02/02/2010

Rudy Demotte favorable aux points poste dans les communes ou chronique du double langage du PS !!!

affiche poste  Sur le site du journal « La Meuse » de ce jour, on peut trouver un article dans lequel le ministre-président de la région wallonne se montre favorable à l’ouverture de points poste dans des locaux communaux.
  Pour arriver à ouvrir les 750 points poste d’ici 2011, la direction de La Poste doit trouver des locaux puisque depuis 2007 de nombreux points poste ont déjà fermé. La cause en est le manque de rentabilité pour l’indépendant qui avait accepté.


  Cette situation découle de la libéralisation du service postal signé par le PS et le MR lorsqu’ils étaient ensemble au gouvernement.


  Plutôt que de revoir le contrat de gestion avec « La Poste » qui, provoquera à terme la disparition de plus de 650 bureaux et plus de 15.000 emplois, M. Demotte demande à la collectivité de sortir ses « sous » pour aider une entreprise privatisée et qui fait des bénéfices pour ses actionnaires.


  En effet, le ministre président dit « l’idéal serait que les communes accueillent elles-mêmes un point poste dans leurs bâtiments, en mettant du personnel à disposition. Tout en s’assurant que cela ne grève pas le budget des communes, déjà souvent sur la corde raide. Si compensations financières il devait y avoir, ce serait au fédéral ou à la Poste à donner du bois de rallonge. ».


  Donc, pour lui, ce serait le fédéral, qui devrait régler les frais de mises à disposition de locaux et de personnel, donc avec nos impôts. Il serait contradictoire pour « Poste » de payer ses frais auquel cas elle pourrait tout aussi bien laisser ouverts les bureaux de poste.


  Quant au service rendu par les points poste, il est indéniable, contrairement à ce qui est dit dans l’article, qu’ils ne répondent pas aux besoins de la population. Entre autre, il n’y a pas de service bancaire et les paiements sont limités à 350 euros : bonjour pour payer son loyer au point poste !!!!


  Et ce n’est pas tout, la direction de La Poste précise que ce serait au personnel communal de gérer les points poste, pas aux facteurs. Là c’est tout bénéfice pour « La Poste » : même pas besoin de payer les salaires du personnel. Ceci augmenterait aussi la charge de travail du personnel communal.


  Les bureaux de poste sont le secteur le moins rentable de « La Poste », la proposition de M. Demotte dévoile, en fait, la volonté du PS de soutenir les actionnaires et leur dividendes : ce qui rapporte du profit est laissé aux actionnaires, ce qui coûte de l’argent doit être supporté par le contribuable.


  C’est bien à un double langage que nous assistons de la part du PS : d’un côté se dire favorable aux services publics et à la défense de l’emploi et de l’autre promouvoir des mesures qui coûtent à la collectivité, qui permettent l’abandon du service public, qui « tuent » l’emploi.


  Plutôt que de telles mesures, il serait bien plus « socialiste » que de revoir le contrat de gestion avec la direction de « La Poste » et d’en revenir à un service public de qualité afin de soutenir l’emploi et la qualité plutôt que les dividendes des actionnaires.

 

13:34 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poste, ps, communes, demotte, ptb, privatisation |  Facebook |

12/09/2008

Réaction à questions à la une sur le 11 septembre

 

11septembreAprès avoir vu cette émission, j’ai été très choqué du ton et des mots employés.

 Non pas choqué sur la défense des causes officielles de l’effondrement des tours. Comment une télévision publique pourrait-elle trouver le courage de remettre en cause une version dans laquelle on trouve beaucoup d’incohérence ? La recherche de la vérité implique de poser les bonnes questions, ce qui, indubitablement n’a pas été fait dans cette émission.

 Les médias officielles étant aux mains de ceux qui nous dirigent il ne peut en être autrement.

 Mais là où, nous citoyens lambdas, nous devons nous interroger, c’est lorsque des journalistes professionnels traitent tous les blogueurs comme des abrutis incapables de penser puisqu’ils ne sont pas des professionnels. Parlant un peu des « pros ». Il y a bien sûr de très bons journalistes mais leur formation (pour la plupart) ne vient-elle pas des écoles de journalisme qui sont au service de notre « belle » société ? La question que je me pose alors : ces journalistes férus de déontologie sont-ils formés ou déformés ?

 Cette fameuse déontologie ne devrait-elle pas justement aider les citoyens qui ont le courage d’émettre leur opinion en public ? Car, avoir un blog, c’est avant tout oser s’exprimer ouvertement.

 Cet univers du blog qui contient moult farfelus, manipulateurs et menteurs, il ne faut pas le nier permet, pour la première fois, depuis la tentative des radios libres, bien vite récupérées par le système, aux simples citoyens de se parler, de communiquer, d’échanger leurs idées et de pouvoir remettre en cause les politiques officielles.

 C’est bien cela qui fait peur à l’ intelligentia qui nous dirige. Il leur faut, à tout prix, que les « abrutis et farfelus » que nous sommes, ne soient pas capables d’ouvrir leurs yeux et, pire pour nos dirigeants, ne puissent pas faire passer des idées qui vont à l’encontre de l’idéologie officielle.

  Le système capitaliste a mis tant d’argent et d’effort pour supprimer les journaux d’opinion (en Belgique, à part « Solidaire » vous en connaissez d’autres ?), pour avoir main mise totale sur les chaînes de TV afin de diffuser des émissions et des films tout aussi abrutissant que manipulateurs, n’était-ce pas un grand dirigeant d’une tv française qui avait déclaré qu’il vendait des espaces publicitaires à des cerveaux amoindris ?

Le capitalisme ne voit donc pas d’un très bon œil cette forme de prise de conscience que constitue la communauté des « blogueurs » dont je fais partie. C’est sûrement cela le plus grand danger que nous représentons.

 Dans une société qui prône la « démocratie » à tout vent, il ne serait pas de bon d’interdire les blogs. D’autant plus, qu’avec leur bannière publicitaire, cela rapporte beaucoup d’argent. Comme il leur serait bien compliqué de nous interdire (pour l’instant), ils nous font passer pour des « farfelus et des abrutis ». Une « belle » façon de dire aux citoyens : « n’allez pas sur les blogs, vous n’y trouverez que des sottises, regardez nos émissions, lisez nos journaux car, nous possédons une carte de presse, nous sommes des pros, on vous donne donc la bonne information ».

 M. Defossé, vous m’aviez habitué à un sens plus profond du respect de la recherche de la vérité.

 Reste que le devoir de chaque blogueur est de vérifier au maximum les informations que nous diffusons. C’est le meilleur moyen d’être crédible et de mettre à mal les médias mensonges lorsqu’ils sont présentés aux citoyens.
 Comme nous ne sommes pas dirigés par l’empire des capitaux, nous,blogueurs, avons la possibilité d’avoir la plus grande déontologie.

11 septembre : réaction de M. Collon sur une curieuse émission télé Mes 'Questions à la Une'

collonetchavez

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septembre : réaction à chaud sur une curieuse émission télé Mes 'Questions à la Une'
Ce 10 septembre, la télévision belge RTBF a diffusé une curieuse émission : « 11 septembre: nous a-t-on caché la vérité? - Bloggeurs et journalistes: la guerre de l'info ? » Nous encourageons chacun à la visionner (elle passera sans doute sur TV5 Monde ?). Car elle pose des questions fort actuelles, qui interpellent toute démarche d'info citoyenne.
Michel Collon
Michel Collon en discussion avec le Président Hugo Chavez. (Photo République du Vénézuela)

 Malheureusement, pour des journalistes qui ont mis en avant le sérieux et la déontologie, on ne peut pas dire qu'ils les aient eux-mêmes respectés. L'émission s'appelant Questions à la Une (beaucoup mieux inspirée d'habitude et même courageuse parfois), c'est donc le moment de leur adresser ces « Questions à la Une »...

 Question 1 : Est-il déontologique de réduire tous ceux qui se posent des questions sur le 11 septembre à des fous obsédés, antisémites et manipulés par l'extrême droite, comme l'a fait l'émission ?

 Beaucoup de gens dans le monde, notamment des scientifiques, des journalistes réputés et des gens de gauche, mettent en doute la version officielle de l'administration Bush.

 Par exemple, sur l'effondrement du troisième bâtiment, j'ai entendu des avis de physiciens dans un sens et dans l'autre. N'ayant pu consacrer à une question aussi complexe le temps qu'il faudrait pour me faire un avis personnel, je ne me suis jamais prononcé. Je n'ai pas été convaincu par les arguments de ReOpen ni ceux de Thierry Meyssan. Mais la version officielle présente de nombreuses incohérences. Ce que j'apprécierais, c'est qu'il y ait un débat sérieux, avec échange des arguments entre partisans des diverses thèses afin que le public puisse se faire une opinion.

