23/06/2008

Etude controversée de l’Ecolo Defeyt : Votre pouvoir d’achat aurait-il augmenté ?

 

Le pouvoir d’achat des Belges a augmenté. C’est une étude de Philippe Defeyt (Ecolo) qui l’affirme. Autant dire qu’elle ne fait pas l’unanimité.

 En 1983, il fallait travailler 6 h 15 pour se payer un plein de quarante litres. En 2008, il ne faut plus travailler que 5 h 25. Notre pouvoir d’achat a donc augmenté, affirme Defeyt, à l’issue d’une étude qui effectue une même comparaison pour seize produits : pain, œufs, gâteau, beurre, mazout, etc...

 Auriez-vous rêvé en constatant que vos fins de mois sont de plus en plus difficiles ? En réalité, les critères choisis par Defeyt sont critiquables sur au moins trois points.

 Premièrement, il se base sur l’évolution du salaire moyen. Or, la moyenne est un élément trompeur. Lorsque le patron de Fortis se prend un salaire de 4 millions d’euros, cela fait grimper le revenu moyen, alors que cette hausse ne reflète en rien les revenus de la majorité de la population. Les statistiques montrent d’ailleurs, que l’inégalité des revenus n’a cessé d’augmenter au long de ces années.

 En outre, il ne prend en compte que les salaires et non les allocations sociales, qui accusent elles-mêmes un retard sur les salaires. Etrange de la part d’un économiste qui est également président du CPAS de Namur.

 Deuxièmement, il y a le choix des années. Defeyt compare 2008 à 1983 et 1988. Or, la population ressent surtout une baisse de pouvoir d’achat depuis le passage à l’euro, en 2002. Pourquoi alors remonter arbitrairement à 1983 ?

 Dans son étude, on constate que pour remplir une cuve de mazout de mille litres, il fallait 73 heures de travail en 1983 contre 72 heures en 2008, mais seulement… 31 heures en 1988. De plus, dans une autre étude, Defeyt constate « une quasi-stagnation tendancielle du pouvoir d’achat par unité de consommation entre 2000 et 2006. »

 Troisièmement, il y a le choix des produits. A part le prix de l’essence et du mazout de chauffage, Defeyt ne prend que des produits alimentaires. Le président de CPAS ne s’intéresse pas aux loyers, par exemple. Ni au gaz et à l’électricité (logique quand on sait qu’il est le plus célèbre adversaire de la réduction de la TVA sur ces produits). Ni aux soins de santé. Ni aux frais scolaires…

 Finalement, on se demande où veut en venir Defeyt. À démontrer que nous  sommes dans une méchante société de consommation dans laquelle on abuse de gsm et d’airco ? Pourtant, au 21e siècle, dans notre pays capitaliste développé, de plus en plus de gens s’endettent pour pouvoir satisfaire des besoins de première nécessité. Ne nous trompons pas de combat…

05/06/2008

PTB Liège : action 21 à 6% TVA énergie


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"Du courant pas comme les autres ».

 Matinée pluvieuse mais une trentaine de militants du PTB ainsi que la presse s’étaient déplacés ce jeudi 5 juin place St-Lambert, au centre de liège, pour inaugurer un pylône électrique très proche des gens.

 En effet, ce n’est pas sans émotion, que Raoul Hedebouw porte parole du PTB, à coupé le ruban inaugural du pylône délivrant de l’électricité très spéciale. Raoul a pu arraché une valse d’applaudissement lorsqu’il a déclaré : " outre son caractère 100 % écologique pure bois, ce pylône a une autre particularité. il livre un courant un peu particulier. Un peu comme le canada dry, c'est comme le courant que vous avez à la maison, mais ce n'est pas le courant que vous avez à la maison, car le courant livré par ce pylône est un courant taxé de 6 % de TVA et non pas de 21 %". Face aux désintérêts de la classe politique, Raoul a pu exprimer une des revendications du PTB en matière de pouvoir d’achat : " voir le taux de TVA sur les énergies, la taxe la plus injuste, passer de 21 à 6% car c’est un besoin de première nécessité ".

 L’annonce que la pétition du PTB pour la baisse de la TVA à recueilli à ce jour plus de 90.000 signatures a été particulièrement bien reçue par l’assemblée et, constitue une fameuse stimulation pour la suite.

 Raoul Hedebouw a aussi insisté « sur le besoin de mobilisation des travailleurs », invitant la population liègeoise à venir renforcer la manifestation syndicale de ce lundi 9 juin.

 Nadia Moscufo, conseillère communale PTB à Herstal, s’est réjouie, à la veille d’une semaine d’action syndicale pour le pouvoir d’achat, de voir les syndicats présenter la même revendication.

 La couverture médiatique de cette action symbolique du PTB Liège devrait encourager les travailleuses et travailleurs liègeois à s’unir dans les diverses actions destinées à augmenter le pouvoir d’achat en ces temps particulièrement difficiles.

