16/07/2008

URGENT : Un gouvernement pour répondre aux besoins des gens

 

ptb

Le Parti du Travail de Belgique, dont je fais partie, et seul parti unitaire de notre pays, demande un gouvernement d'urgence pour augmenter le pouvoir d'achat et préserver l'épargne des gens. Il propose l'organisation simultanée des élections fédérales et régionales en juin 2009.

 Les extrémistes flamands et francophones du type De Wever et Maingain ont gagné. Depuis presque 400 jours, ils tiennent en otage l'ensemble des partis politiques. L'un veut laisser pourrir la situation pour arriver à la scission de la Belgique. L'autre incite les francophones de Bruxelles et de la périphérie à mépriser les Néerlandophones. Pendant tout ce temps, aucun problème des gens n'est résolu. C'est incompréhensible et irresponsable.

 Il est plus que temps d'arrêter ce blabla communautaire et de s'occuper des vrais problèmes. Qui peut croire que les trains rouleront mieux entre Anvers et Charleroi ou entre Ostende et Liège si la SNCB est régionalisée ? Qui peut croire que les chômeurs wallons trouveront plus facilement du travail en Flandre si le VDAB, le FOREM et Actiris s'en occupent chacun de leur côté ? Qui peut croire que la crise financière frappera moins fort si la Flandre et la Wallonie ont chacun leur ministre des Finances ?

 Le contraire est vrai, la coopération et la tolérance contribueront plus à la solution des problèmes que la division.

 Pour empêcher que les prochaines élections ne tournent à une nouvelle surenchère communautaire, le PTB propose d'organiser les élections fédérales et régionales en même temps le 9 juin 2009.  

 Comme dans tout pays démocratique, il serait indiqué que les habitants d'une région puissent voter pour des candidats de l'ensemble du pays puisque nous serons de toute façon gouvernés par des ministres issus de l'autre région. Cela aiderait à résoudre le problème de Bruxelles Hal Vilvorde car les habitants pourraient y voter pour des candidats de la langue de leur choix.

 Comme dans tout pays démocratique, il faut préserver et renforcer une sécurité sociale solidaire comme l'ont demandé les 120 000 signataires de la pétition Sauvons La Solidarité.

Entre-temps, il nous faut un gouvernement qui s'occupe de la régression du pouvoir d’achat et de la crise financière.

 Plus de 100 000 personnes ont souscrit à l'appel du PTB pour une réduction de la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 %. Les organisations syndicales ont manifesté pour cette revendication.

 Il est urgent d'arrêter la flambée des loyers et du prix des maisons.

Il est urgent d'augmenter les salaires bruts au lieu d'accorder une réduction d'impôt de 20 euros qui s'évaporera dès le passage à la pompe.

 Il est urgent de protéger les économies des petits épargnants contre la crise bancaire.

 Il est urgent de baisser les prix des médicaments. Cela peut se faire à hauteur de 90 % en appliquant le modèle kiwi proposé par le Dr Van Duppen du PTB. Aux Pays-Bas, cette mesure rapporte 350 millions d’euros à l'assurance maladie.

 Il est urgent de sauver de la mort des dizaines de sans-papiers désespérés en mettant au point des critères humains de régularisation.

 Le Parti du Travail exprime son soutien aux organisations syndicales, aux initiatives pour sauver la solidarité, aux mouvements pour le droit à l’énergie moins chère et au logement. Ils sont manifestement les seuls à pouvoir sortir le pays du marais où l’entraîne la surecnhère nationaliste.

 Le service de presse du PTB-PVDA

 

Che Presente 2008

 

affiche che presente grande

Le 26 octobre prochain, Iniciative Cuba Socialista (ICS) organise en collaboration avec intal, la 15ème édition de “Che Presente”. Cette journée nationale de solidarité avec Cuba sera consacrée au 50ème anniversaire de la révolution cubaine, fêté dans l'île, le 1er janvier 2009.

« Che presente » est une opportunité offerte à tous ceux qui recherchent des informations actuelles sur Cuba.

La journée débutera dès 12h30 avec un brunch cubain. Elle se poursuivra par un ensemble d'activités:

  • des conférences. La plus prestigieuse d'entre elles - parce bénéficiant de la présence de nombreux orateurs internationaux - abordera la révolution cubaine et ses 50 ans d'existence. Une autre conférence sera - quant à elle - consacrée à la situation des femmes cubaines.
  • des rencontres dont une réunissant de nombreux militants syndicaux et une autre portant sur la campagne « Free de Five » et les nouvelles actions de solidarité internationale.
  • des films cubains

Vous pourrez en outre découvrir de multiples stands d'information et de dégustation de spécialités cubaines (cigares, mojitos).

La journée se terminera au son de la musique cubaine par une énorme fiesta.

Che Presente 2008, Solidaridad con Cuba
Quand ? Le dimanche 26 octobre à partir de 12h30.
Où? Campus de la Plaine (VUB)- Auditorium Q – Avenue de la Plaine 2 – 1050 Bruxelles.

Je serai présent, comme chaque année à cette fête, ce sera une occasion de se rencontrer.

 

14/07/2008

Crise financière : Jusqu’où ira-t-elle ?

 

La pire chute de la Bourse de Bruxelles depuis 21 ans », titre le Soir. Les banques Fortis et Dexia plongent. L’inflation dépasse les 5 %. Une grave crise économique s’annonce.crise financiére

 Pas un jour ne passe sans une annonce de pertes massives dans le milieu financier. La perte totale par les banques atteindrait les 945 milliards (près de 600 milliards d’euros) selon le Fonds Monétaire International. Cela ne devrait pas s’arrêter car Fortis chez nous, la Royal Bank of Scotland et Barclays s’attendent à un effondrement du système bancaire sous peu. « Une période très dangereuse se rapproche rapidement - soyez prêts », met en garde Bob Janjuah, l’analyste  de la banque écossaise.

 « Nous sommes dans une mauvaise passe. Il y a à l’heure actuelle un choc inflationniste. Cela va s’avérer très négatif pour les actifs financiers. Nous allons nous mettre en position défensive. Les investisseurs s’en sortiront bien s’ils parviennent à préserver leurs patrimoines », a déclaré Tim Bond, le stratège du groupe Barclays Capital, la filiale de la Barclays Bank spécialisée dans la gestion des grosses fortunes. « La situation aux États-Unis est bien pire que nous le pensions », annonce Maurice Lippens, big boss de la Fortis, « on prévoit quelque 6 000 faillites parmi les banques américaines qui ont actuellement une faible couverture. Mais des groupes comme Citigroup, General Motors, Chrysler peuvent être emportés. Un effondrement total s’amorce aux États-Unis.

 Nous sommes ainsi au début d’une crise économique d’envergure sous tous ses aspects : économique, financier, industriel, alimentaire et énergétique vu la flambée des coûts. Elle est due au fonctionnement même du système capitaliste (voir l’article sur la spéculation)

Faut-il craindre pour l’avenir de votre épargne ?

 Dans l’immédiat, faut-il craindre pour l’avenir de votre épargne, qu’elle soit sous forme de comptes épargnes, de fonds de pension ou d’actions ?
Si d’aventure, vous avez quelques actions à risque, vendez-les, c’est ce que conseillent les banques des grandes fortunes.

