02/02/2010

Rudy Demotte favorable aux points poste dans les communes ou chronique du double langage du PS !!!

affiche poste  Sur le site du journal « La Meuse » de ce jour, on peut trouver un article dans lequel le ministre-président de la région wallonne se montre favorable à l’ouverture de points poste dans des locaux communaux.
  Pour arriver à ouvrir les 750 points poste d’ici 2011, la direction de La Poste doit trouver des locaux puisque depuis 2007 de nombreux points poste ont déjà fermé. La cause en est le manque de rentabilité pour l’indépendant qui avait accepté.


  Cette situation découle de la libéralisation du service postal signé par le PS et le MR lorsqu’ils étaient ensemble au gouvernement.


  Plutôt que de revoir le contrat de gestion avec « La Poste » qui, provoquera à terme la disparition de plus de 650 bureaux et plus de 15.000 emplois, M. Demotte demande à la collectivité de sortir ses « sous » pour aider une entreprise privatisée et qui fait des bénéfices pour ses actionnaires.


  En effet, le ministre président dit « l’idéal serait que les communes accueillent elles-mêmes un point poste dans leurs bâtiments, en mettant du personnel à disposition. Tout en s’assurant que cela ne grève pas le budget des communes, déjà souvent sur la corde raide. Si compensations financières il devait y avoir, ce serait au fédéral ou à la Poste à donner du bois de rallonge. ».


  Donc, pour lui, ce serait le fédéral, qui devrait régler les frais de mises à disposition de locaux et de personnel, donc avec nos impôts. Il serait contradictoire pour « Poste » de payer ses frais auquel cas elle pourrait tout aussi bien laisser ouverts les bureaux de poste.


  Quant au service rendu par les points poste, il est indéniable, contrairement à ce qui est dit dans l’article, qu’ils ne répondent pas aux besoins de la population. Entre autre, il n’y a pas de service bancaire et les paiements sont limités à 350 euros : bonjour pour payer son loyer au point poste !!!!


  Et ce n’est pas tout, la direction de La Poste précise que ce serait au personnel communal de gérer les points poste, pas aux facteurs. Là c’est tout bénéfice pour « La Poste » : même pas besoin de payer les salaires du personnel. Ceci augmenterait aussi la charge de travail du personnel communal.


  Les bureaux de poste sont le secteur le moins rentable de « La Poste », la proposition de M. Demotte dévoile, en fait, la volonté du PS de soutenir les actionnaires et leur dividendes : ce qui rapporte du profit est laissé aux actionnaires, ce qui coûte de l’argent doit être supporté par le contribuable.


  C’est bien à un double langage que nous assistons de la part du PS : d’un côté se dire favorable aux services publics et à la défense de l’emploi et de l’autre promouvoir des mesures qui coûtent à la collectivité, qui permettent l’abandon du service public, qui « tuent » l’emploi.


  Plutôt que de telles mesures, il serait bien plus « socialiste » que de revoir le contrat de gestion avec la direction de « La Poste » et d’en revenir à un service public de qualité afin de soutenir l’emploi et la qualité plutôt que les dividendes des actionnaires.

 

13:34 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poste, ps, communes, demotte, ptb, privatisation |  Facebook |

19/05/2008

Le Mexique à contre-courant

 

pemex

Alors qu’un grand mouvement de lutte contre l’impérialisme et les multinationales s’accroît en Amérique latine, le gouvernement mexicain envisage la privatisation de sa société pétrolière, PEMEX, l’entreprise étatique du pétrole mexicain.

 A l’encontre du Venezuela, de la Bolivie et de l’Equateur qui cherchent à distribuer les rentrées du pétrole et du gaz à leurs travailleurs, le gouvernement de droite avec à sa tête Felipe Calderon, envisage une privatisation partielle de la société pétrolière nationale.

