02/02/2010

Rudy Demotte favorable aux points poste dans les communes ou chronique du double langage du PS !!!

affiche poste  Sur le site du journal « La Meuse » de ce jour, on peut trouver un article dans lequel le ministre-président de la région wallonne se montre favorable à l’ouverture de points poste dans des locaux communaux.
  Pour arriver à ouvrir les 750 points poste d’ici 2011, la direction de La Poste doit trouver des locaux puisque depuis 2007 de nombreux points poste ont déjà fermé. La cause en est le manque de rentabilité pour l’indépendant qui avait accepté.


  Cette situation découle de la libéralisation du service postal signé par le PS et le MR lorsqu’ils étaient ensemble au gouvernement.


  Plutôt que de revoir le contrat de gestion avec « La Poste » qui, provoquera à terme la disparition de plus de 650 bureaux et plus de 15.000 emplois, M. Demotte demande à la collectivité de sortir ses « sous » pour aider une entreprise privatisée et qui fait des bénéfices pour ses actionnaires.


  En effet, le ministre président dit « l’idéal serait que les communes accueillent elles-mêmes un point poste dans leurs bâtiments, en mettant du personnel à disposition. Tout en s’assurant que cela ne grève pas le budget des communes, déjà souvent sur la corde raide. Si compensations financières il devait y avoir, ce serait au fédéral ou à la Poste à donner du bois de rallonge. ».


  Donc, pour lui, ce serait le fédéral, qui devrait régler les frais de mises à disposition de locaux et de personnel, donc avec nos impôts. Il serait contradictoire pour « Poste » de payer ses frais auquel cas elle pourrait tout aussi bien laisser ouverts les bureaux de poste.


  Quant au service rendu par les points poste, il est indéniable, contrairement à ce qui est dit dans l’article, qu’ils ne répondent pas aux besoins de la population. Entre autre, il n’y a pas de service bancaire et les paiements sont limités à 350 euros : bonjour pour payer son loyer au point poste !!!!


  Et ce n’est pas tout, la direction de La Poste précise que ce serait au personnel communal de gérer les points poste, pas aux facteurs. Là c’est tout bénéfice pour « La Poste » : même pas besoin de payer les salaires du personnel. Ceci augmenterait aussi la charge de travail du personnel communal.


  Les bureaux de poste sont le secteur le moins rentable de « La Poste », la proposition de M. Demotte dévoile, en fait, la volonté du PS de soutenir les actionnaires et leur dividendes : ce qui rapporte du profit est laissé aux actionnaires, ce qui coûte de l’argent doit être supporté par le contribuable.


  C’est bien à un double langage que nous assistons de la part du PS : d’un côté se dire favorable aux services publics et à la défense de l’emploi et de l’autre promouvoir des mesures qui coûtent à la collectivité, qui permettent l’abandon du service public, qui « tuent » l’emploi.


  Plutôt que de telles mesures, il serait bien plus « socialiste » que de revoir le contrat de gestion avec la direction de « La Poste » et d’en revenir à un service public de qualité afin de soutenir l’emploi et la qualité plutôt que les dividendes des actionnaires.

 

13:34 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poste, ps, communes, demotte, ptb, privatisation |  Facebook |

12/09/2008

Réaction à questions à la une sur le 11 septembre

 

11septembreAprès avoir vu cette émission, j’ai été très choqué du ton et des mots employés.

 Non pas choqué sur la défense des causes officielles de l’effondrement des tours. Comment une télévision publique pourrait-elle trouver le courage de remettre en cause une version dans laquelle on trouve beaucoup d’incohérence ? La recherche de la vérité implique de poser les bonnes questions, ce qui, indubitablement n’a pas été fait dans cette émission.

 Les médias officielles étant aux mains de ceux qui nous dirigent il ne peut en être autrement.