 Mais faut-il craindre pour votre compte d’épargne ? Avec une chute des cours boursiers de nos principales banques en Belgique, plus de 40 % pour Fortis et Dexia, -27 % pour la KBC, soit de  2,4 milliards d’euros de dépréciations d’actifs, il y a de quoi s’inquiéter.

 En économie, le risque de faillite n’est jamais nul mais, dans notre pays il existe des mécanismes pour protéger les comptes épargnes, comptes à vue et comptes à termes. Si une banque fait faillite ou s’avère incapable de respecter ses obligations, le Fonds de protection des dépôts et des instruments financiers (par la loi du 17 décembre 1998 il est constitué par des dépôts de chaque grande banque) pourra intervenir jusqu’à concurrence de 20 000 euros par personne et par compte épargne. De quoi être rassuré dans un premier temps. Même si plusieurs banques devaient tomber en faillite, l’Etat peut, à l’instar de ce qui a été fait aux USA, mettre un très gros montant sur la table afin de sauver les banques. Ou faire comme le gouvernement britannique qui a nationalisé la Northern Rock, une banque tombé en faillite l’hiver dernier.

 Mais attention, dans ce cas, ce sont les travailleurs qui, avec leurs impôts, couvrent les pertes de ce genre de banques. Et comble, le gouvernement britannique a déjà annoncé que la Northern Rock serait reprivatisée dès que sa situation se serait améliorée.

 C’est la logique des Etats capitalistes qui nationalisent les pertes et qui privatisent les profits en laissant les travailleurs supportés seuls la crise.

Le problème se limite-t-il aux banques ?

 Un tel scénario pourrait-il arriver dans d’autres pays européens ? On peut le craindre. Le 3 juillet, le célèbre groupe financier Goldman Sachs a averti qu’il manque entre 60 et 90 milliards d’euros pour consolider les fonds propres des banques européennes. Les banques belges pourraient alors quand même s’effondrer par l’effet domino. L’imbrication des banques en Europe entre elles est telle que si une seule venait à faire faillite – pour autant qu’elle soit d’une certaine taille - elle pourrait faire tomber les autres.

 Le problème se limiterait-il aux banques ? Pas vraiment. Des banques en difficulté restreignent leurs crédits et donc affectent lentement mais sûrement l’économie réelle, l’industrie.

 Les risques de chute brutale des actions industrielles deviennent réalité. Le cours de General Motors a chuté ainsi la semaine dernière, atteignant  son cours de… 1954, ruinant des milliers de petits épargnants. Renault et Peugeot ont vu aussi leur valeur chuter de moitié . Les nuages s’amoncellent aussi pour les travailleurs.

L’envolée des prix pétroliers : conséquence de la crise actuelle

 

D epuis août 2007, on nous annonce par voie de presse, bien entendue contrôlée par les grands groupes financiers, une crise immobilière puis une crise boursière ensuite une crise financière ensuite encore une crise alimentaire et maintenant une crise pétrolière, voir un 3ème choc pétrolier. Et si on envisageait tout simplement une crise généralisée du capitalisme, un système qui ne peut plus répondre aux besoins de l’humanité.

  1. Le Rôle de la Chine
  2. Pourquoi les prix s'envolent-ils?
  3. La rente
  4. Mais, d’où vient cette spéculation ?
  5. Les grandes banques au centre de ce casino
  6. Mais pourquoi le pétrole et pas le vent ou le soleil ?

 Faire comme les économistes bourgeois, détricoter toutes ces crises sans y voir des liens entre elles, serait donner raison à ceux qui pensent que « cela va se calmer », que l’économie repartira.

 Lorsqu’on jette un œil sur les chiffres économiques, même si ils peuvent être manipulés, il ne subsiste aucun doute quant à la réalité d’une augmentation rapide de l’inflation et du chômage. Pour l’inflation, le taux officiel admis est maintenant de 5% et le chômage aux USA est de 5,5%, taux au plus haut depuis 4 ans (agence Reuters). La banque mondiale a reconnu au mois de mars que la crise va entraîner une augmentation de 5 millions de chômeurs. Pour la Belgique, le journal l’écho annonçait la semaine dernière une chute importante de la création d’emploi et 8.000 faillites pour 2008.

 Sans vouloir nier le moins du monde que dans un monde fini, les ressources limitées tel que le pétrole s’épuisent dans le contexte d’un système économique qui ne produit pas pour satisfaire les besoins des travailleurs mais pour faire du profit, il faut se poser la question de savoir si c’est bien cette raréfaction de « l’or noir » qui est la cause d’une envolée des prix aussi exponentielle.

Le rôle de la chine

 La version officielle est que face à une demande accrue des pays émergents, la production ne suit par la demande. Le phénomène ne serait du qu’à un décalage de l’offre par rapport à la demande.

 Pourtant les faits ne donne pas raison à cette thèse. " Entre 2003 et 2007, la hausse des cours du brut était forte mais progressive et le prix du baril n'avait pas dépassé le pic de 1979 en valeur réelle " (hors inflation), remarque Pierre Terzian, directeur de la revue Pétrostratégies. " Mais depuis le premier trimestre 2008, l'ascension est tellement fulgurante et les niveaux de prix tellement élevés qu'on peut parler de choc pétrolier ", ajoute-t-il. (trends 10/06/2008).Le baril de brut a mis 5 ans (2003-2007) pour passer de 40 à 90 dollars, donc une augmentation de 50 dollars mais à peine 5 mois pour passer, depuis janvier 2008 à 140 dollars, soit 50 dollars aussi.
 La demande des pays émergents qui est de 2% supplémentaires par an pouvait certes expliquer une hausse de 10 dollars en moyenne par an mais certainement pas une hausse de 50 dollars en 5 mois, c’est à dire 60% d’augmentation. La demande chinoise de pétrole ne s’est pas envolée de 60% !!! Et l’augmentation ne va pas s’arrêter en chemin : Morgan Stanley prévoit un prix de 150 dollars pour juillet, Goldman Sachs un prix de 200 dollars pour fin 2008 et Gazprom, par l’intermédiaire de son directeur prévoit un coût de 250 dollars à brève échéance (l’écho).

 Pour l’EIA, l’agence gouvernemental US pour l’énergie, la demande de la Chine devrait être de 400.000 barils supplémentaires en 2008 mais la demande US, elle devrait chuter de 190.000 barils, chute due principalement à la récession économique qui commence aux USA. Ceci sans compter la baisse de consommation que connaîtra l’Europe. En comparaison avec la demande mondiale  de 84 millions de barils/jours actuellement, la hausse de la demande chinoise ne représentera que 0,5 %. 0,5% de hausse chinoise pour une hausse de 60% du prix au baril, c’est complètement irrationnel dans les faits.

 Il ne faut oublier non plus que les chinois, pour une population de 1,3 milliards d’êtres humains consomment 7 millions de barils/jours et que les USA consomment tous les jours 20,7 millions de barils/jour pour une population de 350 millions d’habitants. Donc tout en étant 4 fois moins, « l’american way of life » consomment 3 fois plus qu’un pays qui ne demande qu’à se développer. De plus, les chinois importent 3,2 millions de barils/jour, soit moins de 50% de leur consommation et les USA 14 millions de barils/jour soit 70%.