 Je suis agacé par les super - conspirationnistes qui voient des complots partout. Mais l'acharnement de la RTBF contre tous les blogueurs (voir plus loin) m'a fait l'effet d'une super - théorie du complot. Ce matin, 11 septembre, le quotidien belge Le Soir publie un dossier de deux pages, beaucoup plus équilibré que la RTBF, sur les doutes raisonnables qui entourent la version officielle de l'administration Bush.

Question 2 : Est-il déontologique de passer sous silence la troisième hypothèse ?

En 2003, le chercheur belge Peter Franssen publiait 11 septembre : Pourquoi ils ont laissé faire les pirates de l'air ? Il relevait les invraisemblances manifestes de la version Bush. Et il émettait une hypothèse que je trouve intéressante. Des services secrets US et sans doute certains responsables politiques US (pas Bush personnellement bien sûr, c'est une marionnette) auraient été au courant qu'un attentat se préparait (il y avait eu beaucoup d'avertissements venant de services étrangers). Ils auraient laissé faire car ils avaient besoin d'un nouveau Pearl Harbour. Et pourquoi ?

 Parce que l'administration Bush avait élaboré un programme (intitulé Project for a New American Century) de recolonisation brutale de régions stratégiques, liées au pétrole, qu'elle avait besoin de prétextes pour envahir l'Irak et l'Afghanistan (et d'autres pays encore), que l'administration Bush à ses débats patinait lamentablement et que le 11 septembre a été une aubaine pour ces gens-là.

 Le 11 septembre 2001, à 18 h 40, à peine dix heures après les attentats, Donald Rumsfeld, ministre US de la Guerre, interpelle un sénateur démocrate : « Ce qui s'est passé aujourd'hui suffit-il à vous convaincre que ce pays doit, de toute urgence, accroître ses dépenses pour la défense et que l'argent pour financer ces dépenses militaires doit être prélevé, si nécessaire, dans les caisses de la Sécurité sociale. »

« Si nécessaire » ? Quelle hypocrisie ! Rumsfeld sait très bien que l'argent ne peut venir que de la Sécu. Et c'est sur cet argent que, depuis longtemps, il compte faire main basse pour enrichir le complexe militaro-industriel (dont il fait lui-même partie) !

 Tout ça fournit un mobile, au moins pour l'hypothèse n° 3, mais ne fournit pas de preuves, reconnaissons-le. Voilà pourquoi une enquête objective serait tellement nécessaire. Des millions de gens n'ont-ils pas été victimes de la prétendue 'guerre contre le terrorisme' ? Alors que les talibans offraient de livrer ben Laden et que Bush a refusé ! Ca ne pose toujours pas de questions à nos courageux journalistes ? Il est vrai que quelques mois plus tôt, Questions à la Une avait essayé de démolir le film de Michaël Moore avec des arguments assez lamentables également.

 Le vrai courage en télé serait d'investiguer sans tabous sur les dessous de la « guerre contre le terrorisme ».

Question N° 3 : Est-il déontologique d'attaquer Internet et les blogueurs, tous dans le même sac ?

 Oui, il y a sur Internet des fous et des obsédés. Comme dans la société réelle. Oui, Internet augmente leur impact et crée des risques. Mais est-il honnête de ne présenter d'Internet que le pire, des blogueurs farfelus ou suspects, et de censurer le meilleur ? Les images finales de l'émission : un faux JT RTBF, présenté par son vrai présentateur, qui qualifiait Internet de 'insultes à gogo' et de défoulement étaient d'une incroyable bassesse.

 Cette fois, Questions à la Une a employé les pires procédés. Pour réfuter les critiques adressées aux médias traditionnels, on les caricature grossièrement. Alors que des auteurs sérieux comme Chomsky, Ramonet, Bricmont Morelli, Geuens et d'autres ont publié des travaux sérieux avec des preuves sur des médiamensonges précis, travaux que la RTBF ignore soigneusement, c'est devenu dans l'émission, je cite : « Tous les journalistes seraient pourris, payés pour cacher la vérité alors que les internautes seraient tous indépendants ». N'est-ce pas une caricature grossière !

 Les critiques ne défendent pas cette thèse. Par exemple, dans mon livre Attention, médias (Les médiamensonges de la guerre du Golfe), j'avais, comme Chomsky, présenté une analyse en termes de système des médias. L'émission n'a pas cessé de confondre 'médias' et 'journalistes'. Or, ce ne sont pas les journalistes qui décident, ce sont les patrons des grands médias. Dont la majorité représente une catégorie sociale très limitée puisqu'il faut être milliardaire pour posséder une télé ou un empire de presse.

 La question-clé dans la guerre de l'info, c'est en effet la question du pouvoir sur les médias. Les médias des multinationales Lagardère, Berlusconi, Murdoch et Cie ne sont pas des 'informateurs', ce sont des armes de guerre économique et politique. Et malheureusement, les médias publics ont de moins en moins d'indépendance, autocensurés par le poids énorme de la publicité des multinationales et par les complicités au sommet avec les mêmes milieux économiques et politiques.

 La différence n'est pas entre info Internet ou pas Internet. De nouveaux médias, commerciaux, se lancent aussi sur Internet et ils sont également soumis aux mêmes règles de concurrence, de course à la rentabilité et à la pub, de production rapide, de non vérification. La différence est entre info marchandise (soumise à la pub) ou info citoyenne (mais avec des critères de rigueur). Internet offre de nouvelles possibilités. Nous y reviendrons dans un prochain texte.

 Question n° 4 : Pourquoi avez-vous escamoté la question essentielle ?

 L'émission constate : « Sur Internet de plus en plus de citoyens engagés font concurrence aux journalistes traditionnels ». Elle ne cesse de se lamenter sur la 'perte de confiance' envers les médias traditionnels. Puis, elle se lance dans un plaidoyer de mauvaise foi pour discréditer les internautes et restaurer le prestige de la carte de presse.

 Mais vous avez escamoté la question essentielle : d'où provient cette perte de confiance ? Pourquoi les gens ne croient-ils plus automatiquement ce qu'on leur raconte à la télé ? Voilà la question intéressante, non ?

 Un élément de réponse ? A chaque grande guerre, l'opinion publique a été manipulée par des médiamensonges. Les gouvernements et les armées engagent des dizaines de 'spin doctors', spécialistes de l'intox. Comment avez-vous réagi ? Avez-vous lancé une grande enquête, un grand débat ? Avez-vous été plus prudents dans vos JT en donnant aussi la parole aux critiques, en faisant appel à la prudence, en rappelant les manipulations passées ?

 C'est le moment d'ajouter un témoignage personnel. On me demande souvent (sur Internet, désolé !) comment les médias réagissent à mes travaux sur les médiamensonges. Et pourquoi on ne voit pratiquement jamais à la télé des travaux comme les miens. J'en profite pour répondre à tout le monde sur ce point. Il faut distinguer deux périodes...

 Mon premier livre sur les médiamensonges du Golfe, paru en 1992, a été censuré par Le Soir, Le Monde, Libération, et les télés françaises (faut dire qu'ils y étaient pris la main dans le sac), mais pas par la RTBF bien que celle-ci ait également été critiquée. Ce fut une exception remarquable. Entre 92 et 94, j'ai été invité à plusieurs émissions, on a même publié ma contribution dans la revue interne de la RTBF et les discussions étaient très positives. Plus tard, j'ai aussi eu l'occasion de participer à trois débats de feu L'Ecran - Témoin ou Lieu Public. Mais par la suite, ces émissions de véritables débats sont passés à la trappe, et les gens comme moi sont persona non grata à la RTBF également. Pressions politiques ?

 Question n° 5 : Les médias publics ne devraient-ils pas se différencier ?

 Finalement, comment juger cette émission ? Certes, on peut comprendre l'agacement des journalistes honnêtes qui n'aiment pas de se faire traiter de pourris. Mais leur émission n'ouvrait pas un vrai débat, il le refermait. En effet, pour nous aussi, journalistes alternatifs sur Internet, la fiabilité de l'info qui circule sur le Net pose de vrais problèmes. Mais il existe des critères pour trier le vrai du faux. Nous y reviendrons dans de prochains courriers.

 La RTBF a produit non pas une émission pour débattre, mais une attaque en dessous de la ceinture, inspirée par la panique. Comme les quotidiens, la télé est en crise, ses revenus publicitaires sont concurrencés par le média qui monte : Internet. Brandir la carte de presse officielle comme un sésame garantissant l'infaillibilité était pathétique, quand on pense à tous les médiamensonges qui ont été relayés (et parfois même produits) par des journalistes avec carte.

 La frilosité de la RTBF s'explique-t-elle par la crainte de perdre de l'audience, et donc des recettes publicitaires ? Je suis convaincu qu'une télé publique qui jouerait le jeu et qui mènerait des investigations sans tabous sur les médiamensonges, retrouverait au contraire sa crédibilité. Les gens sont attachés à la qualité de l'info qu'on leur donne, c'est pour ça qu'ils passent de plus en plus de temps à chercher sur Internet.