 Mais là où, nous citoyens lambdas, nous devons nous interroger, c’est lorsque des journalistes professionnels traitent tous les blogueurs comme des abrutis incapables de penser puisqu’ils ne sont pas des professionnels. Parlant un peu des « pros ». Il y a bien sûr de très bons journalistes mais leur formation (pour la plupart) ne vient-elle pas des écoles de journalisme qui sont au service de notre « belle » société ? La question que je me pose alors : ces journalistes férus de déontologie sont-ils formés ou déformés ?

 Cette fameuse déontologie ne devrait-elle pas justement aider les citoyens qui ont le courage d’émettre leur opinion en public ? Car, avoir un blog, c’est avant tout oser s’exprimer ouvertement.

 Cet univers du blog qui contient moult farfelus, manipulateurs et menteurs, il ne faut pas le nier permet, pour la première fois, depuis la tentative des radios libres, bien vite récupérées par le système, aux simples citoyens de se parler, de communiquer, d’échanger leurs idées et de pouvoir remettre en cause les politiques officielles.

 C’est bien cela qui fait peur à l’ intelligentia qui nous dirige. Il leur faut, à tout prix, que les « abrutis et farfelus » que nous sommes, ne soient pas capables d’ouvrir leurs yeux et, pire pour nos dirigeants, ne puissent pas faire passer des idées qui vont à l’encontre de l’idéologie officielle.

  Le système capitaliste a mis tant d’argent et d’effort pour supprimer les journaux d’opinion (en Belgique, à part « Solidaire » vous en connaissez d’autres ?), pour avoir main mise totale sur les chaînes de TV afin de diffuser des émissions et des films tout aussi abrutissant que manipulateurs, n’était-ce pas un grand dirigeant d’une tv française qui avait déclaré qu’il vendait des espaces publicitaires à des cerveaux amoindris ?

Le capitalisme ne voit donc pas d’un très bon œil cette forme de prise de conscience que constitue la communauté des « blogueurs » dont je fais partie. C’est sûrement cela le plus grand danger que nous représentons.

 Dans une société qui prône la « démocratie » à tout vent, il ne serait pas de bon d’interdire les blogs. D’autant plus, qu’avec leur bannière publicitaire, cela rapporte beaucoup d’argent. Comme il leur serait bien compliqué de nous interdire (pour l’instant), ils nous font passer pour des « farfelus et des abrutis ». Une « belle » façon de dire aux citoyens : « n’allez pas sur les blogs, vous n’y trouverez que des sottises, regardez nos émissions, lisez nos journaux car, nous possédons une carte de presse, nous sommes des pros, on vous donne donc la bonne information ».

 M. Defossé, vous m’aviez habitué à un sens plus profond du respect de la recherche de la vérité.

 Reste que le devoir de chaque blogueur est de vérifier au maximum les informations que nous diffusons. C’est le meilleur moyen d’être crédible et de mettre à mal les médias mensonges lorsqu’ils sont présentés aux citoyens.
 Comme nous ne sommes pas dirigés par l’empire des capitaux, nous,blogueurs, avons la possibilité d’avoir la plus grande déontologie.

11 septembre : réaction de M. Collon sur une curieuse émission télé Mes 'Questions à la Une'

collonetchavez

11

septembre : réaction à chaud sur une curieuse émission télé Mes 'Questions à la Une'
Ce 10 septembre, la télévision belge RTBF a diffusé une curieuse émission : « 11 septembre: nous a-t-on caché la vérité? - Bloggeurs et journalistes: la guerre de l'info ? » Nous encourageons chacun à la visionner (elle passera sans doute sur TV5 Monde ?). Car elle pose des questions fort actuelles, qui interpellent toute démarche d'info citoyenne.
Michel Collon
Michel Collon en discussion avec le Président Hugo Chavez. (Photo République du Vénézuela)

 Malheureusement, pour des journalistes qui ont mis en avant le sérieux et la déontologie, on ne peut pas dire qu'ils les aient eux-mêmes respectés. L'émission s'appelant Questions à la Une (beaucoup mieux inspirée d'habitude et même courageuse parfois), c'est donc le moment de leur adresser ces « Questions à la Une »...