 Tout comme les prix alimentaires montent soit disant parce que les chinois veulent mieux manger, les prix pétroliers montent parce que les chinois veulent mieux produire. Aux yeux des capitalistes occidentaux, ce sont de parfaits « salauds » que de vouloir mieux vivre.

 Reste à méditer si le modèle de consommation occidental peut être généralisé à la planète entière. Je suis, personnellement sûr du contraire, mais c’est le sujet d’un autre débat.

 La récession économique du monde occidental entraînera forcément une baisse de la consommation de la part des USA et de l’Europe. La baisse des produits de grande consommation en occident, tous les chiffres concordent pour prouver qu’elle est initiée devrait aussi entraîner une baisse de la production en Chine (30% de la production industrielle chinoise vont à l’exportation) ce qui va induire une baisse de la demande chinoise en produits pétroliers. Sauf, si la Chine se tourne vers son marché intérieur en augmentant les salaires de ses travailleurs.

 Une dernière chose sur la Chine : les chinois ne payent pas un prix final pour les produits pétroliers aussi élevés qu’en occident car ils sont largement subventionnés par l’état. Même avec un prix très haut comme actuellement, les chinois pourront continuer à subventionner le pétrole grâce à leur énorme « bas de laine » étatique : les fonds souverains qui représentent 1700 milliards de dollars et en augmentation de 90 milliards par an. Si les capitalistes occidentaux pensent tué l’économie chinoise avec un pétrole haut, ils se mettent le doigt dans l’œil. Par contre les autres économies asiatiques sont touchées de plein fouet. L’Indonésie, qui pratique aussi la subvention, vient d’annoncer une hausse de 30% des produits pétroliers (France24).

 On peut donc s’apercevoir que cette hausse vertigineuse n’est pas due à la loi de l’offre et la demande dans un contexte « normal » de rapport marchand.

Pourquoi les prix s’envolent-ils ?

 La réponse est comme pour les denrées alimentaires : la spéculation et la rente joue un rôle majeur. Il est clair que le prix maximal d’une matière première est généré par le coût maximal d’exploitation sur le marché. Dans le cas du pétrole, le coût d’exploitation le plus haut est celui des schistes bitumeux du Canada qui s’élèvent à 60 dollars le baril. Il faut y ajouter 30 dollars pour les bénéfices et la prise de risques sur les marchés pour prévoir une baisse inopportune (ces chiffres viennent d’un débat de spécialistes sur France 24 :
http://www.france24.com/fr/20080526-petrole-prix-baril-ch....
 Donc, tous ceux qui ont un coût de production inférieur à 60 dollars voient leur bénéfices augmenter proportionnellement à la baisse de ces coûts. On comprend dès lors un peu mieux le refus des pays de l’OPEP de contribuer à une baisse des prix en augmentant la production (même si la capacité excédentaire est de seulement 2 millions/barils jour actuellement). Ils se constituent, en même temps que les grandes compagnies pétrolières, une rente formidable. Cette rente énorme, à part au Venezuela, ne contribue pas à l’amélioration du sort des travailleurs de ces pays mais à l’oligarchie dominante de ces pays. Au final, il y a un transfert de richesse de la part des travailleurs du monde entier, qui payent le pétrole au prix fort, vers les « dictateurs pétroliers » que sont les compagnies pétrolières et les gouvernements capitalistes en place dans les pays producteurs.

 Il nous faut trouver malgré la rente la différence entre 90 dollars que devrait coûter le baril et les 140 dollars actuels. La réponse se trouve dans la spéculation et la rente.

La rente

 On nous parle de pénurie physique de pétrole mais, comme nous l’avons vu plus haut la capacité de production actuelle peut répondre à la demande. D’autant plus que chaque semaine on découvre de nouveaux gisements. Les schistes bitumeux du Canada et le pétrole lourd de l’Orénoque sont une réserve de 40 ans au rythme actuel à condition que le prix soit supérieur au coût de production (nous l’avons vu plus haut). Il est donc de l’intérêt des pays producteurs et des compagnies pétrolières de maintenir un prix élevé sinon ces gisements seraient inexploitables dans une économie capitaliste qui ne répond pas à des besoins mais au profit.

 Donc les pays exportateurs qui ont plusieurs décennies de réserves devant eux comme  l’Arabie Saoudite, le Canada, l’Irak (sous contrôle US) sont dans la logique de la rente. Ils mettent la main sur leurs ressources et partagent avec les majors, freinent la production car chaque baril valant plus cher, ils font plus de profit par baril à production égale. De plus, en limitant la production, ils l’étalent dans le temps. Ils bonifient leur rente au maximum sur le dos des travailleurs du monde entier. Les rentiers capitalistes ont d’ailleurs des gourous économistes pour exploiter au mieux leur rente tel que Hotteling qui à décrit en 1931 ce que devaient faire les détenteurs d’une rente pour en tirer le maximum.

 Le Venezuela fait aussi partie des pays à grandes réserves mais par sa politique social du pétrole, il contribue à l’amélioration des conditions de vie non seulement de son peuple mais aussi d’autres pays d’Amérique Latine avec les accords spéciaux qu’il prend (pétrole contre médecins avec Cuba par exemple).

 Nous pouvons concevoir qu’une matière première arrive à un prix incontrôlable si elle se raréfie complètement à cause de l’exploitation sans limites des ressources par le capitalisme en vue du profit maximal mais ce n’est pas encore à cela que nous assistons. Faire en sorte que la demande excède l’offre s’appelle : la spéculation.

 La spéculation est une des grandes caractéristiques du système capitaliste lorsqu’il est en crise. A chaque fois la crise fut précédée d’une spéculation effrénée, essentiellement sur les soit disant « valeurs refuges » qui ne sont en définitive que les besoins essentiels des travailleurs : denrées alimentaires, matières premières, énergies et immobilier (logement).

 La crise économique, qui d’abord fait grimper les prix par la spéculation, fait s’effondrer les prix tout aussi vite parce que la demande chute devant l’impossibilité qu’on les travailleurs, subissant la mise au chômage et les restrictions de salaires, à acheter la production. Un bref passage par l’histoire nous permet de s’en rendre compte Il en fut ainsi lors des crises de 1825, 1836 et 1867 sur le coton ou sur la laine; lors des crises de 1847 et de  1857 sur le blé; en 1873, 1900 et 1912 c'est sur l'acier et sur la fonte; en 1907, c'est sur le cuivre; en  1929, c'est sur presque tous les métaux et l’immobilier. En 1973 et 1979 avec le pétrole. Plus près de nous, en 2007, avec l’immobilier US.

Mais, d’où vient cette spéculation ?

 Pour tenter de le comprendre, il faut analyser la situation du monde capitaliste depuis le début des années 1970 date du début de la crise de surproduction. La source réelle du profit dans le capitalisme est dans l’exploitation du travailleur dans le procès de production. Le profit n’étant rien d’autres que du travail non payé extorqué aux travailleurs salariés. En période d’expansion économique (c’est à dire au moment où la capacité d’achat des travailleurs est à son plus haut), les capitalistes peuvent écouler la totalité des marchandises produites et récupérer sous sa forme monétaire le profit au moment de la vente des marchandises. Ce surtravail extorqué aux travailleurs peut dès lors être investit dans des machines, des matières premières et dans les salaires en embauchant plus pour encore exploiter plus. C’est ce que les économistes bourgeois appellent « faire travailler l’argent », comme si l’argent avait le pouvoir de faire de l’argent.