20:54 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ptb, electricite, gaz, tva, ps, mr, electrabel |  Facebook |

10/02/2008

Pétition pour la TVA du gaz et de l'électricité de 21 à 6%

 

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Pétition

 L’énergie n’est pas un luxe, mais un besoin de première nécessité.

 Ramenez la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6%, à charge d’ Electrabel.

 L’énergie est une nécessité vitale. Pourtant, en Belgique, nous payons 21 % de TVA sur le gaz et l’électricité. Soit le tarif pour les produits de luxe !

 Pour l’eau du robinet, les fruits et légumes et les médicaments, nous ne payons que 6 % de TVA. Pourquoi, alors, 21 % pour le chauffage et l’éclairage ?

 200 euros de réduction sur la facture d’énergie. En appliquant un tarif TVA de 6 % sur le gaz et l’électricité, une famille moyenne épargnera 200 euros par an.

 D’autres pays européens le font déjà. Au Luxembourg, le tarif TVA pour l’énergie est de 6 %, et en Grande-Bretagne de 5 %. À quand le tour de la Belgique ?

 Ecrémer les superprofits d’Electrabel. Avec la réduction de la TVA, l’État percevra moins de rentrées. Nous voulons qu’Electrabel et les autres géants de l’énergie comblent ce manque à gagner. Avec ses prix élevés de l’énergie, Electrabel engrange des profits faramineux : 2,3 milliards d’euros par an.

 Avec le PTB signez la pétition en ligne en cliquant sur la bannière ici-bas :

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  • Une brochure des spécialistes PTB Raoul Hedebouw et Tom De Meester sera disponible à partir du 11 février. Vous pouvez aussi les inviter dans votre commune :
  • Raoul Hedebouw | 0477/986510 raoul_hedebouw(at)yahoo.fr
  • Tom De Meester | 0486/582668 tomdemeester(at)telenet.be
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    14/10/2007

    Nouvelle hausse du prix de l'énergie

     

    electrabel

    Comme tout le monde, je pense, je suis une nouvelle fois révolté devant cette nouvelle augmentation. Il est vrai que j' avais annoncé fin juin une augmentation totale de 250 eur (dans une lettre publiée dans "La Meuse" et "La Dernière Heure". Et bien, les travailleurs y sont.

     Cette nouvelle hausse annoncée prouve une nouvelle fois que la libéralisation de l'énergie et, des services publics en général, est une catastrophe pour les travailleurs. Non seulement la coalition PS-MR du gouvernement sortant a libéralisé le secteur mais en plus, elle a enlevé la possibilité de l'état de freiner les hausses de tarifs en jugulant le CREG. Il est temps de voir clair : c'est l'appauvrissement général des travailleurs! Quelques soient les belles paroles de nos décideurs politiques, cet appauvrissement est le résultat de leur politique et non d'une quelconque fatalité. C'est celle de leur collusion avec les grandes entreprises afin d'augmenter toujours plus leurs bénéfices. Le 12/10, 7sur7 annonçait que Electrabel avait économisé 30,2 millions d'euros d'impôts par le biez des intérêts notionnels. Il ne peut y avoir meilleure preuve du soutien des partis au pouvoir pour les grands capitalistes : non seulement ils ont tout mis en oeuvre pour leur permettre d'augmenter leurs tarifs mais ils ont aussi tout fait pour qu'ils paient le moins possible d'impôts.

     Sur le temps que les actionnaires gonflent leurs poches, des dizaines de milliers de famille se voient privées de chauffage et d'électricité faute de pouvoir payer leurs factures devenues insupportables (chiffres qui forcément va en augmentant). En effet, depuis la libéralisation, en cas de défaut de paiement de 2 mois, il n'est plus possible de prendre des arrangements de remboursement comme c'était le cas avec les intercommunales. Dorénavant c'est la coupure avec placement de compteur à cartes payant de surcroît. La libéralisation devait faire chuter les prix qu'ils disaient... Tu parles !!

     Je suis particulièrement attaché à l'écologie mais, si la diminution de la consommation énergétique doit se faire en privant les travailleurs de chauffage et électricité alors, je m'insurge !!

     Cette diminution nécessaire doit se faire en réorganisant totalement la société : pourquoi les bénéfices indécents des sociétés énergétiques ne serviraient-ils pas à réaménager les logements et les transports en commun. Cela serait sûrement une solution nettement plus sociale et équitable. (voir mes autres posts à ce sujet)

     On le voit, ce n'est pas en choisissant son fournisseur que les tarifs descendent : depuis la date de cette libéralisation, le 01/01/2007, le travailleur subit 2 augmentations majeures...Qu'est-ce que ce sera en 5 ans?

     En continuant à soutenir lors des élections ces familles politiques, le travailleur continuera à scier la branche sur laquelle il est assis, lui et sa famille. J'oubliais, le gouvernement en place tente par tous les moyens de briser la sécurité sociale, cette solidarité que plusieurs générations de travailleurs ont acquis par leur lutte. Ah, si ils pouvaient penser d'abord aux gens avant le profit...

    16/06/2007

    Exemple d'une gauche vraiment à l'offensive !!