 Question 1 : Est-il déontologique de réduire tous ceux qui se posent des questions sur le 11 septembre à des fous obsédés, antisémites et manipulés par l'extrême droite, comme l'a fait l'émission ?

 Beaucoup de gens dans le monde, notamment des scientifiques, des journalistes réputés et des gens de gauche, mettent en doute la version officielle de l'administration Bush.

 Par exemple, sur l'effondrement du troisième bâtiment, j'ai entendu des avis de physiciens dans un sens et dans l'autre. N'ayant pu consacrer à une question aussi complexe le temps qu'il faudrait pour me faire un avis personnel, je ne me suis jamais prononcé. Je n'ai pas été convaincu par les arguments de ReOpen ni ceux de Thierry Meyssan. Mais la version officielle présente de nombreuses incohérences. Ce que j'apprécierais, c'est qu'il y ait un débat sérieux, avec échange des arguments entre partisans des diverses thèses afin que le public puisse se faire une opinion.

 Je suis agacé par les super - conspirationnistes qui voient des complots partout. Mais l'acharnement de la RTBF contre tous les blogueurs (voir plus loin) m'a fait l'effet d'une super - théorie du complot. Ce matin, 11 septembre, le quotidien belge Le Soir publie un dossier de deux pages, beaucoup plus équilibré que la RTBF, sur les doutes raisonnables qui entourent la version officielle de l'administration Bush.

Question 2 : Est-il déontologique de passer sous silence la troisième hypothèse ?

En 2003, le chercheur belge Peter Franssen publiait 11 septembre : Pourquoi ils ont laissé faire les pirates de l'air ? Il relevait les invraisemblances manifestes de la version Bush. Et il émettait une hypothèse que je trouve intéressante. Des services secrets US et sans doute certains responsables politiques US (pas Bush personnellement bien sûr, c'est une marionnette) auraient été au courant qu'un attentat se préparait (il y avait eu beaucoup d'avertissements venant de services étrangers). Ils auraient laissé faire car ils avaient besoin d'un nouveau Pearl Harbour. Et pourquoi ?

 Parce que l'administration Bush avait élaboré un programme (intitulé Project for a New American Century) de recolonisation brutale de régions stratégiques, liées au pétrole, qu'elle avait besoin de prétextes pour envahir l'Irak et l'Afghanistan (et d'autres pays encore), que l'administration Bush à ses débats patinait lamentablement et que le 11 septembre a été une aubaine pour ces gens-là.

 Le 11 septembre 2001, à 18 h 40, à peine dix heures après les attentats, Donald Rumsfeld, ministre US de la Guerre, interpelle un sénateur démocrate : « Ce qui s'est passé aujourd'hui suffit-il à vous convaincre que ce pays doit, de toute urgence, accroître ses dépenses pour la défense et que l'argent pour financer ces dépenses militaires doit être prélevé, si nécessaire, dans les caisses de la Sécurité sociale. »

« Si nécessaire » ? Quelle hypocrisie ! Rumsfeld sait très bien que l'argent ne peut venir que de la Sécu. Et c'est sur cet argent que, depuis longtemps, il compte faire main basse pour enrichir le complexe militaro-industriel (dont il fait lui-même partie) !

 Tout ça fournit un mobile, au moins pour l'hypothèse n° 3, mais ne fournit pas de preuves, reconnaissons-le. Voilà pourquoi une enquête objective serait tellement nécessaire. Des millions de gens n'ont-ils pas été victimes de la prétendue 'guerre contre le terrorisme' ? Alors que les talibans offraient de livrer ben Laden et que Bush a refusé ! Ca ne pose toujours pas de questions à nos courageux journalistes ? Il est vrai que quelques mois plus tôt, Questions à la Une avait essayé de démolir le film de Michaël Moore avec des arguments assez lamentables également.

 Le vrai courage en télé serait d'investiguer sans tabous sur les dessous de la « guerre contre le terrorisme ».

Question N° 3 : Est-il déontologique d'attaquer Internet et les blogueurs, tous dans le même sac ?