 Mais dans sa soif de profits toujours plus grand, le capitaliste veut exploiter toujours les salariés en augmentant le temps de travail, en diminuant les salaires, en poussant au chômage des milliers de travailleurs. Et, c’est là que la machine se grippe : il ne peut plus écouler ses marchandises car la capacité d’achat des travailleurs a baisser. La masse des capitaux ne peut donc plus être investie dans le processus normal de production puisqu’il ne peut plus vendre la totalité de la production.

 Le capitaliste, et plus spécialement le capital financier qui est devenu parasitaire puisqu’il ne peut plus être investit dans la production (à quoi sert de garder l’argent dans un coffre puisque l’argent qui dort se déprécie de jour en jour), va donc investir ses capitaux dans ce qui est sûr d’être vendu pour un temps : les besoins essentiels. Ils investissent en masse donc, dans les énergies (le pétrole et l’électricité), les denrées alimentaires, les matières premières et le logement (l’immobilier). Cette spéculation s’alimente d’elle même car, l’ensemble du capital disponible, voyant les bénéfices s’accumuler, s’engouffre dans ces bulles. Plus les prix grimpent, au plus les bénéfices montent, au plus il y aura d’investir et au plus les prix grimpent encore (c’est la bulle spéculative) jusqu’au jour où, les prix sont tellement haut que la capacité d’achat des travailleurs ne suit plus et c’est le dégonflement de la bulle avec son cortège de catastrophe comme avec la bulle immobilière US. Entre-temps, un grand nombre de travailleurs se seront retrouvés sur le carreaux : affamés avec la spéculation alimentaire, à la rue avec la spéculation immobilière, avec l’impossibilité de payer ses factures énergétiques avec la bulle pétrolières.

 Les capitalistes, en général, ne raffolent pas de ce type d’investissements car cela est très risqué, ils savent pertinent bien que chaque bulle finit toujours par éclater et au final, de nombreux capitalistes se ruinent. Ils préféreraient assurément rester dans le processus de production qui est nettement moins risqué. Mais dans un monde où seule la concurrence fait loi, que m’importe si l’autre croule, si moi, je garde la tête hors de l’eau, que j’ai amassé assez de profit et de liquidité et que je me suis retiré du casino à temps, je pourrai avec mes liquidités racheter mon « copain » capitaliste, qui s’est effondré, pour un bouchée de pain et être encore plus riche, encore exploiter plus lors de la fin de la crise. Voilà le « credo » du capitaliste !!!

 Depuis 1970 et l’envolée de la masse monétaire due au crédit , la masse des capitaux est telle qu’elle ne peut plus trouver sa place dans la spéculation, ce qui explique la multiplication des bulles spéculatives et de ses éclatements.

 La spéculation n’est donc pas la faute de quelques capitalistes véreux assoiffés de profit travaillant dans une finance dérégulée, comme nous le laisse entendre la presse bourgeoise mais inhérente au capitalisme en crise. Les spéculateurs sont les industriels, les banquiers et les états qui, par les lois de leurs gouvernements permettent la mise en place de loi favorable à la spéculation.

 En voici la preuve dans le cas du pétrole. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote. Aux USA, la commission de contrôle des échanges et des marchés à termes sur les matières premières fixent les règles sur les marges. Elle permet aux spéculateurs d’acheter des contrats à termes sur le brut au Nymex sur le marché des futures avec seulement 6% du montant de la transaction. Le reste étant du simple crédit (ils empruntent). C’est donc facile à comprendre : avec un cours à 140 dollars le baril, il suffit de posséder 6x1,4 dollars=8,4 dollars par baril « acheté ». Le reste est juste un emprunt qui nécessite un gage tel que actions, titres, immobiliers etc… Il faut donc déjà être riche pour spéculer sur les marchés.

 Imaginons la puissance des grandes banques, des fonds d’investissements, fonds de pensions etc. dans la hausse des prix du baril. Cet "effet de levier" énorme, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irrationnels et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens des salariés du monde entier.  Comme ce sont les grandes banques qui prêtent ces sommes fabuleuses, elles renflouent leurs pertes bancaires par l’intérêt perçu sur les prêts qui permettent cette spéculation, rachetant au passage les banques qui ne s’en sortent plus (bear sterns). La boucle est bouclée.
On comprend mieux pourquoi l’explosion des prix depuis janvier date de la crise boursière.

 Le travailleur qui verra son fond de pension s’écrouler lors de l’éclatement de la bulle, se retrouvera sans pension pour assurer sa retraite. Demandez aux salariés d’Enron ce qu’il est advenu de leur paisible retraite. On les a tout simplement spoliés de leur épargne. Ici se pose tout le problème des pensions par capitalisation par rapport aux pensions par répartition. Le but des capitalistes est bien de mettre la main sur ce qu’il n’ont pu extorquer aux travailleurs pendant la production : leur épargne.

 Le plus grave dans la spéculation est que c’est une nécessité pour les capitalistes si ils veulent assurer leur survie dans la crise. Peut-il y avoir un capitaliste assez « charitable » pour ne pas jouer à ce casino qui plonge les travailleurs dans la pauvreté ? Assurément non, il n’a pas le choix : il doit faire fructifier les investissements qui lui sont confier, sinon celui qui lui confie de l’argent retire ses billes et va le placer chez le voisin et, le capitaliste « charitable » fera faillite. C’est la concurrence !!! En cas de crise, lorsque le profit se fait plus rare, l’investisseur doit  prendre celui-ci où qu’il soit et de n’importe quel façon. Le cortège de dérèglement se déplie. Les lois deviennent de plus en plus permissives vis à vis du capital. Les plus « respectables » des banques à l’image de la société générale en France ou Fortis en Belgique, se jettent tête baissée dans la spéculation. Il n’y a plus que la loi de la jungle : celui qui ne plonge pas dans le casino meurt. Et tout ça, sur le dos des travailleurs.

 Il suffit de voir les propositions pour « aider » les plus pauvres. Aucuns gouvernements ne proposent d’interdire la spéculation, de diminuer le profit des capitalistes ou de nationaliser une partie des profits pour équiper les travailleurs de mesures qui permettraient la baisse de la consommation de pétrole telle que : le développement des transports publiques, les maisons isolées, les panneaux solaires etc…. Le coût doit être supporter par l’ensemble des travailleurs soit en nationalisant les banques en difficulté (northern rock) soit en créant des caisses communes tel que le fond mazout en Belgique dans une injustice où celui qui a pas beaucoup donne à celui qui n’a rien. Celui qui riche ne donne rien, même des impôts, n’est-ce pas M.Reynders,Sarkozy,Bush et consorts?

Les grandes banques au centre de ce casino

 Avec la mondialisation, le prix du pétrole ne se fixe plus réellement sur les marchés boursiers ou par les pays de l’OPEP même si ceux-ci y contribuent nous l’avons vu plus haut. Les plus grandes institutions financières du monde sont plutôt les responsables de la situation actuelle.

