau Pearl Harbour. Et pourquoi ?

 Parce que l'administration Bush avait élaboré un programme (intitulé Project for a New American Century) de recolonisation brutale de régions stratégiques, liées au pétrole, qu'elle avait besoin de prétextes pour envahir l'Irak et l'Afghanistan (et d'autres pays encore), que l'administration Bush à ses débats patinait lamentablement et que le 11 septembre a été une aubaine pour ces gens-là.

 Le 11 septembre 2001, à 18 h 40, à peine dix heures après les attentats, Donald Rumsfeld, ministre US de la Guerre, interpelle un sénateur démocrate : « Ce qui s'est passé aujourd'hui suffit-il à vous convaincre que ce pays doit, de toute urgence, accroître ses dépenses pour la défense et que l'argent pour financer ces dépenses militaires doit être prélevé, si nécessaire, dans les caisses de la Sécurité sociale. »

« Si nécessaire » ? Quelle hypocrisie ! Rumsfeld sait très bien que l'argent ne peut venir que de la Sécu. Et c'est sur cet argent que, depuis longtemps, il compte faire main basse pour enrichir le complexe militaro-industriel (dont il fait lui-même partie) !

 Tout ça fournit un mobile, au moins pour l'hypothèse n° 3, mais ne fournit pas de preuves, reconnaissons-le. Voilà pourquoi une enquête objective serait tellement nécessaire. Des millions de gens n'ont-ils pas été victimes de la prétendue 'guerre contre le terrorisme' ? Alors que les talibans offraient de livrer ben Laden et que Bush a refusé ! Ca ne pose toujours pas de questions à nos courageux journalistes ? Il est vrai que quelques mois plus tôt, Questions à la Une avait essayé de démolir le film de Michaël Moore avec des arguments assez lamentables également.

 Le vrai courage en télé serait d'investiguer sans tabous sur les dessous de la « guerre contre le terrorisme ».

Question N° 3 : Est-il déontologique d'attaquer Internet et les blogueurs, tous dans le même sac ?

 Oui, il y a sur Internet des fous et des obsédés. Comme dans la société réelle. Oui, Internet augmente leur impact et crée des risques. Mais est-il honnête de ne présenter d'Internet que le pire, des blogueurs farfelus ou suspects, et de censurer le meilleur ? Les images finales de l'émission : un faux JT RTBF, présenté par son vrai présentateur, qui qualifiait Internet de 'insultes à gogo' et de défoulement étaient d'une incroyable bassesse.

 Cette fois, Questions à la Une a employé les pires procédés. Pour réfuter les critiques adressées aux médias traditionnels, on les caricature grossièrement. Alors que des auteurs sérieux comme Chomsky, Ramonet, Bricmont Morelli, Geuens et d'autres ont publié des travaux sérieux avec des preuves sur des médiamensonges précis, travaux que la RTBF ignore soigneusement, c'est devenu dans l'émission, je cite : « Tous les journalistes seraient pourris, payés pour cacher la vérité alors que les internautes seraient tous indépendants ». N'est-ce pas une caricature grossière !

 Les critiques ne défendent pas cette thèse. Par exemple, dans mon livre Attention, médias (Les médiamensonges de la guerre du Golfe), j'avais, comme Chomsky, présenté une analyse en termes de système des médias. L'émission n'a pas cessé de confondre 'médias' et 'journalistes'. Or, ce ne sont pas les journalistes qui décident, ce sont les patrons des grands médias. Dont la majorité représente une catégorie sociale très limitée puisqu'il faut être milliardaire pour posséder une télé ou un empire de presse.

 La question-clé dans la guerre de l'info, c'est en effet la question du pouvoir sur les médias. Les médias des multinationales Lagardère, Berlusconi, Murdoch et Cie ne sont pas des 'informateurs', ce sont des armes de guerre économique et politique. Et malheureusement, les médias publics ont de moins en moins d'indépendance, autocensurés par le poids énorme de la publicité des multinationales et par les complicités au sommet avec les mêmes milieux économiques et politiques.

 La différence n'est pas entre info Internet ou pas Internet. De nouveaux médias, commerciaux, se lancent aussi sur Internet et ils sont également soumis aux mêmes règles de concurrence, de course à la rentabilité et à la pub, de production rapide, de non vérification. La différence est entre info marchandise (soumise à la pub) ou info citoyenne (mais avec des critères de rigueur). Internet offre de nouvelles possibilités. Nous y reviendrons dans un prochain texte.

 Question n° 4 : Pourquoi avez-vous escamoté la question essentielle ?

 L'émission constate : « Sur Internet de plus en plus de citoyens engagés font concurrence aux journalistes traditionnels ». Elle ne cesse de se lamenter sur la 'perte de confiance' envers les médias traditionnels. Puis, elle se lance dans un plaidoyer de mauvaise foi pour discréditer les internautes et restaurer le prestige de la carte de presse.

 Mais vous avez escamoté la question essentielle : d'où provient cette perte de confiance ? Pourquoi les gens ne croient-ils plus automatiquement ce qu'on leur raconte à la télé ? Voilà la question intéressante, non ?

