16/04/2007

Kraft Foods Belgium

kraft1 Bientôt on ne sentira plus l’odeur du café de qualité à Jupille !!!

Suite à la confirmation de fermeture ,le jeudi 29 mars 2007 dernier était un jour aussi noir que le café pour les 93 travailleurs et travailleuses du site de jupille.

 

Cela faisait plusieurs mois qu’on parlait de l’intention de Kraft de cesser la torréfaction du café sur le site de Jupille. La fermeture devrait être effective dans les 30 jours même si la direction laisse planer l’espoir d’un repreneur. Il faut constater que le sort de ces 93 travailleurs n’a pas ému le moindre des « ténors » de la politique qui, n’y voyaient certainement pas un avantage électoral contrairement au site de VW.

 Si ces quelques dizaines de courageux travailleurs et travailleuses valent, sur l’échiquier politique et médiatique, moins que ceux de VW ; leur dignité, elle, est celle de tous ceux qui font de leur travail un honneur, celui de fabriquer un bon produit. Car, ils en sont fiers de leur « café », qu’ils produisaient depuis plusieurs générations. D’abord dans une entreprise familiale, « Chat Noir » et depuis quelques années, pour la multinationale « Kraft Food belgium ». Il est vrai que ce type d’honneur n’existe pas dans le monde des actionnaires qui, afin de toujours faire plus de profit, n’hésitent pas à sacrifier ceux et celles qui les ont enrichis à la sueur de leur travail.

 

La combativité du personnel arrache un bon plan social

 

Grâce à leur combat, celle de la délégation syndicale de la FGTB et de son permanent, M. Serge Demeuse, le personnel a pu arraché un plan social qui leur permettra de survivre quelque temps. La prime de base sera de 50.000 eur, plus un complément de préavis (grille Claes) et 500 eur suplémentaires par année d’ancienneté.

 A l’approche des élections, il est nécessaire d’avoir un débat de fond pour promulguer des lois qui empêcheraient les multinationales de fermer des sites de productions vivables car, ne l’oublions pas, le site de Jupille rapporte de l’argent à ses actionnaires. Pourquoi ne pas nationaliser purement et simplement ce type d’entreprises ? Ce qui aurait pour mérite de non seulement,de garder l’emploi, mais aussi, d’engranger des bénéfices pour l’ensemble des travailleurs de Belgique afin d’améliorer la santé, l’éducation, les logements etc…

 Ces employés du site de jupille rejoindront dans quelques semaines, le rang de ceux qui n’ont plus de lendemain. Ce jeudi 29 mars 2007, les travailleurs et travailleuses avaient la rage au cœur, la peur au ventre et les yeux rougis de tristesse, ils se sentaient bien seuls, abandonnés des médias traditionnelles. C’est eux, et non les actionnaires, qui doivent annoncer à leurs enfants que dorénavant la vie sera beaucoup plus difficile à la maison parce que des capitalistes, toujours plus avides de profit, n’achèteront plus la seule richesse de ces ouvriers et employés : la force de leurs bras !!!!

 Dans très peu temps, l’odeur du bon café ne flattera plus les narines lorsqu’on passera sur l’autoroute à Jupille, on y était tous habitués, dans notre bonne vieille cité de Liège  et le dernier jour de production un bandeau noir ornera mon bras en pensant aux camarades travailleurs « de chez Kraft » comme on dit à Jupille.

 

 

Commentaires

....Les prémisses d'un article pour le solidaire?

Bon courage, camarade!

Écrit par : Alain P. | 16/04/2007

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