 F William Engdahl dans " A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order " (PlutoPress), et " Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation " (Global Research, available at www.globalresearch.ca), nous apprend que « La bourse-clé dans ce jeu est le London ICE Futures Exchange (anciennement l'International Petroleum Exchange — la Bourse Internationale du Pétrole). ICE Futures est une filiale à 100% d'Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE a été fondé à Atlanta en partie par Goldman Sachs, qui se trouve être aussi l'indice des prix des matières premières le plus utilisé au monde, le GSCI, qui est sur-lesté par le prix du pétrole ».

 Il note aussi que ICE a été l’objet d’enquêtes parlementaires et fut citée dans deux rapports : celui du 27 juin 2006 de la sous-commission permanente d’enquêtes du sénat et en décembre 2007 dans un rapport de la commission sur l’énergie et le commerce de la chambre des représentants qui avait pour but d’enquêter sur la dérégulation du commerce des contrats énergétiques à terme.

 Ces deux études montrent clairement que l’augmentation spectaculaire du pétrole est bien plus due aux milliards de dollars placés dans les contrats à termes sur le marché des futures. On peut en revenir à Enron, à sa requête, cette société fut exemptée en 2000 de toute régulation sur les marchés à termes de gré à gré par le CFTC. Les exemples d’exemption de contrôles par les organismes gouvernementaux ne manquent. Tout ceci apporte la preuve de l’analyse de Lénine dans « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme » est d’une réelle actualité. Non seulement le capitalisme s’est étendu d’une manière géographique à l’ensemble de la planète mais, son changement n’est pas un simple changement quantitatif mais un changement qualitatif. Il y a fusion du capital industriel et financier (contrairement à l’orthodoxie bourgeoise qui feint la séparation des deux capitalismes) mais les capitalistes monopolistiques placent leurs « pions » dans tous les rouages des états pour s’assurer de leur domination, exploitant et pressurisant au maximum la classe des travailleurs.

 Il me plait de reprendre à ce stade la conclusion de Engdhal : Il n'est donc pas surprenant de voir dans un rapport que Reuters a sorti le 6 mai que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être au bord d'un nouveau cours "super élevé", pouvant conduire le prix du baril jusqu'à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce gros titre " 200 dollars le baril ! " a fait la une des journaux pendant les deux jours qui ont suivi. Combien de lemmings incrédules ont-ils suivi cette annonce en plaçant leurs paris ? Puisque Goldman Sachs est dans le « secret des dieux » et pour cause.

 La théorie du pic pétrolier, la demande chinoise, les « possibles attentats » ainsi que « la rage de dents de mon bébé » ou le « battement d’ailes d’un papillon en Amazonie » n’explique en rien le phénomène actuel. Toutes les raisons sont bonnes pour manipuler les salariés et tenter de sauver un système en putréfaction. C’est de la faute des chinois, de l’OPEP, de Chavez etc… mais cela ne doit pas être de la faute des capitalistes qui font la guerre en Irak et qui se préparent à la guerre avec l’Iran (pas de chance avec Chavez, là, il a le peuple derrière lui, ce sera nettement plus corsé).

Mais pourquoi le pétrole et pas le vent ou le soleil ?

 Un de mes camarades m’a posé cette question et j’ai tenté d’y répondre. Le pétrole sert aussi en grande partie à produire de l’électricité. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte mais, les plus importants sont encore une fois, la rente et la spéculation. Comment, les capitalistes, pourraient-ils justifier leurs bénéfices, si on se mettait à produire de l’électricité en masse avec le vent, le soleil, l’eau, bref avec des énergies non seulement renouvelables mais aussi immatérielles dans le sens où elles ne peuvent ni être accaparées (rente), ni stockées(spéculation) ?

 -Une fois les investissements rentabilisés, il ne resterait qu’un coût d’entretien des installations, ils ne pourraient invoquer qu’un petit bénéfice d’exploitation aux yeux des travailleurs. Le surprofit énorme généré par la rente et la spéculation disparaîtrait. C’est la raison pour laquelle on nous bassine avec l’énergie nucléaire, au delà du danger écologique car l’uranium peut être stocké et accaparé. J’ai déjà écrit un article sur le contrôle de l’uranium par les puissances occidental. La meilleure preuve est quand même electrabel en Belgique qui continue à faire peser le coût des centrales nucléaires dans notre pays sur les travailleurs-consommateurs alors que celles-ci sont amorties depuis longtemps.

 -Derrière le pétrole, il y a toute la puissance du capitalisme US et de sa monnaie le dollar. Plus le pétrole est cher et plus la demande de dollar est énorme et moins vite il retourne aux USA, permettant du même coup à la dette US de ne pas être remboursée (voir mon précédent article sur le rôle du dollar ou les écrits de Henry Houben sur le sujet). Sur le marché international,  le pétrole est payé en dollars US. Concrètement, cela veut dire que les USA peuvent se procurer du pétrole en faisant simplement fonctionner leur planche à billets alors que tous les autres pays doivent se procurer des dollars. Ça ne serait pas possible avec le soleil et le vent.

 -La presque totalité du commerce du pétrole est sous le contrôle des entreprises pétrolières occidentales. Un haut prix du pétrole leur permet d’engranger des bénéfices supplémentaires même si la consommation et par conséquent la vente diminue. Que les capitalistes essayent avec le vent ou le soleil.

 -Un pétrole haut permettrait de relancer les champs pétrolifères US abandonnés pour cause de non-rentabilté. De même, au Royaume-Uni, des études sont menées pour rouvrir certaines mines de charbon qui pourraient s’avérer à nouveau rentables. Un article du journal français « La tribune » daté du 13 mai 2008, nous apprend que, en Pennsylvanie 2000 permis d’extraction pétrolifère ont été demandés en vue de relancer des puits qui avaient été délaissés. Toujours dans le même article, on apprend que des derricks pourraient fleurir dans le Loiret, en France et que la production dans le Land de Schleswig-Holstein, en Allemagne, pourrait être relancée. Tout ça parce que le pétrole est cher. Mais, pas un mot pour le vent et le soleil….

 -Le pétrole sert à produire, à faire tourner nos tracteurs, à faire tourner l’économie mais cette force économique prend la forme d’un chantage dans la mesure où rien n’est fait pour le remplacer. Là aussi, Lénine avait raison, lorsqu’il affirme que le capitalisme au stade de monopole freine tous progrès qui pourrait l’empêcher de faire plus de profit. Il est fort à parier que si nous étions vraiment à la veille d’une fin physique du pétrole dons vers la fin de l’économie actuelle, tous les capitaux seraient mis à disposition de la plus grande révolution technologique de l’histoire de l’humanité.  En exploitant au maximum le pétrole, le capitalisme monopoliste continue à engranger un surprofit facile sur le dos des travailleurs. Il n’a aucune raison « marchande » d’en changer.