 Oui, il y a sur Internet des fous et des obsédés. Comme dans la société réelle. Oui, Internet augmente leur impact et crée des risques. Mais est-il honnête de ne présenter d'Internet que le pire, des blogueurs farfelus ou suspects, et de censurer le meilleur ? Les images finales de l'émission : un faux JT RTBF, présenté par son vrai présentateur, qui qualifiait Internet de 'insultes à gogo' et de défoulement étaient d'une incroyable bassesse.

 Cette fois, Questions à la Une a employé les pires procédés. Pour réfuter les critiques adressées aux médias traditionnels, on les caricature grossièrement. Alors que des auteurs sérieux comme Chomsky, Ramonet, Bricmont Morelli, Geuens et d'autres ont publié des travaux sérieux avec des preuves sur des médiamensonges précis, travaux que la RTBF ignore soigneusement, c'est devenu dans l'émission, je cite : « Tous les journalistes seraient pourris, payés pour cacher la vérité alors que les internautes seraient tous indépendants ». N'est-ce pas une caricature grossière !

 Les critiques ne défendent pas cette thèse. Par exemple, dans mon livre Attention, médias (Les médiamensonges de la guerre du Golfe), j'avais, comme Chomsky, présenté une analyse en termes de système des médias. L'émission n'a pas cessé de confondre 'médias' et 'journalistes'. Or, ce ne sont pas les journalistes qui décident, ce sont les patrons des grands médias. Dont la majorité représente une catégorie sociale très limitée puisqu'il faut être milliardaire pour posséder une télé ou un empire de presse.

 La question-clé dans la guerre de l'info, c'est en effet la question du pouvoir sur les médias. Les médias des multinationales Lagardère, Berlusconi, Murdoch et Cie ne sont pas des 'informateurs', ce sont des armes de guerre économique et politique. Et malheureusement, les médias publics ont de moins en moins d'indépendance, autocensurés par le poids énorme de la publicité des multinationales et par les complicités au sommet avec les mêmes milieux économiques et politiques.

 La différence n'est pas entre info Internet ou pas Internet. De nouveaux médias, commerciaux, se lancent aussi sur Internet et ils sont également soumis aux mêmes règles de concurrence, de course à la rentabilité et à la pub, de production rapide, de non vérification. La différence est entre info marchandise (soumise à la pub) ou info citoyenne (mais avec des critères de rigueur). Internet offre de nouvelles possibilités. Nous y reviendrons dans un prochain texte.

 Question n° 4 : Pourquoi avez-vous escamoté la question essentielle ?

 L'émission constate : « Sur Internet de plus en plus de citoyens engagés font concurrence aux journalistes traditionnels ». Elle ne cesse de se lamenter sur la 'perte de confiance' envers les médias traditionnels. Puis, elle se lance dans un plaidoyer de mauvaise foi pour discréditer les internautes et restaurer le prestige de la carte de presse.

 Mais vous avez escamoté la question essentielle : d'où provient cette perte de confiance ? Pourquoi les gens ne croient-ils plus automatiquement ce qu'on leur raconte à la télé ? Voilà la question intéressante, non ?

 Un élément de réponse ? A chaque grande guerre, l'opinion publique a été manipulée par des médiamensonges. Les gouvernements et les armées engagent des dizaines de 'spin doctors', spécialistes de l'intox. Comment avez-vous réagi ? Avez-vous lancé une grande enquête, un grand débat ? Avez-vous été plus prudents dans vos JT en donnant aussi la parole aux critiques, en faisant appel à la prudence, en rappelant les manipulations passées ?

 C'est le moment d'ajouter un témoignage personnel. On me demande souvent (sur Internet, désolé !) comment les médias réagissent à mes travaux sur les médiamensonges. Et pourquoi on ne voit pratiquement jamais à la télé des travaux comme les miens. J'en profite pour répondre à tout le monde sur ce point. Il faut distinguer deux périodes...