 Le service public veut sauver sa peau ? Il aurait un rôle à jouer. Ca passe par la suppression de la publicité, le relèvement des dotations publiques (peut-être par un impôt sur la pub justement), la lutte contre la mainmise des partis dominants sur la télé (comme sur la Justice et d'autres services publics).

 Et par le développement d'un vrai débat sur les médiamensonges et la qualité de l'info. Avec des citoyens traités en adultes et pas en consommateurs passifs.

Chiche ?

MICHEL COLLON
11 septembre 2008

PS. J'ai réagi très vite, tout ça mériterait un débat posé et serein. Le site : et l'équipe Investig'Action vous invitent à envoyer vos commentaires. Nous n'aurons pas les moyens de creuser le débat maintenant sur le 11 septembre lui-même. Mais bien sur la question la plus importante : Internet offre-t-il une alternative, comment s'assurer une info fiable, comment dépister les médiamensonges ?

Notre site contient une rubrique d'articles sur les médimensonges :

Notre rubrique médias

on peut en trouver des pages gratuites sur :

Livre Attention, médias!

12/06/2008

Critique de la décroissance économique soutenable

 

S

i on fait une analyse de notre mode de production et de consommation, on ne peut être que d’accord avec l’idée que la capitalisme agresse et détruit à la vitesse grand V les ressources naturelles et la qualité de vie des travailleurs.

 Beaucoup de mouvements naissent et font des actions pour montrer l’absurdité et la nocivité du productivisme capitaliste. Mouvements contre les Mac Do, mouvements pour les transports publics, contre les « grosses bagnoles » etc… Beaucoup lutte contre la surconsommation sentant intuitivement l’abîme social, économique et écologique vers lequel nous propulse le capitalisme. Mais, beaucoup font le même reproche au mode de production socialiste. Les adeptes de la décroissance font une critique acerbe du productivisme socialiste afin de justifier le capitalisme puisque le socialisme ne serait pas supérieur en terme de productivisme négatif. Ils prennent à foison l’exemple de l’union soviétique avant guerre pour démontrer que le but final du socialisme est exactement le même. Ce faisant, il empêche la prise de conscience que la responsabilité incombe au mode de production capitaliste et la nécessité de son renversement.

 En comparant le socialisme au productivisme capitaliste, ils omettent le besoin qu’avait l’union soviétique de l’époque de développer les forces productives jusqu’au niveau nécessaire pour nourrir, soigner, loger, éduquer le peuple. En résumé, partant de rien, les soviétiques devaient logiquement prendre la voie du développement industriel. D’autant plus que le niveau des connaissances scientifiques de l’époque ne pouvait intégrer un développement économique dans le cadre écologique.

La décroissance : un manque évident d’analyse spécifique

 S. Latouche, un des théoriciens de la décroissance économique soutenable, dans « survivre au développement » se trompe de cible. Il procède d’une logique fallacieuse. Il arrive à la conclusion qu’il faut rejeter tout forme de développement économique parce qu’il n’analyse pas les traits caractéristiques du capitalisme : la propriété privée des moyens de production et la loi de la valeur. Il confond développement économique et développement capitaliste. Comme il n’y a pour lui qu’une seule forme de développement économique, celle du capitalisme, et comme celui-ci est nocif à l’humanité, il faut rejeter le développement. Il dit qu’un autre développement que le capitalisme est un non-sens et qu’il n’existe pas d’autre forme de développement économique.

 Il oublie et pour cause, comme Marx nous l’explique dans le capital, que dans le cadre de la production marchande du système capitaliste, la production est uniquement destinée à être vendue en vue du profit ce qui, immanquablement, conduit à une surproduction qui entraîne une surconsommation. Le développement anarchique et le gaspillage sont donc bien la conséquence du mode de production capitaliste qui donne la fausse idée qu’une accumulation matérielle infinie est possible. Cette accumulation n’est pas destinée à répondre aux besoins de l’humanité mais à être concentrée dans les mains d’une poignée de capitalistes. C’est parce que ce développement économique est uniquement quantitatif et non qualitatif qu’il est insoutenable dans le cadre d’un monde fini.

 En omettant cette analyse, Latouche renverse la pyramide des responsabilités : ce n’est pas le mode de production qui « pourrit » le monde mais, l’homme, le consommateur final qui par sa surconsommation « pourrit » la planète. Il devient dès lors facile de parler de décroissance soutenable.

La décroissance : une notion réellement dangereuse

 Latouche prévoit des catastrophes humanitaires si nous n’adoptons pas le concept de décroissance économique soutenable car la capacité de charge de la terre est dépassée, écrit-il. Il induit une certaine pédagogie de la catastrophe. Alors, je pose cette question : combien de catastrophes et de destruction de vies humaines faudra t’il pour que les masses prennent conscience de la dangerosité du système capitaliste ? On peut donc en tirer comme conclusion que nous sommes « trop sur terre » tout comme l’ignoble individu qu’était Malthus l’avait fait auparavant. C’est en sens que le concept de décroissance économique soutenable est dangereux. Pour accepter les alternatives de consommation, les travailleurs devront accepter des dégâts considérables. Mais une fois, ces dégâts commis et le recul du niveau de vie acquis, la partie ne sera que remise. En ne supprimant pas le système de production capitaliste, ce concept de « décroissance économique soutenable » ne fait que reculer le problème : il recommencera, par sa soif de profit, à nous conduire à l’abîme. Est-ce que S.Latouche est prêt à condamner une partie de la population mondiale pour que de toute façon cela recommence ensuite ?

Nécessité du système socialiste ?

 Si la croissance du monde capitaliste est indéniablement une catastrophe, ce n’est pas par des mesures individuelles de « déconsommation » ou en faisant revenir le revenu par travailleur à celui des années 60, chose que revendique Latouche, que nous arriverons à empêcher les « catastrophes ». C’est bien par une mesure d’ordre collectif, le renversement du mode de production, que nous y arriverons. C’est en supprimant la propriété privée des moyens de production, que les travailleurs pourront intégré un concept de soutenabilité dans la production de biens de consommation.Marx écrivait aussi que « l’homme ne peut faire autrement que la nature elle-même ». C’est dans cette logique que le système socialiste est une nécessité. Puisque la propriété des moyens de production dans le socialisme est une propriété commune des travailleurs, la notion de profit disparaît ce qui conduit à une production harmonieuse. Supprimant la concurrence, la publicité (6% du PIB mondial), grand vecteur de gaspillage disparaît. Un plan public pour le développement des énergies renouvelables, le transfert des technologies non polluantes pour aider au développement du tiers-monde, le développement des transports publics et la disparition de la voiture individuelle, le développement d’une production basée sur les besoins de l’humanité deviendra possible puisque la notion de profit disparaît. Dans le cadre d’une propriété privée des moyens de production, tout cela est impossible.

 Seul un modèle socialiste est apte à respecter les « 2 seules sources de richesse : la nature et le travail ». Seul un modèle socialiste sera apte à un contrôle efficace de la croissance dans le cadre du respect de la nature et d’un monde fini. Ce n’est pas le quantitatif qui primera mais le qualitatif. Ce faisant, il sera possible de développer au mieux un autre type de croissance basée sur l’éducation la santé, le logement, l’éducation et l’épanouissement des travailleurs. , la qualité de vie et de l’environnement.

 Il est évident, si on veut " sauver " la terre qu'il faut renverser les rapports de production et, cela ne nous conduira pas au " retour à la bougie ".

05/06/2008

PTB Liège : action 21 à 6% TVA énergie


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"Du courant pas comme les autres ».

 Matinée pluvieuse mais une trentaine de militants du PTB ainsi que la presse s’étaient déplacés ce jeudi 5 juin place St-Lambert, au centre de liège, pour inaugurer un pylône électrique très proche des gens.

 En effet, ce n’est pas sans émotion, que Raoul Hedebouw porte parole du PTB, à coupé le ruban inaugural du pylône délivrant de l’électricité très spéciale. Raoul a pu arraché une valse d’applaudissement lorsqu’il a déclaré : " outre son caractère 100 % écologique pure bois, ce pylône a une autre particularité. il livre un courant un peu particulier. Un peu comme le canada dry, c'est comme le courant que vous avez à la maison, mais ce n'est pas le courant que vous avez à la maison, car le courant livré par ce pylône est un courant taxé de 6 % de TVA et non pas de 21 %". Face aux désintérêts de la classe politique, Raoul a pu exprimer une des revendications du PTB en matière de pouvoir d’achat : " voir le taux de TVA sur les énergies, la taxe la plus injuste, passer de 21 à 6% car c’est un besoin de première nécessité ".

 L’annonce que la pétition du PTB pour la baisse de la TVA à recueilli à ce jour plus de 90.000 signatures a été particulièrement bien reçue par l’assemblée et, constitue une fameuse stimulation pour la suite.