 -Mais si le pétrole sert à construire, il sert aussi à détruire entre autre par la guerre. Comment imaginer la formidable machine de guerre des pays capitalistes (on annonçait dernièrement une augmentation de 45% en 10 des dépenses militaires dans le monde suivant le SIPRI, selon l’écho du 10 juin 2008). La presque totalité du matériel militaire fonctionne au pétrole que ce soit les avions, les chars, les camions, jeeps, bateaux fonctionne au pétrole. Donc s’équiper en armes c’est aussi se fournir en pétrole. La course aux armements c’est aussi la course au pétrole. Essayez, pour voir, de faire fonctionner tout ça sans pétrole, avec du vent ou du soleil !! La hausse du pétrole permettra de rentabiliser des champs pétrolifères abandonnés aux USA, d’investir dans la recherche de nouveaux champs rentables même si les coûts d’exploitations sont importants rendant les USA un peu moins dépendant des pays qui ne sont pas sous leur coupe dont le nombre ne cesse de grossir. Ceci couplé à la production de bio-carburants, leur dépendance sera moindre. Donc, un pétrole cher, permet de faire financer leur impérialisme militaire par les travailleurs du monde entier.

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La hausse des salaires : une nécessité face à la crise

 

La hausse des salaires serait la cause principale de la hausse des prix en Europe (5 % en juin). C’est l’idée que martèle Jean-Claude Trichet, le patron de la banque centrale européenne. Info ou intox?

 En somme, selon Trichet, en demandant une hausse de salaires, vous scierez la branche sur laquelle vous êtes assis, en augmentant l’inflation  et en provoquant ainsi la crise qui vous licenciera. Il a déclaré « qu’il fallait éviter toute complaisance avec l’inflation ».  Il a ainsi  remis en cause le fonctionnement de l’indexation automatique des salaires en Belgique.

 Or, les hausses de prix ont commencé, à grimper avec la crise et ses conséquences, bien avant toute  augmentation sérieuse de salaires. Le patronat n’a pas hésité à répercuter la hausse des coûts de production, due à la flambée des énergies et des matières premières, dans les prix à la consommation. Autrement dit, en première instance, l’inflation est importée par l’envolée des prix de matières premières et des énergies dont  les travailleurs ne sont absolument pas responsables.

 C’est après cette hausse des prix que les mouvements des travailleurs européens pour réclamer des hausses salariales se sont mis en marche et non le contraire. A écouter la Banque Centrale Européenne et le patronat, il faudrait que les travailleurs acceptent sans broncher de voir leur pouvoir d’achat baisser, entraînant un appauvrissement général.

 Pourquoi n’a-t-on jamais entendu le moindre gouvernement ou Jean-Claude Trichet parler de baisser le profit des capitalistes  pour compenser la hausse des prix ?

« L’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers »

 Dans sa lutte contre l’inflation, Trichet veut surtout préserver le capital et reporter le poids de la crise sur les travailleurs. D’une part, en bloquant les salaires, il veut limiter le coût de production et permettre un plus grand profit pour le patronat. D’autre part, dans le contexte d’une inflation haute, sans vouloir rentrer dans les détails techniques, l’argent perd plus vite de sa valeur. Ainsi si les taux d’intérêts que les rentiers peuvent retirer sur leurs placements financiers de leur capital est plus bas que le taux d’inflation, il est évident que c’est une perte sèche pour le capital. L’économiste Keynes disait déjà que « l’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers ». D’où la volonté de limiter l’inflation et de relever les taux d’intérêts.

 Par contre, pour le travailleur, lorsque les salaires ne suivent pas l’inflation, les conséquences sont doubles. La première est un appauvrissement, la seconde est que, vu la diminution de la capacité générale de consommation, les marchandises seront moins écoulées. Avec comme conséquence une production moindre entraînant une mise au chômage d’un nombre important de travailleurs. En somme, c’est la voie proposée par Trichet qui aggravera la crise.

 Il s’agit bien là d’une contradiction du système capitaliste. Les travailleurs sont à la base de toute la production des biens mais n’ont pas la capacité de les acheter car le patronat ne cesse de vouloir agrandir ses bénéfices en limitant les salaires.

 Bien sûr,  la lutte pour de plus hauts salaires ne suffira pas à empêcher la crise. Bien sûr, il ne faut pas nier que dans un second temps, d’éventuelles augmentations de salaires pourraient amplifier davantage une hausse des prix.

 Mais une augmentation des salaires peut  permettre de limiter les effets néfastes pour les travailleurs et de renvoyer (un peu) le poids de la crise sur ceux qui l’ont provoqué, les capitalistes.

Y-a-t-il moyen de protéger l’épargne du travailleur ?

 

Dans un système du profit d’abord, aucun travailleur n’est à l’abri d’une crise, y compris financière. Mais si l’Etat cessait de protéger les capitalistes, il serait possible de protéger l’épargne.

 Les banques privées jouent avec votre épargne sur les marchés financiers. Par contre, une banque publique pourrait se servir de l’épargne des travailleurs pour investir dans des projets utiles tels que les logements sociaux, crèches, transports en commun, etc.

 Les profits n’iraient pas grossir les poches des rentiers mais pourraient revenir aux travailleurs. Comme une banque publique n’est pas cotée en Bourse sa valeur ne fluctuerait pas avec les aléas de celle-ci. Le contrôle sur les flux financiers pourrait aussi être assuré, notamment pour combattre la fraude et la spéculation.

 Souvenons-nous que la CGER (absorbée depuis par Fortis) et le Crédit Communal (devenu Dexia), du temps où ils étaient publiques n’ont jamais été menacés de faillite.

Des lois anti-spéculation s’imposent

 

Même si limiter la spéculation ne s’attaque pas à la racine, des lois anti-spéculations pourraient empêcher, dans l’immédiat, que les marchés financiers fassent porter le poids de la crise uniquement sur les travailleurs.

 Actuellement, les spéculateurs (liés aux grands financiers) peuvent agir à leur guise sans restriction, y compris en spéculant sur l’alimentaire et l’énergie. Or, aucun gouvernement européen n’a proposé de mesures sérieuses visant à limiter la spéculation, à contrôler les flux financiers ou à s’attaquer aux profits des capitalistes.

 Dans l’Union européenne, il faudrait commencer par retirer l’article du traité de Lisbonne sur la libre circulation des capitaux, limiter les emprunts spéculatifs, taxer les plus-values boursières, supprimer des marchés à terme incitant à la spéculation…

Financiële crisis:Hoe diep kan ze gaan?

 

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“De ergste terugval van de Beurs van Brussel sinds 21 jaar”, bloklettert Le Soir. Fortis en Dexia kelderen. De inflatie stijgt uit boven de 5 %. Een zware economische crisis kondigt zich aan.

“Verkoop je aandelen maar snel, voor het te laat is"

 Er gaat geen dag voorbij zonder berichten over massale verliezen in de financiële sector. Volgens het Internationaal Monetair Fonds zou het totale verlies van de banken oplopen tot 945 miljard dollar (nagenoeg 600 miljard euro). En daar houdt het niet mee op, want Fortis bij ons en de Royal Bank of Scotland en Barclays verwachten dat binnen afzienbare tijd het bankwezen instort. “Er nadert met rasse schreden een zeer gevaarlijke periode – wees er op voorbereid”, waarschuwt Bob Janjuah, de analist van de Schotse bank. “We maken een zware tijd door. Er heerst op het ogenblik een inflatieschok. Die zal een zeer negatieve invloed hebben op de financiële activa. We zullen een defensieve houding aannemen. Als de investeerders erin slagen hun patrimonium te vrijwaren dan komen ze er goed vanaf”, zo verklaarde Tim Bond, de strateeg van de groep Barclays Capital, het filiaal van de Barclays Bank dat gespecialiseerd is in het beheer van grote fortuinen. “De toestand in de Verenigde Staten is veel erger dan we dachten”, verklaart Maurice Lippens, big boss van Fortis, “Men verwacht 6.000 faillissementen bij de Amerikaanse banken die vandaag een zwakke dekking hebben. Maar groepen als Citygroep, Generals Motors, Chrysler kunnen meegesleurd worden. Er is een aanzet tot totale ineenstorting in de Verenigde Staten.”