 Un élément de réponse ? A chaque grande guerre, l'opinion publique a été manipulée par des médiamensonges. Les gouvernements et les armées engagent des dizaines de 'spin doctors', spécialistes de l'intox. Comment avez-vous réagi ? Avez-vous lancé une grande enquête, un grand débat ? Avez-vous été plus prudents dans vos JT en donnant aussi la parole aux critiques, en faisant appel à la prudence, en rappelant les manipulations passées ?

 C'est le moment d'ajouter un témoignage personnel. On me demande souvent (sur Internet, désolé !) comment les médias réagissent à mes travaux sur les médiamensonges. Et pourquoi on ne voit pratiquement jamais à la télé des travaux comme les miens. J'en profite pour répondre à tout le monde sur ce point. Il faut distinguer deux périodes...

 Mon premier livre sur les médiamensonges du Golfe, paru en 1992, a été censuré par Le Soir, Le Monde, Libération, et les télés françaises (faut dire qu'ils y étaient pris la main dans le sac), mais pas par la RTBF bien que celle-ci ait également été critiquée. Ce fut une exception remarquable. Entre 92 et 94, j'ai été invité à plusieurs émissions, on a même publié ma contribution dans la revue interne de la RTBF et les discussions étaient très positives. Plus tard, j'ai aussi eu l'occasion de participer à trois débats de feu L'Ecran - Témoin ou Lieu Public. Mais par la suite, ces émissions de véritables débats sont passés à la trappe, et les gens comme moi sont persona non grata à la RTBF également. Pressions politiques ?

 Question n° 5 : Les médias publics ne devraient-ils pas se différencier ?

 Finalement, comment juger cette émission ? Certes, on peut comprendre l'agacement des journalistes honnêtes qui n'aiment pas de se faire traiter de pourris. Mais leur émission n'ouvrait pas un vrai débat, il le refermait. En effet, pour nous aussi, journalistes alternatifs sur Internet, la fiabilité de l'info qui circule sur le Net pose de vrais problèmes. Mais il existe des critères pour trier le vrai du faux. Nous y reviendrons dans de prochains courriers.

 La RTBF a produit non pas une émission pour débattre, mais une attaque en dessous de la ceinture, inspirée par la panique. Comme les quotidiens, la télé est en crise, ses revenus publicitaires sont concurrencés par le média qui monte : Internet. Brandir la carte de presse officielle comme un sésame garantissant l'infaillibilité était pathétique, quand on pense à tous les médiamensonges qui ont été relayés (et parfois même produits) par des journalistes avec carte.

 La frilosité de la RTBF s'explique-t-elle par la crainte de perdre de l'audience, et donc des recettes publicitaires ? Je suis convaincu qu'une télé publique qui jouerait le jeu et qui mènerait des investigations sans tabous sur les médiamensonges, retrouverait au contraire sa crédibilité. Les gens sont attachés à la qualité de l'info qu'on leur donne, c'est pour ça qu'ils passent de plus en plus de temps à chercher sur Internet.

 Le service public veut sauver sa peau ? Il aurait un rôle à jouer. Ca passe par la suppression de la publicité, le relèvement des dotations publiques (peut-être par un impôt sur la pub justement), la lutte contre la mainmise des partis dominants sur la télé (comme sur la Justice et d'autres services publics).

 Et par le développement d'un vrai débat sur les médiamensonges et la qualité de l'info. Avec des citoyens traités en adultes et pas en consommateurs passifs.

Chiche ?

MICHEL COLLON
11 septembre 2008

PS. J'ai réagi très vite, tout ça mériterait un débat posé et serein. Le site : et l'équipe Investig'Action vous invitent à envoyer vos commentaires. Nous n'aurons pas les moyens de creuser le débat maintenant sur le 11 septembre lui-même. Mais bien sur la question la plus importante : Internet offre-t-il une alternative, comment s'assurer une info fiable, comment dépister les médiamensonges ?

Notre site contient une rubrique d'articles sur les médimensonges :

Notre rubrique médias

on peut en trouver des pages gratuites sur :

Livre Attention, médias!

28/04/2007

La démocratie existe t'elle dans nos médias?

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                                               Bonjour,