 Mon premier livre sur les médiamensonges du Golfe, paru en 1992, a été censuré par Le Soir, Le Monde, Libération, et les télés françaises (faut dire qu'ils y étaient pris la main dans le sac), mais pas par la RTBF bien que celle-ci ait également été critiquée. Ce fut une exception remarquable. Entre 92 et 94, j'ai été invité à plusieurs émissions, on a même publié ma contribution dans la revue interne de la RTBF et les discussions étaient très positives. Plus tard, j'ai aussi eu l'occasion de participer à trois débats de feu L'Ecran - Témoin ou Lieu Public. Mais par la suite, ces émissions de véritables débats sont passés à la trappe, et les gens comme moi sont persona non grata à la RTBF également. Pressions politiques ?

 Question n° 5 : Les médias publics ne devraient-ils pas se différencier ?

 Finalement, comment juger cette émission ? Certes, on peut comprendre l'agacement des journalistes honnêtes qui n'aiment pas de se faire traiter de pourris. Mais leur émission n'ouvrait pas un vrai débat, il le refermait. En effet, pour nous aussi, journalistes alternatifs sur Internet, la fiabilité de l'info qui circule sur le Net pose de vrais problèmes. Mais il existe des critères pour trier le vrai du faux. Nous y reviendrons dans de prochains courriers.

 La RTBF a produit non pas une émission pour débattre, mais une attaque en dessous de la ceinture, inspirée par la panique. Comme les quotidiens, la télé est en crise, ses revenus publicitaires sont concurrencés par le média qui monte : Internet. Brandir la carte de presse officielle comme un sésame garantissant l'infaillibilité était pathétique, quand on pense à tous les médiamensonges qui ont été relayés (et parfois même produits) par des journalistes avec carte.

 La frilosité de la RTBF s'explique-t-elle par la crainte de perdre de l'audience, et donc des recettes publicitaires ? Je suis convaincu qu'une télé publique qui jouerait le jeu et qui mènerait des investigations sans tabous sur les médiamensonges, retrouverait au contraire sa crédibilité. Les gens sont attachés à la qualité de l'info qu'on leur donne, c'est pour ça qu'ils passent de plus en plus de temps à chercher sur Internet.

 Le service public veut sauver sa peau ? Il aurait un rôle à jouer. Ca passe par la suppression de la publicité, le relèvement des dotations publiques (peut-être par un impôt sur la pub justement), la lutte contre la mainmise des partis dominants sur la télé (comme sur la Justice et d'autres services publics).

 Et par le développement d'un vrai débat sur les médiamensonges et la qualité de l'info. Avec des citoyens traités en adultes et pas en consommateurs passifs.

Chiche ?

MICHEL COLLON
11 septembre 2008

PS. J'ai réagi très vite, tout ça mériterait un débat posé et serein. Le site : et l'équipe Investig'Action vous invitent à envoyer vos commentaires. Nous n'aurons pas les moyens de creuser le débat maintenant sur le 11 septembre lui-même. Mais bien sur la question la plus importante : Internet offre-t-il une alternative, comment s'assurer une info fiable, comment dépister les médiamensonges ?

Notre site contient une rubrique d'articles sur les médimensonges :

Notre rubrique médias

on peut en trouver des pages gratuites sur :

Livre Attention, médias!

16/07/2008

URGENT : Un gouvernement pour répondre aux besoins des gens

 

ptb

Le Parti du Travail de Belgique, dont je fais partie, et seul parti unitaire de notre pays, demande un gouvernement d'urgence pour augmenter le pouvoir d'achat et préserver l'épargne des gens. Il propose l'organisation simultanée des élections fédérales et régionales en juin 2009.

 Les extrémistes flamands et francophones du type De Wever et Maingain ont gagné. Depuis presque 400 jours, ils tiennent en otage l'ensemble des partis politiques. L'un veut laisser pourrir la situation pour arriver à la scission de la Belgique. L'autre incite les francophones de Bruxelles et de la périphérie à mépriser les Néerlandophones. Pendant tout ce temps, aucun problème des gens n'est résolu. C'est incompréhensible et irresponsable.