 Raoul Hedebouw a aussi insisté « sur le besoin de mobilisation des travailleurs », invitant la population liègeoise à venir renforcer la manifestation syndicale de ce lundi 9 juin.

 Nadia Moscufo, conseillère communale PTB à Herstal, s’est réjouie, à la veille d’une semaine d’action syndicale pour le pouvoir d’achat, de voir les syndicats présenter la même revendication.

 La couverture médiatique de cette action symbolique du PTB Liège devrait encourager les travailleuses et travailleurs liègeois à s’unir dans les diverses actions destinées à augmenter le pouvoir d’achat en ces temps particulièrement difficiles.

20:54 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ptb, electricite, gaz, tva, ps, mr, electrabel |  Facebook |

19/05/2008

Le Mexique à contre-courant

 

pemex

Alors qu’un grand mouvement de lutte contre l’impérialisme et les multinationales s’accroît en Amérique latine, le gouvernement mexicain envisage la privatisation de sa société pétrolière, PEMEX, l’entreprise étatique du pétrole mexicain.

 A l’encontre du Venezuela, de la Bolivie et de l’Equateur qui cherchent à distribuer les rentrées du pétrole et du gaz à leurs travailleurs, le gouvernement de droite avec à sa tête Felipe Calderon, envisage une privatisation partielle de la société pétrolière nationale.

 L’argument principal pour justifier ce retour en arrière est le besoin de capitaux pour rénover l’entreprise. Depuis 3 ans la production est en baisse constante ce qui fait dire à Jesus Reyes Heroles, directeur général de l’entreprise « Pemex fait face à une réelle détérioration technologique, financière et manque de ressources humaines pour exploiter la ressource naturelle ». La justification de la privatisation, aux yeux du gouvernement, trouve sa source dans l’autonomisation de l’entreprise pour contracter des projets avec le secteur privé afin de disposer d’un plus grand capital pour l’exploitation des bassins du Sud-Est et du Golfe du Mexique. Cette privatisation permettra aux multinationales de prendre le contrôle de la société d’Etat.

Le peuple exprime son désaccord

 Ce dimanche 4 mai 2008, une véritable marée humaine est descendue sur le centre de Mexico pour défendre l’entreprise nationale, symbole de la révolution et de la souveraineté mexicaine. L’appel pour cette manifestation provenait du mouvement pour la défense du pétrole formé, entre-autre par les partis progressistes qui soutiennent  Andrés Manuel López Obrador (AMLO), ancien maire de Mexico, qui avait perdu d’un cheveu les élections présidentielles – d’ailleurs frauduleuses - de 2006.

 Avant cette manifestation, pendant 16 jours, des femmes formant des brigades ont bloqué l’accès aux Parlement. Au mois d’avril, 46 parlementaires du PRD (Parti de la Révolution démocratique) ont entamé une grève de la faim, empêchant ainsi, la droite d’entériner la privatisation lors des sessions parlementaires.

 Toutes ces actions ont permis que la droite accepte une débat national sur le sujet. La gauche exigeant même l’organisation d’un référendum.

L’enjeu pour le peuple mexicain est de taille

 Le Mexique est le sixième producteur mondial de pétrole et le onzième en terme de réserves prouvées. De plus, sa frontière commune avec les USA, en fait le troisième fournisseur du pays de l’Oncle Sam, premier consommateur au monde de pétrole. On comprend mieux dès lors l’avidité des multinationales de voir cette société d’Etat tomber sous leur contrôle.

 L’entreprise, nationalisée en 1938 par le président Lazaro Cardenas, est « intouchable » pour les travailleurs du pays. En effet, ce n’est pas moins du tiers des revenus publics, soit 60 milliards de dollars, que rapporte PEMEX au peuple mexicain.

 Après avoir déjà perdu sa souveraineté alimentaire au profits des transnationales US, les travailleurs mexicains ne peuvent se permettent la perte de sa souveraineté pétrolière. López Obrador à d’ailleurs déclaré : «  le Mexique perdrait sa maîtrise des secteurs stratégiques que sont  l'exploration, le forage, le raffinage, la pétrochimie, le transport, les oléoducs et le stockage de produits pétroliers ».

Hugo Chavez et Lula Da Silva ont fait la proposition au gouvernement mexicain d’associer PEMEX aux entreprises pétrolières publiques et parapubliques de leur pays respectifs afin de l’aider dans son développement dans le cadre public. Le refus ou la non-réponse du Président Calderon, ancien ministre de l’énergie, ne l’oublions pas, a fait dire à Chavez « Calderon veut brader la souveraineté du Mexique et offrir la manne pétrolière à des personnes privées nationales et étrangères ".

La menace étasunienne sur l’Amérique Latine se précise

 Les Etats-Unis ont en Amérique latine deux points d’appui principaux, la Colombie du Président d’extrême droite Uribe et le Mexique de Calderon. Pour eux, il est impératif de briser la résistance populaire mexicaine. 

 Les attaques de la part des USA contre le processus anti-impérialiste de l’Amérique Latine se font de plus en plus grandes : les campagnes contre Chavez, le bombardement colombien en Equateur, les menaces pressantesde dislocation de la Bolivie, la mise en place ou plutôt remise en place de la IVe flotte US d’intervention dans la région.  c’est maintenant au tour du Mexique. Le grand capital US entend bien refaire de l’Amérique Latine son « jardin privé » en tentant de se réapproprier les ressources naturelles du sous-continent américain.

Source : Telesur, Benito Perez, Fidel Castro.

07/03/2008

Fermeture des bureaux de Poste

 

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Non à la fermeture des bureaux de poste dans la région liègeoise

 Nous apprenons la visite de Monsieur Thys, directeur de la poste, ce jeudi 13 mars à 18 h 30 au centre postal d’Awans. Il vient expliquer au personnel employé son plan stratégique. Le ptb souhaite, à cette occasion, réaffirmer qu’il n’accepte pas la logique de fermeture des bureaux de poste et sera devant le centre d’Awans pour le redire à Monsieur Thys.

Parce que la poste doit être là pour les gens et pas pour l’argent.

Jeudi 13 Mars à 18 heures Rassemblement devant le centre postal d’Awans Rue de la Chaudronnerie. Afin de remettre le pigeon d’or à la direction de la poste.

 

Les usagers de la poste ne sont pas des pigeons voyageurs !!!

10/02/2008

Pétition pour la TVA du gaz et de l'électricité de 21 à 6%

 

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Pétition

 L’énergie n’est pas un luxe, mais un besoin de première nécessité.

 Ramenez la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6%, à charge d’ Electrabel.

 L’énergie est une nécessité vitale. Pourtant, en Belgique, nous payons 21 % de TVA sur le gaz et l’électricité. Soit le tarif pour les produits de luxe !

 Pour l’eau du robinet, les fruits et légumes et les médicaments, nous ne payons que 6 % de TVA. Pourquoi, alors, 21 % pour le chauffage et l’éclairage ?

 200 euros de réduction sur la facture d’énergie. En appliquant un tarif TVA de 6 % sur le gaz et l’électricité, une famille moyenne épargnera 200 euros par an.

 D’autres pays européens le font déjà. Au Luxembourg, le tarif TVA pour l’énergie est de 6 %, et en Grande-Bretagne de 5 %. À quand le tour de la Belgique ?

 Ecrémer les superprofits d’Electrabel. Avec la réduction de la TVA, l’État percevra moins de rentrées. Nous voulons qu’Electrabel et les autres géants de l’énergie comblent ce manque à gagner. Avec ses prix élevés de l’énergie, Electrabel engrange des profits faramineux : 2,3 milliards d’euros par an.

 Avec le PTB signez la pétition en ligne en cliquant sur la bannière ici-bas :

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  • Une brochure des spécialistes PTB Raoul Hedebouw et Tom De Meester sera disponible à partir du 11 février. Vous pouvez aussi les inviter dans votre commune :
  • Raoul Hedebouw | 0477/986510 raoul_hedebouw(at)yahoo.fr
  • Tom De Meester | 0486/582668 tomdemeester(at)telenet.be
  •  

    " Pétition " Sauvons La Poste

     

    decoration

    De nouveaux bureaux de poste vont encore fermés en 2008 !!!

    La poste doit être là pour les gens et non pas pour l’argent

     5 jours par semaine, La Poste délivre le courrier aux 4 coins du pays, même les plus reculés. Les personnes à mobilité réduite peuvent s’adresser au facteur ou au bureau de poste pour leur pension, pour un versement ou tout simplement pour bavarder. Le bureau de poste occupe une place de premier plan dans la vie sociale du quartier. NOUS VOULONS QUE CELA CONTINUE. Ce service public doit absolument rester en place.