Comme beaucoup de monde en Belgique, j'ai suivi avec intérêt les élections en France. Ce qui qui m'interpelle le plus est de voir qu'un Olivier Besancenot, jeune révolutionnaire sans véritable programme contrairement au PTB ferait chez nous un score de plus de 4% d'après certains sondages et le score total de l'extrème-gauche serait de 9% (voir le télémoustique du 27 avril 2007).Mais celle-ci en Belgique est loin de faire ce score. Ne pourrions nous pas trouver l'explication dans le fait que chez nous, contrairement à la France, toutes les listes qui se présentent ne disposent du même accès aux médias, surtout audiovisuelles? D'ailleurs M.Reynders,président du MR, vient de réclamer plus d'équité dans ce sens, ce qui ne peut qu'aider le débat démocratique. Il me semble que le PTB+, principale formation de notre pays à gauche du PS pourrait faire beaucoup mieux si, son porte-parole francophone, M. Raoul Hedebouw ,M. Robert Halleux,candidat sur la liste à Liège et nos élus communaux, recevait de la part de nos médias autant d'acceuil qu' Olivier Besancenot dans les médias françaises. D'autant plus que le programme électoral du PTB est très complet et loin d'être "extrémiste" car il répond au besoin des travailleurs et des petites gens. Une percée aux législatives, comme nous l'avons connu aux dernières élections communales permettrait un renouveau dans le paysage politique de notre pays qui en a bien besoin et empêcherait les partis traditionnels de continuer sur la voie du libéralisme sans foi ni loi. Une présence égale de toutes les formations politiques se présentant aux législatives dans notre paysage audio-visuel permettrait, à l'instar de nos voisins français, de découvrir de nouvelles têtes en politique, ce qui ne gâterait rien. Les partis traditionnels ont'ils peur de voir le programme du PTB+ séduire une large frange des électeurs? D'autant plus que le PS commence à reprendre certaines de nos idées telles que la baisse de la facture des énergies !!! Vous pouvez en savoir plus en suivant ce lien :

http://www.ptb.be/fr/nouvelles/article/energie-le-ps-repr...

En attendant de voir nos candidats invités aux débats politiques à la télé, Il nous reste,à nous les travailleurs, à retrousser nos manches et à travailler sans relâche pour faire connaître notre programme pour que la réussite soit au rendez-vous !!! Je suis sûr qu’au soir du 10 juin, le PTB+ sera « le plus petit des grands partis »

29/01/2007

Docu-fiction de la RTBF sur le séparatisme

 
Au lendemain du docu-fiction sur le séparatisme à la RTBF, j'avais écrit cette réaction. Elle fût publiée dans le journal du PTB "solidaire" le 15 décembre 2006.

 

Bonjour,
Comme beaucoup de monde j'ai été choqué par cette émission.
En voyant les différents politiciens intervenir soit dans le docu-fiction soit sur le plateau, il m'est impossible de croire que cette émission aie pu être préparée et diffusée sans l'accord, au moins tacite, des décideurs politiques de notre pays. Croire que pendant 2 ans, le but final de l'émission ne soit pas arrivé à l'oreille de notre gouvernement serait faire preuve d'une naïveté profonde, surtout, et ne l'oublions pas que la RTBF est un service public financé à 75% par l'état. Donc, je ne pense pas que ce soit la RTBF par son seule choix qui a manipulé l' opinion publique mais, que ce sont nos politiciens les responsables.
La façon dont le docu-fiction présente la déclaration d'indépendance de nos amis flamands est injurieuse : primo, elle les met tous dans le même sac, secundo, si cette déclaration se faisait de cette manière, elle serait digne d'un coup d'état digne d'une république bananière et, je me refuse à croire que nos amis travailleurs flamands accepteraient cela sans broncher.
En fait, à y voir de plus près, cette émission est un formidable plaidoyer pour une fédéralisation de la sécurité sociale et du monde du travail. Je m'explique : en prouvant que la division de la Belgique est impossible elle laisse libre cours aux désirs patronaux et des financiers. Par exemple, si les CCT (conventions collectives de travail) étaient fédéralisées, il suffirait d'appliquer dans une des régions des salaires plus bas pour que l'autre s'aligne et contribue ainsi à l'abaissement des salaires par la spirale infernale que nous connaissons déjà au niveau européen.
Donc, c'est encore une application de la devise "diviser pour mieux régner", si chère à nos gouvernants actuels. Parler de diviser ou confédéraliser (confédéralisme=fédéralisme de cons) la Belgique sert encore une fois à occulter les vrais problèmes de notre société : le chômage, l’appauvrissement etc…et à flatter l’orgueil et l’ambition démesuré de certains de nos politiciens qui jamais, au grand jamais, ne penseraient à demander notre avis (et, ils se disent démocrates !!!).
Travailleurs Flamands, Bruxellois et Wallons, notre problème commun n’est pas un problème culturel mais un problème de survie : nous avons l’impérieuse nécessité de gagner notre vie pour nourrir notre famille alors, ne nous laissons pas manipuler par des discours fallacieux et luttons tous ensemble car et c’est la devise de la Belgique « L’union fait la force ».
A côté des 3 propositions du PTB, qui est un parti unitaire, auxquelles j’adhère totalement, je demande que nos syndicats organise en front commun une énorme manifestation nationale pour montrer que le peuple belge ne veut pas être diviser. Cela serait un message pour tous ceux qui veulent transformer les prochaines élections fédérales en un simple affrontement linguistique et passent sous silence les besoins réels du peuple belge.
Il nous faire être solidaire maintenant et ne pas attendre demain car il sera trop tard, notre condition de travailleurs est la même quelque soit la langue parlée, ne l’oublions surtout pas.
Dans les divorces, c’est toujours les enfants qui trinquent, et nous, nous les travailleurs sommes les enfants de la Belgique alors, Papa et maman Di Rupo, Reynders, Leterme, Verhofstadt et consorts : ne divorcez pas, ce n’est pas l’intérêt des travailleurs !!!!

10:29 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : medias, rtbf, separatisme, wallonie |  Facebook |