 Il est plus que temps d'arrêter ce blabla communautaire et de s'occuper des vrais problèmes. Qui peut croire que les trains rouleront mieux entre Anvers et Charleroi ou entre Ostende et Liège si la SNCB est régionalisée ? Qui peut croire que les chômeurs wallons trouveront plus facilement du travail en Flandre si le VDAB, le FOREM et Actiris s'en occupent chacun de leur côté ? Qui peut croire que la crise financière frappera moins fort si la Flandre et la Wallonie ont chacun leur ministre des Finances ?

 Le contraire est vrai, la coopération et la tolérance contribueront plus à la solution des problèmes que la division.

 Pour empêcher que les prochaines élections ne tournent à une nouvelle surenchère communautaire, le PTB propose d'organiser les élections fédérales et régionales en même temps le 9 juin 2009.  

 Comme dans tout pays démocratique, il serait indiqué que les habitants d'une région puissent voter pour des candidats de l'ensemble du pays puisque nous serons de toute façon gouvernés par des ministres issus de l'autre région. Cela aiderait à résoudre le problème de Bruxelles Hal Vilvorde car les habitants pourraient y voter pour des candidats de la langue de leur choix.

 Comme dans tout pays démocratique, il faut préserver et renforcer une sécurité sociale solidaire comme l'ont demandé les 120 000 signataires de la pétition Sauvons La Solidarité.

Entre-temps, il nous faut un gouvernement qui s'occupe de la régression du pouvoir d’achat et de la crise financière.

 Plus de 100 000 personnes ont souscrit à l'appel du PTB pour une réduction de la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 %. Les organisations syndicales ont manifesté pour cette revendication.

 Il est urgent d'arrêter la flambée des loyers et du prix des maisons.

Il est urgent d'augmenter les salaires bruts au lieu d'accorder une réduction d'impôt de 20 euros qui s'évaporera dès le passage à la pompe.

 Il est urgent de protéger les économies des petits épargnants contre la crise bancaire.

 Il est urgent de baisser les prix des médicaments. Cela peut se faire à hauteur de 90 % en appliquant le modèle kiwi proposé par le Dr Van Duppen du PTB. Aux Pays-Bas, cette mesure rapporte 350 millions d’euros à l'assurance maladie.

 Il est urgent de sauver de la mort des dizaines de sans-papiers désespérés en mettant au point des critères humains de régularisation.

 Le Parti du Travail exprime son soutien aux organisations syndicales, aux initiatives pour sauver la solidarité, aux mouvements pour le droit à l’énergie moins chère et au logement. Ils sont manifestement les seuls à pouvoir sortir le pays du marais où l’entraîne la surecnhère nationaliste.

 Le service de presse du PTB-PVDA

 

Che Presente 2008

 

affiche che presente grande

Le 26 octobre prochain, Iniciative Cuba Socialista (ICS) organise en collaboration avec intal, la 15ème édition de “Che Presente”. Cette journée nationale de solidarité avec Cuba sera consacrée au 50ème anniversaire de la révolution cubaine, fêté dans l'île, le 1er janvier 2009.

« Che presente » est une opportunité offerte à tous ceux qui recherchent des informations actuelles sur Cuba.

La journée débutera dès 12h30 avec un brunch cubain. Elle se poursuivra par un ensemble d'activités:

  • des conférences. La plus prestigieuse d'entre elles - parce bénéficiant de la présence de nombreux orateurs internationaux - abordera la révolution cubaine et ses 50 ans d'existence. Une autre conférence sera - quant à elle - consacrée à la situation des femmes cubaines.
  • des rencontres dont une réunissant de nombreux militants syndicaux et une autre portant sur la campagne « Free de Five » et les nouvelles actions de solidarité internationale.
  • des films cubains

Vous pourrez en outre découvrir de multiples stands d'information et de dégustation de spécialités cubaines (cigares, mojitos).

La journée se terminera au son de la musique cubaine par une énorme fiesta.

Che Presente 2008, Solidaridad con Cuba
Quand ? Le dimanche 26 octobre à partir de 12h30.
Où? Campus de la Plaine (VUB)- Auditorium Q – Avenue de la Plaine 2 – 1050 Bruxelles.