     La coalition violette, MR et PS, qui vient de gouverner pendant 8 ans, responsable de la libéralisation des services publics, ne l’oublions pas, a sacrifié le rôle social de La poste sur l’autel du profit. En effet 277 bureaux de poste ont étés 

     Avec le PTB nous réclamons :

    • Les facteurs puissent continuer à jouer leur rôle social.
    • Les bureaux de poste de proximité restent ouverts.
    • La poste doit rester un service public et non privé
    • La poste est une entreprise de communication nous devrions trouver dans chaque bureaux un raccordement internet et une mise a disposition d'un ordinateur au prix d'usage d'un timbre

     Face au démentèlement du service public, il nous faut réagir :

     Signez la pétition "Sauvons la poste" en cliquant sur la bannière ici-bas :

     

    sauvonslaposte5-2-d8411

     

    11:39 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, ps, mr, service public, societe, ptb, fermeture, fgtb, csc |  Facebook |

    14/10/2007

    Nouvelle hausse du prix de l'énergie

     

    electrabel

    Comme tout le monde, je pense, je suis une nouvelle fois révolté devant cette nouvelle augmentation. Il est vrai que j' avais annoncé fin juin une augmentation totale de 250 eur (dans une lettre publiée dans "La Meuse" et "La Dernière Heure". Et bien, les travailleurs y sont.

     Cette nouvelle hausse annoncée prouve une nouvelle fois que la libéralisation de l'énergie et, des services publics en général, est une catastrophe pour les travailleurs. Non seulement la coalition PS-MR du gouvernement sortant a libéralisé le secteur mais en plus, elle a enlevé la possibilité de l'état de freiner les hausses de tarifs en jugulant le CREG. Il est temps de voir clair : c'est l'appauvrissement général des travailleurs! Quelques soient les belles paroles de nos décideurs politiques, cet appauvrissement est le résultat de leur politique et non d'une quelconque fatalité. C'est celle de leur collusion avec les grandes entreprises afin d'augmenter toujours plus leurs bénéfices. Le 12/10, 7sur7 annonçait que Electrabel avait économisé 30,2 millions d'euros d'impôts par le biez des intérêts notionnels. Il ne peut y avoir meilleure preuve du soutien des partis au pouvoir pour les grands capitalistes : non seulement ils ont tout mis en oeuvre pour leur permettre d'augmenter leurs tarifs mais ils ont aussi tout fait pour qu'ils paient le moins possible d'impôts.

     Sur le temps que les actionnaires gonflent leurs poches, des dizaines de milliers de famille se voient privées de chauffage et d'électricité faute de pouvoir payer leurs factures devenues insupportables (chiffres qui forcément va en augmentant). En effet, depuis la libéralisation, en cas de défaut de paiement de 2 mois, il n'est plus possible de prendre des arrangements de remboursement comme c'était le cas avec les intercommunales. Dorénavant c'est la coupure avec placement de compteur à cartes payant de surcroît. La libéralisation devait faire chuter les prix qu'ils disaient... Tu parles !!

     Je suis particulièrement attaché à l'écologie mais, si la diminution de la consommation énergétique doit se faire en privant les travailleurs de chauffage et électricité alors, je m'insurge !!

     Cette diminution nécessaire doit se faire en réorganisant totalement la société : pourquoi les bénéfices indécents des sociétés énergétiques ne serviraient-ils pas à réaménager les logements et les transports en commun. Cela serait sûrement une solution nettement plus sociale et équitable. (voir mes autres posts à ce sujet)

     On le voit, ce n'est pas en choisissant son fournisseur que les tarifs descendent : depuis la date de cette libéralisation, le 01/01/2007, le travailleur subit 2 augmentations majeures...Qu'est-ce que ce sera en 5 ans?

     En continuant à soutenir lors des élections ces familles politiques, le travailleur continuera à scier la branche sur laquelle il est assis, lui et sa famille. J'oubliais, le gouvernement en place tente par tous les moyens de briser la sécurité sociale, cette solidarité que plusieurs générations de travailleurs ont acquis par leur lutte. Ah, si ils pouvaient penser d'abord aux gens avant le profit...

    01/09/2007

    La Belgique en 2010

    dessin poste

    Cliquez sur l'image pour aller signer la pétition contre la fermeture des bureaux de poste de Liège-Ouest !!!

    20.000 habitants vont se retrouver sans bureau de poste. Merci à vous.

    16/04/2007

    Kraft Foods Belgium

    kraft1 Bientôt on ne sentira plus l’odeur du café de qualité à Jupille !!!

    Suite à la confirmation de fermeture ,le jeudi 29 mars 2007 dernier était un jour aussi noir que le café pour les 93 travailleurs et travailleuses du site de jupille.

     

    Cela faisait plusieurs mois qu’on parlait de l’intention de Kraft de cesser la torréfaction du café sur le site de Jupille. La fermeture devrait être effective dans les 30 jours même si la direction laisse planer l’espoir d’un repreneur. Il faut constater que le sort de ces 93 travailleurs n’a pas ému le moindre des « ténors » de la politique qui, n’y voyaient certainement pas un avantage électoral contrairement au site de VW.

     Si ces quelques dizaines de courageux travailleurs et travailleuses valent, sur l’échiquier politique et médiatique, moins que ceux de VW ; leur dignité, elle, est celle de tous ceux qui font de leur travail un honneur, celui de fabriquer un bon produit. Car, ils en sont fiers de leur « café », qu’ils produisaient depuis plusieurs générations. D’abord dans une entreprise familiale, « Chat Noir » et depuis quelques années, pour la multinationale « Kraft Food belgium ». Il est vrai que ce type d’honneur n’existe pas dans le monde des actionnaires qui, afin de toujours faire plus de profit, n’hésitent pas à sacrifier ceux et celles qui les ont enrichis à la sueur de leur travail.

     

    La combativité du personnel arrache un bon plan social

     

    Grâce à leur combat, celle de la délégation syndicale de la FGTB et de son permanent, M. Serge Demeuse, le personnel a pu arraché un plan social qui leur permettra de survivre quelque temps. La prime de base sera de 50.000 eur, plus un complément de préavis (grille Claes) et 500 eur suplémentaires par année d’ancienneté.

     A l’approche des élections, il est nécessaire d’avoir un débat de fond pour promulguer des lois qui empêcheraient les multinationales de fermer des sites de productions vivables car, ne l’oublions pas, le site de Jupille rapporte de l’argent à ses actionnaires. Pourquoi ne pas nationaliser purement et simplement ce type d’entreprises ? Ce qui aurait pour mérite de non seulement,de garder l’emploi, mais aussi, d’engranger des bénéfices pour l’ensemble des travailleurs de Belgique afin d’améliorer la santé, l’éducation, les logements etc…

     Ces employés du site de jupille rejoindront dans quelques semaines, le rang de ceux qui n’ont plus de lendemain. Ce jeudi 29 mars 2007, les travailleurs et travailleuses avaient la rage au cœur, la peur au ventre et les yeux rougis de tristesse, ils se sentaient bien seuls, abandonnés des médias traditionnelles. C’est eux, et non les actionnaires, qui doivent annoncer à leurs enfants que dorénavant la vie sera beaucoup plus difficile à la maison parce que des capitalistes, toujours plus avides de profit, n’achèteront plus la seule richesse de ces ouvriers et employés : la force de leurs bras !!!!

     Dans très peu temps, l’odeur du bon café ne flattera plus les narines lorsqu’on passera sur l’autoroute à Jupille, on y était tous habitués, dans notre bonne vieille cité de Liège  et le dernier jour de production un bandeau noir ornera mon bras en pensant aux camarades travailleurs « de chez Kraft » comme on dit à Jupille.

     

     

    15/02/2007

    Greenpeace et le réchauffement climatique

    solidaire 2

    Bonjour,

    Suite à l'interview d'une représentante de Greenpeace paru dans le journal "solidaire" de ce mercredi 14/02/07, j'ai écrit cette réaction (vous pouvez lire l'interview en cliquant sur la banniére) :

    Puisque le débat est ouvert sur le réchauffement climatique, ouvrons-le vraiment !

     Il est très facile voir malhonnête d'affirmer que le réchauffement climatique est de la faute de l'homme. Encore faut-il voir de quel homme s’agit-il? Est-ce les pauvres que notre société capitalise engendre? Est-ce les habitants des pays du tiers-monde qui n'ont jamais profité de ce système alors que les capitalistes n'ont pas cessé de piller leur matières premières pour accumuler des sommes indécentes? Est-ce les indiens d’Amazonie qui voient tous les jours leur habitat naturel, la forêt amazonienne, poumon de la planète, fondre comme une peau de chagrin sous les bulldozers pour enrichir des propriétaires terriens? Est-ce les travailleurs du monde entier, dans toutes les entreprises capitalistes, qui n’ont rien à dire aussi bien sur les biens qu’ils fabriquent (ces biens répondent-ils vraiment à leur besoins ou servent-ils uniquement à enrichir leurs patrons?) que sur la façon dont ils sont fabriqués? Non, Greenpeace, ce n’est pas la faute de l’homme mais de la faute du capitalisme qui pour assouvir sa soif de profit et d’accumulation du capital doit «produire pour produire ce qui entraîne une consommation pour la consommation »(Karl Marx, théories sur la plus-value, tome 1). Tout cela entraînant un gaspillage et une surpollution sans précédent.