    Les élections sont à peine finies, le gouvernement n'est pas encore formé et les travailleurs se retrouvent déjà devant une attaque frontale du grand capital. En effet ce 16 juin, au JT de RTL à midi, le porte-parole d'Electrabel a annoncé sans honte et sans remord, une hausse de 21% (oui vous lisez bien : plus de 1/5ème) sur le prix du gaz afin de "pouvoir garder la même marge bénéficiaire" vu l'augmentation du cours du gaz. Avec une TVA à 21%, la hausse effective pour les ménages sera de 25% !!! Ce qui d'aprés le représentant de test-achat devrait se traduire par une augmentation de 20 eur par mois autrement dit 240 eur par an.
     L'indécence de cette hausse est à la mesure de la cupidité d'Electrabel : qu'importe le sort des travailleurs qui peinent de plus en plus pour nouer les 2 bouts, et que dire des invalides, pensionnés et chômeurs, ils ne pourront tout simplement plus se chauffer !!! Q'importe tout cela tant que les actionnaires d'electrabel continuent à s'enrichir sur un des besoins essentiels à la survie des travailleurs : le chauffage.Est-ce cela "le meilleur est avenir" comme se gausse M.Reynders? Est-cela, M. Di Rupo, la défense du pouvoir d'achat des travailleurs? La dégringolade de votre PS n'est pas seulement due aux affaires de Charleroi mais est surtout due à l'abandon du sort des travailleurs. Etes-vous vraiment heureux M. Di Rupo,de cette immense "réussite" de la privatisation des énergies pour le grand capital dont vous êtes un des principaux responsables?
     Sans une réaction puissante et immédiate, sans l'union de tous les travailleurs, l'avenir de "La Belgique d'en bas" s'annonce très noire, l'appauvrissement général va s'accentuer. C'est pourquoi je soutiendrai de toutes mes forces une campagne nationale du PTB avec affiches et tracts spécifiques sur le sujet car,durant la campagne électorale nous avons été les seuls à dénoncer cela et à proposer une mesure pour lutter contre la hausse des prix. N'en déplaise aux écologistes de tout bord, la diminution de la consommation des énergies ne doit pas se faire sur le dos des travailleurs et des petites gens.
     Pendant la campagne, plusieurs personnes qui ont découvert le PTB m'ont dit "heureusement qu'il y a le PTB", il est donc impératif de retrousser nos manches et de lutter avec eux pour un monde où il sera possible de vivre sans "crever". Si une campagne de ce type se met en place, le PTB et l'ensemble des travailleurs pourront compter sur mon soutien inconditionnel, car n'en déplaise à M. Spitaels dans son intervention dans le journal le Soir, la lutte des classes n'est pas finie : on est en plein dedans. Tant que mon coeur battra c'est avec les travailleurs qu'il battra.
     Allez, camarades travailleurs, relevons la tête, cessons de prendre des coups, battons-nous comme l'ont fait plusieurs générations avant nous et, nous cesserons de rêver nos vies pour enfin vivre nos rêves !!!"

    29/01/2007

    Lettre à la presse de janvier 2007

     Ceci est la lettre que j'ai envoyée à divers quotidiens francophones :

    "Bonjour,

     Cette fois-ci, la coupe est pleine ! Le gouvernement nous gruge lorsqu'il prétend que la libéralisation des énergies est une économie pour le citoyen. Non seulement nos factures ne diminuent pas(confer M.Schroyen échevin des finances à la ville de Liège dans La Meuse du 17/01/07) mais il va falloir aussi financer la consommation publique (n'oublions pas que les intercommunales reversaient une partie des bénéfices aux communes). La ville de Namur a déjà annoncé que cela pourrait se faire par une nouvelle taxe. Facture en hausse + nouvelle taxe, le peuple servira encore une fois a financé les bénéfices d'actionnaires privés. Belle démocratie !!

     Pourtant, il existe des solutions pour empêcher que l'énergie ne devienne un luxe qui grève de plus en plus les ménages belges. Les propositions du PTB+ aux dernières élections communales sont une voie à suivre :

    1)L'énergie est un bien de consommation de base au même titre que la nourriture ou l'eau, la TVA doit donc passer de 21% à 6%(n'en déplaise à notre ministre des finances),nous aurions donc une diminution nette de 15%.

    2)En créant une société publique d'achat (le processus de libéralisation ne peut être revu car c'est une directive européenne des accords de Lisbonne) qui pourrait acheter l'énergie au prix de gros (+/-50%) comme les 7 plus grosses entreprises belges le font (par ex: Solvay),le citoyen en retirerait un avantage subséquent (+/- 200 eur par an). De plus, cela serait créateur d'emplois publics car il faudrait engager du personnel pour gérer cette société.

     Mais, suivre cette voie, empêcherait les bénéfices des sociétés de gonfler, ce qui, visiblement ne plait pas à nos décideurs politiques.

    De plus en plus de travailleurs éprouvent d’énormes difficultés à survivre, il est grand temps d'en tenir compte."