Je serai présent, comme chaque année à cette fête, ce sera une occasion de se rencontrer.

 

14/07/2008

Crise financière : Jusqu’où ira-t-elle ?

 

La pire chute de la Bourse de Bruxelles depuis 21 ans », titre le Soir. Les banques Fortis et Dexia plongent. L’inflation dépasse les 5 %. Une grave crise économique s’annonce.crise financiére

 Pas un jour ne passe sans une annonce de pertes massives dans le milieu financier. La perte totale par les banques atteindrait les 945 milliards (près de 600 milliards d’euros) selon le Fonds Monétaire International. Cela ne devrait pas s’arrêter car Fortis chez nous, la Royal Bank of Scotland et Barclays s’attendent à un effondrement du système bancaire sous peu. « Une période très dangereuse se rapproche rapidement - soyez prêts », met en garde Bob Janjuah, l’analyste  de la banque écossaise.

 « Nous sommes dans une mauvaise passe. Il y a à l’heure actuelle un choc inflationniste. Cela va s’avérer très négatif pour les actifs financiers. Nous allons nous mettre en position défensive. Les investisseurs s’en sortiront bien s’ils parviennent à préserver leurs patrimoines », a déclaré Tim Bond, le stratège du groupe Barclays Capital, la filiale de la Barclays Bank spécialisée dans la gestion des grosses fortunes. « La situation aux États-Unis est bien pire que nous le pensions », annonce Maurice Lippens, big boss de la Fortis, « on prévoit quelque 6 000 faillites parmi les banques américaines qui ont actuellement une faible couverture. Mais des groupes comme Citigroup, General Motors, Chrysler peuvent être emportés. Un effondrement total s’amorce aux États-Unis.

 Nous sommes ainsi au début d’une crise économique d’envergure sous tous ses aspects : économique, financier, industriel, alimentaire et énergétique vu la flambée des coûts. Elle est due au fonctionnement même du système capitaliste (voir l’article sur la spéculation)

Faut-il craindre pour l’avenir de votre épargne ?

 Dans l’immédiat, faut-il craindre pour l’avenir de votre épargne, qu’elle soit sous forme de comptes épargnes, de fonds de pension ou d’actions ?
Si d’aventure, vous avez quelques actions à risque, vendez-les, c’est ce que conseillent les banques des grandes fortunes.

 Mais faut-il craindre pour votre compte d’épargne ? Avec une chute des cours boursiers de nos principales banques en Belgique, plus de 40 % pour Fortis et Dexia, -27 % pour la KBC, soit de  2,4 milliards d’euros de dépréciations d’actifs, il y a de quoi s’inquiéter.

 En économie, le risque de faillite n’est jamais nul mais, dans notre pays il existe des mécanismes pour protéger les comptes épargnes, comptes à vue et comptes à termes. Si une banque fait faillite ou s’avère incapable de respecter ses obligations, le Fonds de protection des dépôts et des instruments financiers (par la loi du 17 décembre 1998 il est constitué par des dépôts de chaque grande banque) pourra intervenir jusqu’à concurrence de 20 000 euros par personne et par compte épargne. De quoi être rassuré dans un premier temps. Même si plusieurs banques devaient tomber en faillite, l’Etat peut, à l’instar de ce qui a été fait aux USA, mettre un très gros montant sur la table afin de sauver les banques. Ou faire comme le gouvernement britannique qui a nationalisé la Northern Rock, une banque tombé en faillite l’hiver dernier.

 Mais attention, dans ce cas, ce sont les travailleurs qui, avec leurs impôts, couvrent les pertes de ce genre de banques. Et comble, le gouvernement britannique a déjà annoncé que la Northern Rock serait reprivatisée dès que sa situation se serait améliorée.

 C’est la logique des Etats capitalistes qui nationalisent les pertes et qui privatisent les profits en laissant les travailleurs supportés seuls la crise.

Le problème se limite-t-il aux banques ?