     Dire que c’est l’homme faire porter la responsabilité à l’humanité entière et donc de faire payer la facture à tous les hommes ce qui arrange bien les capitalistes car, ainsi, on ne touchera pas à leur bénéfices. Greenpeace cite le rapport Stern, que j’ai parfaitement étudier, ce n’est pas 5 à 15% de la production qu’il annonce mais 20% de la consommation moyenne, ce qui diminuerait drastiquement leur bénéfices. C’est la raison pour laquelle Sir Nicholas Stern dit qu’il faut agir et certainement pas les conséquences désastreuses pour la population mondiale dues au réchauffement climatique. Vous le dites vous-même, ce sont d’abord les pays du sud, donc les plus pauvres de même que les pauvres du monde occidental qui vont en «prendre plein la gueule» alors que ce sont les moins responsables!

    Il me semble donc impératif que ce soient les capitalistes qui payent!

    Parlons des accords de Kyoto, c’est simplement la réponse capitaliste au phénomène:non seulement cela ne suffit pas, mais c’est un «droit de polluer» que les pays capitalistes achètent aux pays du sud. En achetant leur quotas, les capitalistes pourront continuer à polluer et, les pays pauvres ne pourront plus s’industrialiser puisque, sans ces quotas revendus, ils ne pourront plus produire. Et que feront-ils des capitaux venant de la vente de leurs quotas? Soit acheter des produits capitalistes, donc les enrichir ou, enrichir leurs oligarchies gouvernementales à la solde des pays riches. C’est pas du néo-colonialisme çà?

     Parlons des énergies renouvelables:c’est la solution mais il faut avoir abuser fortement du whisky ou de la vodka(je ne suis pas sectaire!)pour s’imaginer que les grosses sociétés qui engendrent des bénéfices astronomiques avec l’appropriation et la vente des combustibles fossiles(rien qu’Exxon 30 milliards d’euros, voir solidaire N° 5) vont lâcher le morceau en leur demandant.

     Encore une fois, pourquoi les travailleurs doivent-ils payer la note alors que leur responsabilité est très réduite? Des solutions il y en a mais pas dans le cadre d’une société basée sur le profit à outrance. Voici quelques exemples:Electrabel, (qui favorise l’énergie nucléaire car avec celle-ci, il y aura aussi appropriation de matières premières donc constitution de rente et de surprofit comme avec le pétrole) fait +/- 300 euros de bénéfices par an et par ménage en Belgique. En confisquant les bénéfices d’une seule année d’Electrabel, on pourrait fournir TOUS les ménages belges en panneaux solaires, mais, les capitalistes y perdent:avec des panneaux solaires, on ne leur achète plus l’énergie! Pensez à ce qu’on pourrait faire si on nationalisait tous les bénéfices engendrés par les sociétés énergétiques depuis que le capitalisme existe. C’est la vraie dette qu’ils doivent à l’humanité.

     Un autre exemple:si chaque travailleur avait une garantie d’emploi(pour cela il faut supprimé la loi du marché qui engendre la montée du chômage)on pourrait construire leur habitations parfaitement isolées(la dépense énergétique serait diminuée de 42% pour se chauffer, c’est autre chose que demander aux pauvres de se foutre un pull) et ainsi, diminuer les déplacements pour aller travailler, donc une économie de gaz à effets de serre. De plus, ces habitations pourraient être chauffées par des chaudières collectives fonctionnant avec la bio-masse:une grosse chaudière pour 20 habitations consomme moins que 20 chaudières individuelles, c’est mathématique mais pas très intéressant en terme de profit pour les capitalistes.

     Encore un autre:Greenpeace parle de voitures émettant moins de CO2 et consommant moins de carburant mais, imaginons que la population mondiale est fournie avec ces voitures(c’est bien légitime que tout le monde ait les mêmes avantages)dans un proche avenir, même avec une consommation moindre par voiture, cela deviendrait invivable vu le nombre de voitures qu'il faudrait pour "équiper" la planète. La solution est de voir rapidement l’utilisation de la voiture individuelle disparaître par le développement total et gratuit des transports en communs dont les bus seraient alimentés aux biocarburants, sachant que le train et le métro sont les moyens de transport les moins polluants. Solution qui aurait comme mérite de voir disparaître de nos paysages les autoroutes et de nos villes les embouteillages avec comme corollaire qu’on pourrait à nouveau rouler à vélo en toute sécurité, c’est quand même pas mal. Et les emplois me direz-vous? Les emplois perdus dans ces secteurs seraient tout simplement reconvertis dans la fabrication des logements sociaux, des panneaux solaires, des éoliennes, des biocarburants etc.. Mais encore une fois, toutes ces solutions se heurtent de plein front à la logique du profit capitaliste que Greenpeace avec ses solutions encourage.

     On pourrait remplir un livre avec toutes les solutions qu’une société marxiste pourrait nous apporter en terme de bien être et de sauvetage du climat, puisque c’est le sujet qui nous intéresse. C’est bien-là la vraie solution à coté de laquelle les solutions de Greenpeace ressemble plus à vouloir vider l’océan à coup de cuillères à café. Même sur le réchauffement climatique, ce bon vieux Karl Marx a des solutions, sacré bonhomme va, tu ne vieillis vraiment pas  !!"

    09/02/2007

    Développement Durable Pour qui ?

    Le développement durable est-il une solution ?

     Depuis la publication du rapport Stern(1) sur les conséquences économiques du réchauffement climatique, il ne se passe plus un jour sans que nos médias et nos décideurs politiques nous parlent de « développement durable ». Que vise-t’ il exactement ?

     Ce terme a été défini en 1987 (bien qu’il soit né plus tôt) par la commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le rapport Brundtland (2) et il vise à imposer les conditions nécessaires pour arriver au «développement durable», raison pour laquelle tous les politiciens du monde capitaliste s’y réfèrent, y compris les écologistes politiques.

     Il nous dit : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de «  besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ».

     En analysant cette définition, nous pouvons en retirer deux conclusions :

    -Chaque être humain a droit aux ressources de la terre

    -Chaque être humain a le droit d’utiliser les ressources terrestres mais il doit assurer leur utilisation par les générations futures.

     Ces buts sont forts louables mais, dans une société basée sur le profit à outrance, sur une planète où 20% des habitants consomment 80% des ressources il est impossible pour ces 20% d’avoir un développement durable et encore moins pour les autres. Il nous faudrait pour arriver à ces deux idéaux un partage totale de la richesse planétaire. En fait, il ne vise qu’à assurer la pérennité du système capitaliste qui épuise toutes les richesses terrestres afin d’accroître les bénéfices des multinationales.

     Pouvons-nous en douter (assurer la pérennité du système capitaliste) ?

      Plusieurs citations des plus grands dirigeants capitalistes ne permettent pas d’en douter :-« Le développement durable, c'est tout d'abord produire plus d'énergie, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d'énergies renouvelables. Dans le même temps, il faut s'assurer que cela ne se fait pas au détriment de l'environnement. »(3)
    -« Développement durable. Un accélérateur de croissance pour les Entreprises. »(4)

    -« Vous voulez sauver la planète et vous avez raison ! Le développement durable (...) ce n’est pas la croissance zéro, c’est la croissance durable. La (...) révolution que je vous propose, c’est de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques. (...) En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre. »(5)

    Des citations comme celles-là peuvent se trouver par centaines dans les médias. J’ai choisi expressément des citations françaises car l’environnement est inscrit dans leur constitution.

    Développement durable : une schizophrénie !

     L’expression «développement durable» est à tout le moins équivoque et frise même la schizophrénie. En effet, derrière le mot développement se cache «croissance capitaliste» et non le développement humain qui est généralement admis comme facteur d’épanouissement de l’humanité. Derrière le mot «durable» se cache l’idée que cette même croissance doit se poursuivre et s’amplifier durablement. Le travailleur pourra en déduire qu’il est impossible de combattre le réchauffement climatique avec ce concept car il permet de continuer à piller les ressource naturelles et à surproduire, ce qui induit forcément une surpollution, afin d’assurer le profit capitaliste. Nous analyserons plus en détail dans un autre article.

    (1)     Fin octobre 2006

    (2)     Du nom de sa présidente la Norvégienne Gro Harlem Bruntland

    (3)     Michel de Fabiani, président de BP France, 4e rencontres parlementaires sur l'énergie, jeudi 11 octobre 2001

    (4)     Déclaration du medef, l’équivalent français de la FEB

    (5)     Nicolas Sarkozy, président de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), Université d'été des Jeunes Populaires à Marseille, le dimanche 3 septembre 2006

     

    11:26 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ecologie, climat, politique |  Facebook |

    30/01/2007

    Libéralisation de L'énergie

    Cliquez sur la bannière

    Energie moins chère pour les communes et pas pour la population ?