Moet je voor de toekomst van je spaargeld vrezen?

 We zitten ook aan de vooravond van een allesomvattende economische crisis: zowel op het vlak van de economie, als op dat van de financiën, de industrie, de voeding en de energie. Allemaal door de plotse prijsstijgingen. De oorzaak ligt bij de werking van het kapitalistische systeem zelf. (Zie het artikel over de speculaties).

 Moet je in de onmiddellijke toekomst vrezen voor je spaargeld? Maakt het een verschil of je dat hebt in de vorm van een spaarboekje, een pensioenfonds of aandelen? Als je toevallig enkel risicoaandelen bezit, verkoop ze dan, dat is wat de banken die grote fortuinen beheren aanraden.

 Maar moet je je zorgen maken over je spaarboekje? Met de val van de beurskoers van onze belangrijkste Belgische banken is er alle reden tot bezorgdheid. Fortis en Dexia verloren meer dan 40 %, KBC zo’n 27 %, samen 2,4 miljard euro vermindering van de activa.

 In de economie is het risico op een faillissement nooit helemaal uit te sluiten, maar in ons land bestaan er mechanismen om spaarrekeningen, zichtrekeningen en termijnrekeningen te beschermen. Als een bank failliet gaat of als blijkt dat ze haar verplichtingen niet kan nakomen, dan kan het Beschermingsfonds voor deposito’s en financiële instrumenten (door de wet van 17 december 1998 wordt dat gespijsd door bijdragen van alle grote banken) bijspringen voor een bedrag tot 20.000 euro per persoon en per spaarrekening. Laat dat je in een eerste fase geruststellen. Ook al zouden verschillende banken failliet gaan, dan nog kan de staat, zoals dat in de Verenigde Staten gebeurde, een groot bedrag op tafel leggen om de banken te redden. Of doen zoals de Britse regering, die de Northern Rock nationaliseerde, een bank die vorige winter failliet ging. Maar let wel, in zo’n geval is het de werkende bevolking die met haar belastinggeld de verliezen van dergelijke banken aanzuivert. En toppunt van alles, de Britse regering kondigde al aan dat de Northern Rock opnieuw geprivatiseerd zal worden zodra haar toestand terug beter wordt.

 Dat is de logica van de kapitalistische staten die de verliezen nationaliseren, de winsten privatiseren en alleen de werkende bevolking de lasten van de crisis laten dragen.

Beperkt het probleem zich tot de banken?

 Is zo’n scenario ook mogelijk in andere Europese landen? Het valt te vrezen. Op 3 juli heeft de bekende financiële groep Goldman Sachs gewaarschuwd dat er 60 tot 90 miljard euro te kort is voor de consolidatie van de eigen fondsen van de Europese banken. De Belgische banken zouden dan toch kunnen instorten als gevolg van het domino-effect. De nauwe samenhang tussen de Europese banken is dusdanig dat als er één failliet gaat – als ze tenminste een zeker gewicht heeft – ze de anderen kan meesleuren.

 En beperkt dat probleem zich tot de banken? Niet echt. Wanneer banken in moeilijkheden geraken, beperken ze hun kredieten en tasten ze langzaam maar zeker de echte economie, de industrie, aan.

 Het risico op een sterke val van de industriële aandelen wordt dus reëel. Zo viel de koers van General Motors vorige week, tot zijn niveau van ...1954, en ruïneerde daarmee duizenden kleine spaarders. Renault en Peugeot zagen hun koers ook halveren. Er komen donkere wolken aan, ook voor de werknemers.

Marxisme : Speculatie maakt crisis nog erger


spéculatie

N

a de speculatie op de vastgoedmarkt werpen de financiële markten zich nu op petroleum en voedingsmiddelen en drijven ze zo de prijzen op. Ligt die casino economie aan de basis van de crisis?

 Wat is de oorzaak van definanciële crisis die we nu meemaken? In alle ernst:de speculatie speelt wel een belangrijke rol in de snelle stijging van de grondstoffenprijzen, maar is daarom nog niet de oorzaak van de crisis. Ze is er wel een gevolg van. Ziehier waarom.

 De echte bron van winst in het kapitalisme is de uitbuiting van de werknemer in het productieproces. De winst is niet meer of minder dan het deel van het werk dat de werknemer levert en dat niet door de patroon betaald wordt - wat Marx de meerwaarde noemt.

 In een periode van economische expansie (wanneer de werknemers het meeste koopkracht hebben) kunnen de kapitalisten al hun geproduceerde waren verkopen. En in de vorm van geld, strijken ze de winst op op het moment dat de waar verkocht wordt. Die winst die uit de werknemers gehaald wordt, kunnen ze opnieuw investeren in machines en grondstoffen. En ook in de aanwerving van werknemers die op hun beurt meer winst voortbrengen voor hun werkgever. En gelijktijdig, om nog meer winst te maken, willen de kapitalisten de lonen doen dalen.

Stijgende prijzen en achterop lopende lonen

 Zo zie je dat het aandeel van de lonen in het totaal van de jaarlijks geproduceerde rijkdom, de voorbije vijftien jaar met ongeveer 10 % gedaald is. De machine stokt: de geproduceerde goederen geraken minder en minder verkocht. Het kapitaal wordt niet meer op de eerste plaats geïnvesteerd in de productie.

 Men begint meer te investeren in de financiële markten, in hetgeen in een nabije toekomst zeker nog verhandeld zal worden: woningen (vastgoed), levensnoodzakelijke producten zoals energie (petroleum en elektriciteit) en voedingsmiddelen. Die speculatie voedt zichzelf: vermits er toch veel kapitaal beschikbaar is en men ziet dat er daar winsten te rapen vallen, stort men zich op die financiële luchtbellen. Men spreekt over een kapitalisme dat meer en meer parasitair wordt, omdat het minder en minder verbonden is met de productie.

 Hoe hoger de prijzen, hoe groter de winst, hoe meer er in die sector geïnvesteerd wordt en hoe hoger dat de prijzen weer doet stijgen (de speculatieve luchtbel). Tot op de dag dat de prijzen zo hoog worden dat de koopkracht van de werknemers niet meer kan volgen. Op dat moment zakt de luchtbel in elkaar. Met in haar zog een hele rits catastrofes.

 Het is precies dat wat gebeurde met de instorting van de luchtbel van de Amerikaanse vastgoedmarkt. Daardoor kwamen sinds vorige zomer duizenden Amerikanen letterlijk op straat te staan. Dankzij de uitgebreide kredietmogelijkheden konden de Amerikaanse werkende mensen tot vorig jaar blijven consumeren. Maar met de crisis in de vastgoedsector konden de gezinnen plots geen leningen meer afsluiten. Want hun leningen waren gehypothekeerd en hadden de waarde van hun huis als borg. Nu die waarde ineen zakt, daalt ook hun leningscapaciteit en daarmee ook hun consumptie.