 L’argument principal pour justifier ce retour en arrière est le besoin de capitaux pour rénover l’entreprise. Depuis 3 ans la production est en baisse constante ce qui fait dire à Jesus Reyes Heroles, directeur général de l’entreprise « Pemex fait face à une réelle détérioration technologique, financière et manque de ressources humaines pour exploiter la ressource naturelle ». La justification de la privatisation, aux yeux du gouvernement, trouve sa source dans l’autonomisation de l’entreprise pour contracter des projets avec le secteur privé afin de disposer d’un plus grand capital pour l’exploitation des bassins du Sud-Est et du Golfe du Mexique. Cette privatisation permettra aux multinationales de prendre le contrôle de la société d’Etat.

Le peuple exprime son désaccord

 Ce dimanche 4 mai 2008, une véritable marée humaine est descendue sur le centre de Mexico pour défendre l’entreprise nationale, symbole de la révolution et de la souveraineté mexicaine. L’appel pour cette manifestation provenait du mouvement pour la défense du pétrole formé, entre-autre par les partis progressistes qui soutiennent  Andrés Manuel López Obrador (AMLO), ancien maire de Mexico, qui avait perdu d’un cheveu les élections présidentielles – d’ailleurs frauduleuses - de 2006.

 Avant cette manifestation, pendant 16 jours, des femmes formant des brigades ont bloqué l’accès aux Parlement. Au mois d’avril, 46 parlementaires du PRD (Parti de la Révolution démocratique) ont entamé une grève de la faim, empêchant ainsi, la droite d’entériner la privatisation lors des sessions parlementaires.

 Toutes ces actions ont permis que la droite accepte une débat national sur le sujet. La gauche exigeant même l’organisation d’un référendum.

L’enjeu pour le peuple mexicain est de taille

 Le Mexique est le sixième producteur mondial de pétrole et le onzième en terme de réserves prouvées. De plus, sa frontière commune avec les USA, en fait le troisième fournisseur du pays de l’Oncle Sam, premier consommateur au monde de pétrole. On comprend mieux dès lors l’avidité des multinationales de voir cette société d’Etat tomber sous leur contrôle.

 L’entreprise, nationalisée en 1938 par le président Lazaro Cardenas, est « intouchable » pour les travailleurs du pays. En effet, ce n’est pas moins du tiers des revenus publics, soit 60 milliards de dollars, que rapporte PEMEX au peuple mexicain.

 Après avoir déjà perdu sa souveraineté alimentaire au profits des transnationales US, les travailleurs mexicains ne peuvent se permettent la perte de sa souveraineté pétrolière. López Obrador à d’ailleurs déclaré : «  le Mexique perdrait sa maîtrise des secteurs stratégiques que sont  l'exploration, le forage, le raffinage, la pétrochimie, le transport, les oléoducs et le stockage de produits pétroliers ».

Hugo Chavez et Lula Da Silva ont fait la proposition au gouvernement mexicain d’associer PEMEX aux entreprises pétrolières publiques et parapubliques de leur pays respectifs afin de l’aider dans son développement dans le cadre public. Le refus ou la non-réponse du Président Calderon, ancien ministre de l’énergie, ne l’oublions pas, a fait dire à Chavez « Calderon veut brader la souveraineté du Mexique et offrir la manne pétrolière à des personnes privées nationales et étrangères ".

La menace étasunienne sur l’Amérique Latine se précise

 Les Etats-Unis ont en Amérique latine deux points d’appui principaux, la Colombie du Président d’extrême droite Uribe et le Mexique de Calderon. Pour eux, il est impératif de briser la résistance populaire mexicaine. 

 Les attaques de la part des USA contre le processus anti-impérialiste de l’Amérique Latine se font de plus en plus grandes : les campagnes contre Chavez, le bombardement colombien en Equateur, les menaces pressantesde dislocation de la Bolivie, la mise en place ou plutôt remise en place de la IVe flotte US d’intervention dans la région.  c’est maintenant au tour du Mexique. Le grand capital US entend bien refaire de l’Amérique Latine son « jardin privé » en tentant de se réapproprier les ressources naturelles du sous-continent américain.

Source : Telesur, Benito Perez, Fidel Castro.