    L’idée du PTB d’une société publique d’achat d’énergie fait des émules du côté de certains pouvoirs publics. Mais pas dans l’intérêt des travailleurs. Explications.

    La libéralisation du marché a des conséquences néfastes, pas seulement pour les travailleurs, mais aussi pour les administrations. La Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) vient de publier un rapport(1). Elle y indique que le prix de distribution de l’électricité va augmenter en 2007 de 11 % à Bruxelles et de 15 % en Flandre. Le prix, en Wallonie, devrait rester stable. Il est à noter que l’augmentation est la plus forte en Flandre, vu que la libéralisation est plus ancienne, ce qui nous montre ce qu’il adviendra en Wallonie et à Bruxelles.

     M. Schroyen, échevin des Finances de la Ville de Liège annonce que la libéralisation du marché de l’énergie coûtera un million d’euros aux finances communales(2), donc aux travailleurs. La ville de Namur a déjà annoncé qu’elle financerait cette augmentation par une nouvelle taxe. Devant ce problème pour les administrations, l’Igretec(3), a proposé à ses 68 communes affiliées de créer une centrale commune d’achat(4), mais, malheureusement, pas dans l’intérêt des travailleurs car ceux-ci ne seront pas concernés.

    Si c’est possible pour les communes…

     Jean-Jacques Cayeman, directeur financier d’Igretec déclare : « L’objectif est de se réunir, de passer un marché en commun pour obtenir de meilleurs prix auprès des fournisseurs. Non seulement, nous pourrons tirer des avantages financiers, mais aussi réaliser des économies d’échelle dans le domaine administratif.(5)» Il estime gagner, dans un premier temps, 12 % d’économie par rapport aux prix du marché. Cette centrale d’achat concerne 68 communes wallonnes affiliées à Igretec. 58 ont déjà donné leur accord, ainsi que certaines zones de police, des CPAS et la Province du Hainaut. Jean-Jacques Cayeman proclame aussi ceci : « Cette centrale se chargera en effet de réaliser les cahiers des charges pour les conventions, de gérer et suivre la consommation des communes, de les analyser, de contrôler les factures, de construire des dossiers pour obtenir des subsides dans le cadre de politiques énergétiques. Pour les communes, c'est un gain en savoir-faire, en compétences techniques ».

    … pourquoi pas pour les gens?

     Les travailleurs sont totalement mis à l’écart par cette centrale d’achat. Par l’intermédiaire de l’Igretec, société financée par les deniers publics, donc par le portefeuille des travailleurs, les décideurs politiques de Wallonie montrent bien leur intention de laisser aux petites gens le soin d’alimenter les bénéfices des sociétés privées de distribution des énergies.

          Il est dommage et parfaitement scandaleux que l’idée du PTB de créer une société publique d’achat des énergies soit reprise seulement pour les administrations - donc pour diminuer uniquement les frais des pouvoirs publics - et pas pour l’ensemble du peuple

    (1) La Dernière Heure, 20 janvier

    (2) La Meuse, 17 janvier

    (3) Intercommunale pour la gestion et la réalisation d'études techniques et économiques

    (4) La Dernière Heure, 20 janvier

    (5)Idem

    29/01/2007

    Lettre à la presse de janvier 2007

     Ceci est la lettre que j'ai envoyée à divers quotidiens francophones :

    "Bonjour,

     Cette fois-ci, la coupe est pleine ! Le gouvernement nous gruge lorsqu'il prétend que la libéralisation des énergies est une économie pour le citoyen. Non seulement nos factures ne diminuent pas(confer M.Schroyen échevin des finances à la ville de Liège dans La Meuse du 17/01/07) mais il va falloir aussi financer la consommation publique (n'oublions pas que les intercommunales reversaient une partie des bénéfices aux communes). La ville de Namur a déjà annoncé que cela pourrait se faire par une nouvelle taxe. Facture en hausse + nouvelle taxe, le peuple servira encore une fois a financé les bénéfices d'actionnaires privés. Belle démocratie !!

     Pourtant, il existe des solutions pour empêcher que l'énergie ne devienne un luxe qui grève de plus en plus les ménages belges. Les propositions du PTB+ aux dernières élections communales sont une voie à suivre :

    1)L'énergie est un bien de consommation de base au même titre que la nourriture ou l'eau, la TVA doit donc passer de 21% à 6%(n'en déplaise à notre ministre des finances),nous aurions donc une diminution nette de 15%.

    2)En créant une société publique d'achat (le processus de libéralisation ne peut être revu car c'est une directive européenne des accords de Lisbonne) qui pourrait acheter l'énergie au prix de gros (+/-50%) comme les 7 plus grosses entreprises belges le font (par ex: Solvay),le citoyen en retirerait un avantage subséquent (+/- 200 eur par an). De plus, cela serait créateur d'emplois publics car il faudrait engager du personnel pour gérer cette société.

     Mais, suivre cette voie, empêcherait les bénéfices des sociétés de gonfler, ce qui, visiblement ne plait pas à nos décideurs politiques.

    De plus en plus de travailleurs éprouvent d’énormes difficultés à survivre, il est grand temps d'en tenir compte."

     

     

    Docu-fiction de la RTBF sur le séparatisme

     
    Au lendemain du docu-fiction sur le séparatisme à la RTBF, j'avais écrit cette réaction. Elle fût publiée dans le journal du PTB "solidaire" le 15 décembre 2006.

     

    Bonjour,
    Comme beaucoup de monde j'ai été choqué par cette émission.
    En voyant les différents politiciens intervenir soit dans le docu-fiction soit sur le plateau, il m'est impossible de croire que cette émission aie pu être préparée et diffusée sans l'accord, au moins tacite, des décideurs politiques de notre pays. Croire que pendant 2 ans, le but final de l'émission ne soit pas arrivé à l'oreille de notre gouvernement serait faire preuve d'une naïveté profonde, surtout, et ne l'oublions pas que la RTBF est un service public financé à 75% par l'état. Donc, je ne pense pas que ce soit la RTBF par son seule choix qui a manipulé l' opinion publique mais, que ce sont nos politiciens les responsables.
    La façon dont le docu-fiction présente la déclaration d'indépendance de nos amis flamands est injurieuse : primo, elle les met tous dans le même sac, secundo, si cette déclaration se faisait de cette manière, elle serait digne d'un coup d'état digne d'une république bananière et, je me refuse à croire que nos amis travailleurs flamands accepteraient cela sans broncher.
    En fait, à y voir de plus près, cette émission est un formidable plaidoyer pour une fédéralisation de la sécurité sociale et du monde du travail. Je m'explique : en prouvant que la division de la Belgique est impossible elle laisse libre cours aux désirs patronaux et des financiers. Par exemple, si les CCT (conventions collectives de travail) étaient fédéralisées, il suffirait d'appliquer dans une des régions des salaires plus bas pour que l'autre s'aligne et contribue ainsi à l'abaissement des salaires par la spirale infernale que nous connaissons déjà au niveau européen.
    Donc, c'est encore une application de la devise "diviser pour mieux régner", si chère à nos gouvernants actuels. Parler de diviser ou confédéraliser (confédéralisme=fédéralisme de cons) la Belgique sert encore une fois à occulter les vrais problèmes de notre société : le chômage, l’appauvrissement etc…et à flatter l’orgueil et l’ambition démesuré de certains de nos politiciens qui jamais, au grand jamais, ne penseraient à demander notre avis (et, ils se disent démocrates !!!).
    Travailleurs Flamands, Bruxellois et Wallons, notre problème commun n’est pas un problème culturel mais un problème de survie : nous avons l’impérieuse nécessité de gagner notre vie pour nourrir notre famille alors, ne nous laissons pas manipuler par des discours fallacieux et luttons tous ensemble car et c’est la devise de la Belgique « L’union fait la force ».
    A côté des 3 propositions du PTB, qui est un parti unitaire, auxquelles j’adhère totalement, je demande que nos syndicats organise en front commun une énorme manifestation nationale pour montrer que le peuple belge ne veut pas être diviser. Cela serait un message pour tous ceux qui veulent transformer les prochaines élections fédérales en un simple affrontement linguistique et passent sous silence les besoins réels du peuple belge.
    Il nous faire être solidaire maintenant et ne pas attendre demain car il sera trop tard, notre condition de travailleurs est la même quelque soit la langue parlée, ne l’oublions surtout pas.
    Dans les divorces, c’est toujours les enfants qui trinquent, et nous, nous les travailleurs sommes les enfants de la Belgique alors, Papa et maman Di Rupo, Reynders, Leterme, Verhofstadt et consorts : ne divorcez pas, ce n’est pas l’intérêt des travailleurs !!!!