 Een heel groot deel van de kapitalen op de beurs heeft zich daarop teruggetrokken uit de vastgoedluchtbel en zich op de grondstoffen gestort. Vandaag is het de speculatie op de voedingsmiddelen die honderden miljoenen mensen in de derde wereld uithongert en de koopkracht doet dalen. En het is de petroleumluchtbel die het de mensen alsmaar moeilijker maakt hun energiefactuur te betalen. Maar net als de andere speculatieve bellen, kunnen ook die elk moment uiteenspatten. En dan zal de financiële crisis zich uitbreiden tot de reële economie (industrie).

 De crisis zal de werkende mensen dan niet meer alleen met de inflatie confronteren, maar ook met herstructureringen en afdankingen. De kapitalisten – tenminste degenen die het hoofd koel hebben gehouden en niet mee in het bad zijn gesprongen waardoor ze genoeg winst en liquide middelen hebben weten te vergaren - zullen dan andere bedrijven die failliet gaan voor een prikje kunnen opkopen.

Antispeculatiewetten zijn dringend nodig

 Het inperken van speculatie raakt misschien niet aan de wortels van het kwaad, maar toch zouden antispeculatiewetten direct kunnen verhinderen dat de financiële markten de last van de crisis enkel op de werkende mensen afwentelen.

 Nu kunnen de speculanten (verbonden aan de grote financiers) zonder beperking doen wat ze willen, ook bij de speculatie op voedingsmiddelen en energie. Maar geen enkele Europese regering heeft ernstige maatregelen voorgesteld om die speculatie in te perken, de financiële stromen te controleren of de winsten van de kapitalisten aan te pakken.

 In de Europese Unie zou men ermee moeten beginnen het artikel van het Verdrag van Lissabon over het vrije verkeer van kapitalen in te trekken. Men zou ermee moeten beginnen om de speculatieve leningen in te perken, de meerwaarden gemaakt op de beurs te belasten en de termijnmarkten die tot speculatie aanzetten af te schaffen...

Loonsverhogingen:een noodzaak tegenover de crisis

 

De hoofdoorzaak van de prijsverhogingen in Europa (5 % in juni) zouden de loonsverhogingen zijn. Dat is wat Jean-Claude Trichet, de baas van de Europese Bank met kracht verdedigt. Waarheid of leugen?

 Samengevat stelt Trichet dat door loonsverhoging te vragen, je de tak waarop je zit afzaagt. Je verhoogt er immers de inflatie mee en veroorzaakt zo de crisis die jou je baan zal kosten. Hij benadrukte " dat men alle inschikkelijkheid met de inflatie moest vermijden ". Daarmee stelde hij opnieuw de automatische indexkoppeling van de lonen in België in vraag.

 Maar de prijsstijgingen zijn begonnen met de crisis en haar gevolgen, lang voor er van om het even welke ernstige loonsverhoging sprake was. Het patronaat heeft geen seconde geaarzeld om de stijging van de productiekosten, als gevolg van de explosie van de energie- en grondstofprijzen, te verrekenen in de verkoopprijzen. Met andere woorden: de inflatie wordt in eerste plaats gevoed door de stijging van de grondstofprijzen en energieprijzen, en de werknemers dragen daarvoor geen enkele verantwoordelijkheid.

 Het is pas na die prijsstijgingen dat de acties van de Europese werknemers om hogere lonen te eisen op gang gekomen zijn en niet omgekeerd. Als je de Europese Centrale Bank en het patronaat moet geloven, dan zouden de werknemers zonder morren een daling van hun koopkracht moeten aanvaarden, wat een algemene verarming voor gevolg zou hebben.

 Waarom hoorden we geen enkele regering noch Jean-Claude Trichet ooit praten over een vermindering van de winsten van de kapitalisten om die prijsverhogingen te compenseren?

"De inflatie dat is de euthanasie van de renteniers"

 In zijn strijd tegen de inflatie wil Jean-Claude Trichet vooral het kapitaal ontzien en de lasten van de crisis op de werknemers afwentelen. Enerzijds wil hij de productiekosten inperken door de lonen te blokkeren. Hij wil zo een grotere winst verzekeren voor het patronaat. Anderzijds is het zo dat bij een hoge inflatie, en we gaan hier niet in technische details treden, het geld sneller zijn waarde verliest. Dus als de intrestvoeten die de renteniers kunnen optrekken met hun beleggingen lager zijn dan de inflatiegraad, dan betekent dat zuiver verlies voor het kapitaal. De econoom Keynes zei al dat " inflatie euthanasie is voor renteniers ". Vandaar ook die drang om de inflatie in te perken en de intrestvoeten op te trekken.

 Voor de werknemer daarentegen zijn er twee gevolgen als de lonen de inflatie niet volgen. Eerst en vooral is er de verarming, maar ook gaan de goederen minder vlot verkocht raken wegens de algemene vermindering van de koopkracht. Zo'n productiedaling heeft als gevolg dat een groot deel van de werknemers aan de dop geraken. In feite is dat de weg die Trichet voorstelt, wat trouwens de crisis nog erger zal maken.

 Hier gaat het fundamenteel over een tegenstelling binnen het kapitalistische systeem. De werknemers liggen aan de basis van de productie van alle goederen, maar hebben de middelen niet meer om ze te kopen omdat het patronaat steeds hogere winsten wil door de lonen te beperken.

 Natuurlijk zal de strijd voor hogere lonen niet volstaan om de crisis tegen te houden. Natuurlijk ontkennen we niet dat mogelijke loonsverhogingen in een eerste fase de prijzen nog meer zouden kunnen doen stijgen.

 Maar een verhoging van de lonen kan de nefaste gevolgen voor de werknemers een beetje inperken en het gewicht van de crisis (een beetje) afwentelen op hen die ze veroorzaakten, de kapitalisten.

Is er een manier om het spaargeld van werkende mensen te beschermen?

 

In een systeem waar de winst eerst komt, is geen enkele werkende mens veilig voor de crisis, ook niet voor een financiële. Maar als de staat zou ophouden de kapitalisten te beschermen, dan zou het mogelijk zijn het spaargeld te beschermen.

 De privébanken spelen met je spaargeld op de financiële markten. Een openbare bank daarentegen zou dat spaargeld van de werkende mensen kunnen gebruiken om in nuttige projecten te investeren zoals sociale woningen, crèches, openbaar vervoer enzovoorts. De winst zou niet de zakken vullen van renteniers maar ten goede komen aan de werkende mensen. Omdat een openbare bank niet op de beurs genoteerd wordt, is haar waarde niet onderhevig aan koersschommelingen. De controle op de financiële stromen zou ook gegarandeerd kunnen worden, onder meer om fraude en speculatie te bestrijden. Ter opfrissing: de ASLK (opgeslorpt door Fortis) en het Gemeentekrediet (Dexia geworden) werden nooit met faillissement bedreigd toen ze openbare instellingen waren.

11/07/2008

Photos de Che Guevara 2

 

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08/07/2008

Photos de Che guevara

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 Vous pouvez visionner des videos du "Che" en cliquant sur le drapeau ici-bas :

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