    10:29 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : medias, rtbf, separatisme, wallonie |  Facebook |

    Nos salaires sans cesse en baisse !!

      L’AIP (accord interprofessionnel qui gère nos salaires pour 2007/2008 vient d’être voté par les syndicats. Voyons comment il se présente comme un arrachage des miettes que le patronat et le gouvernement veulent bien nous accorder.

    Ce qui serait vraiment "révolutionnaire" est le réel partage des bénéfices indécents engendrés par les grosses sociétés, ils ont augmentés de 3 x en 3 ans.

    Il est vrai et, j'en suis heureux, que les 200.000 travailleurs concernés par l'augmentation du salaire minimum garanti recevront 25 euros BRUTS par mois. Un simple calcul permet de voir à quel point ce sont des miettes. Après les retenues fiscales, il devrait rester +/- 13 eur net, juste de quoi payer 8 pains par mois (j'espère que les travailleurs n’ont pas trop faim)... En voilà une belle augmentation !!!

     Notons que cela ne concerne pas les travailleurs en dessous de 21 ans mais, aux yeux des patrons et du gouvernement, ce sont sûrement des « sous-travailleurs ».

     Ne croyez-vous pas que ce « cadeau» de 25 eur (qui était aussi un projet de M. Di Rupo) sert surtout à faire passer la pilule sur toutes les mesures de régression sociale que contient cet AIP ? Surtout, et c'est important, que cette augmentation sera financée en partie par l'état donc par tous les travailleurs, ce qu'on donne d'une main est retirée par l'autre.

     En l’analysant point par point, on peux s’apercevoir que tout le reste est une attaque contre les acquis des travailleurs. La flexibilité et les heures supplémentaires (financées en partie par les travailleurs avec l’allègement fiscal), augmente la durée du temps travail alors qu'il y a 600.000 chômeurs, n’est-ce pas aberrant? Tôt ou tard, la durée du temps de travail augmentera sans compensation de salaire comme cela s'est passé chez VW Allemagne.

    Dans L’AIP, on parle de lutter contre l’alcoolisme et les drogues, ce qui en soit est une très bonne chose mais, c’est aussi un moyen de licencier pour faute grave donc sans indemnités. Il y a danger qu’une bonne intention se transforme en répression. Il est vrai que «le chemin de l’enfer est pavés de bonnes intentions».

    L’accord parle d’une augmentation MAXIMALE des salaires de 5% (norme salariale, ce % peut être revu à la baisse) mais cela est basé (entre-autre) sur l’index lissé et non le vrai index qui correspond à l’ augmentation du coût de la vie. Ex, les produits pétroliers ne sont pas repris dans l’index lissé alors que leur augmentation depuis 1996(date de la mise en place de la loi salariale) a été la plus forte. En 10 ans, les prix ont augmentés de 19% (source http://www.oivo-crioc.org/textes/1562.shtml), mais le salaire net, la capacité d’achat, n’a pas augmenté de 19%, bien loin de là. Ceci prouve que le travailleur s’appauvrit alors que les bénéfices des sociétés sont en constante augmentation.

    Un bon exemple vaut mieux qu’un grand discours, le salaire minimum garanti passera de 1258,91 eur brut(source http://www.csc-en-ligne.be/Images/allocations-oct06_tcm22-103322.pdf) à 1283,91 eur brut, ce qui devrait lui laisser +/- 1100 eur net. Le loyer moyen étant de 450 eur et les frais d’énergie (chauffage, électricité, eau) de +/200 eur, ce sont des besoins de base dont on ne peut se passer, il reste à peine 450 eur pour tout le reste, y compris toutes les autres taxes (communales, tv, poubelles etc). Je le répète, j’espère que le travailleur n’a pas trop faim !

    En continuant ainsi, dans 10 ans, nous serons revenus à la situation de nos grand-parents, travailler uniquement pour notre survie en balayant 60 ans de lutte pour nos acquis sociaux. Quelle belle perspective d’avenir ! Il n’est donc pas étonnant de voir, certains secteurs syndicaux refuser l’AIP, ce qui est vraiment étonnant, c’est que nos instances syndicales (je parle des dirigeants et non pas des délégués et militants de base qui continuent à se battre contre cet appauvrissement) ne refusent pas d’office cet accord.

    Tout ceci n’est pas une fatalité, l’histoire des luttes sociales, nous prouve à suffisance qu’il est possible d’arracher plus que des miettes au patronat et à son serviteur, l’état « démocratique » parlementaire. Il nous faut tous lutter à l’intérieur de nos syndicats, toutes tendances confondues, pour leur rendre la combativité des générations qui nous ont précédés. En les condamnant et en les abandonnant, les travailleurs commettraient l’erreur de laisser libre-cours aux intentions patronales : la totale régression sociale !!!

    J’en terminerai par une petite dose d’humour : FEB ((association des patrons) et décideurs gouvernementaux, faites encore un petit effort, ne baissez pas les bras et, nous, les travailleurs seront vraiment redevenus, comme avant la guerre 40-45 de pauvres bêtes de sommes dont la seule utilité est de vous rendre toujours plus riches à la sueur de notre front !!

     

    10:26 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salaire, syndicat, social |  Facebook |

    La poste une catastrophe sociale ?

     Allons-nous vers une seconde SABENA?

    La Poste était un service public dont le rôle humain était des plus remarqué. Il suffit de se rappeler l’importance du rôle social des facteurs ou des agents aux guichets. Toujours prêts à rendre service d’une manière ou d’une autre à la population mais, DEPUIS LA PRIVATISATION ET LA COURSE A LA RENTABILITE, force est de constater qu’il est devenu impossible aux agents de la Poste de remplir ce rôle social que nos aînés ont connu.

    Après la mise en place de géoroute 1 et 2, nos facteurs sont devenus des bêtes de somme : allongement des tournées et en même temps une réduction importante du personnel ce qui entraîne inévitablement un surcroît de travail et, plus personne n’arrive à terminer son travail à temps. Où est le service public et la santé des travailleurs là-dedans!!! Il y a de plus en plus de malades, congés sans solde et 4/5 temps. Ceci est la preuve de conditions de travail de plus en plus insupportables.

    Devant la fermeture annoncée et souvent déjà effective de nombreux bureaux de poste (9 rien que pour la ville de Liège), il est devenu très difficile pour une grande partie de la population de se rendre aux guichets : les  personnes âgées, pour qui se rendre à son bureau de poste était une occasion de promenade et de contacts sociaux, les isolés, les malades, les handicapés etc… LA direction de La Poste ne répond plus aux besoins d’une grosse tranche de la population et, c’est vous les travailleurs qui prenez de plein fouet les réclamations parfois houleuses des usagers de la Poste.

    Réponse de la direction : mise en place d’horaire d’ouverture plus tardif d’où encore plus de flexibilité et d’horaire impossible pour le travailleur avec pour conséquence une vie famille en  déclin !!

    Le travail des agents aux guichets est devenu un travail de banquier : propositions de placements, ventes de produits bancaires etc …au détriment du travail spécifique de la poste : LE COURRIER et ses produits dérivés. Tout cela chasse les petites gens de la poste et la direction se gorgera d’annoncer une diminution du volume global du travail MAIS, elle fait tout pour que ce volume soit en baisse !!!!

    On retrouve la même attitude de la direction général de la poste dans les centres de tri : elle ne tient pas compte par exemple de l’augmentation des envois non adressés ou les envois sous plastique et de la diminution du nombre d’emploi !!!.

    Et face à tout cela les topmanagers s’accordent des salaires énormes et les inspecteurs viennent  contrôler votre travail en voitures de luxe et PC portables payés par la Poste sur le dos de votre labeur !!! Une autre façon de diminuer l’emploi est de rendre les conditions de travail de plus en plus dures afin que le travailleur quitte de lui-même son emploi.

    LA POSTE NE PEUT BIEN FONCTIONNER QUE SI TOUS LES POSTIERS ONT LA POSSIBILITE DE BIEN FAIRE LEUR TRAVAIL DANS LA DIGNITE et cela n’est possible que si la direction respecte le métier ce qu ‘elle ne fait plus.

    En ne remplaçant pas les agents de la poste partant en retraite ou en poussant au départ volontaire, la direction de La Poste pourra se targuer d’avoir diminué le volume global de l’emploi sans licenciements secs !!!

     Et qu'arrivera-t'il si la poste danoise retire son actionnariat? Une seconde SABENA?

    Les partis au pouvoir ne parlent jamais de vos problèmes puisqu’ils sont d’accord avec le principe du profit à tous prix donc de la privatisation : les avez-vous déjà entendu prendre fait et cause pour vous ?

    Le PTB, dans son journal "SOLIDAIRE" parle régulièrement de La Poste et des services publics en général. Je vous invite à visiter le site : www.solidaire.org

    10:22 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, services publics |  Facebook |