 Un tel scénario pourrait-il arriver dans d’autres pays européens ? On peut le craindre. Le 3 juillet, le célèbre groupe financier Goldman Sachs a averti qu’il manque entre 60 et 90 milliards d’euros pour consolider les fonds propres des banques européennes. Les banques belges pourraient alors quand même s’effondrer par l’effet domino. L’imbrication des banques en Europe entre elles est telle que si une seule venait à faire faillite – pour autant qu’elle soit d’une certaine taille - elle pourrait faire tomber les autres.

 Le problème se limiterait-il aux banques ? Pas vraiment. Des banques en difficulté restreignent leurs crédits et donc affectent lentement mais sûrement l’économie réelle, l’industrie.

 Les risques de chute brutale des actions industrielles deviennent réalité. Le cours de General Motors a chuté ainsi la semaine dernière, atteignant  son cours de… 1954, ruinant des milliers de petits épargnants. Renault et Peugeot ont vu aussi leur valeur chuter de moitié . Les nuages s’amoncellent aussi pour les travailleurs.

L’envolée des prix pétroliers : conséquence de la crise actuelle

 

D epuis août 2007, on nous annonce par voie de presse, bien entendue contrôlée par les grands groupes financiers, une crise immobilière puis une crise boursière ensuite une crise financière ensuite encore une crise alimentaire et maintenant une crise pétrolière, voir un 3ème choc pétrolier. Et si on envisageait tout simplement une crise généralisée du capitalisme, un système qui ne peut plus répondre aux besoins de l’humanité.

  1. Le Rôle de la Chine
  2. Pourquoi les prix s'envolent-ils?
  3. La rente
  4. Mais, d’où vient cette spéculation ?
  5. Les grandes banques au centre de ce casino
  6. Mais pourquoi le pétrole et pas le vent ou le soleil ?

 Faire comme les économistes bourgeois, détricoter toutes ces crises sans y voir des liens entre elles, serait donner raison à ceux qui pensent que « cela va se calmer », que l’économie repartira.

 Lorsqu’on jette un œil sur les chiffres économiques, même si ils peuvent être manipulés, il ne subsiste aucun doute quant à la réalité d’une augmentation rapide de l’inflation et du chômage. Pour l’inflation, le taux officiel admis est maintenant de 5% et le chômage aux USA est de 5,5%, taux au plus haut depuis 4 ans (agence Reuters). La banque mondiale a reconnu au mois de mars que la crise va entraîner une augmentation de 5 millions de chômeurs. Pour la Belgique, le journal l’écho annonçait la semaine dernière une chute importante de la création d’emploi et 8.000 faillites pour 2008.

 Sans vouloir nier le moins du monde que dans un monde fini, les ressources limitées tel que le pétrole s’épuisent dans le contexte d’un système économique qui ne produit pas pour satisfaire les besoins des travailleurs mais pour faire du profit, il faut se poser la question de savoir si c’est bien cette raréfaction de « l’or noir » qui est la cause d’une envolée des prix aussi exponentielle.

Le rôle de la chine

 La version officielle est que face à une demande accrue des pays émergents, la production ne suit par la demande. Le phénomène ne serait du qu’à un décalage de l’offre par rapport à la demande.

 Pourtant les faits ne donne pas raison à cette thèse. " Entre 2003 et 2007, la hausse des cours du brut était forte mais progressive et le prix du baril n'avait pas dépassé le pic de 1979 en valeur réelle " (hors inflation), remarque Pierre Terzian, directeur de la revue Pétrostratégies. " Mais depuis le premier trimestre 2008, l'ascension est tellement fulgurante et les niveaux de prix tellement élevés qu'on peut parler de choc pétrolier ", ajoute-t-il. (trends 10/06/2008).Le baril de brut a mis 5 ans (2003-2007) pour passer de 40 à 90 dollars, donc une augmentation de 50 dollars mais à peine 5 mois pour passer, depuis janvier 2008 à 140 dollars, soit 50 dollars aussi.
 La demande des pays émergents qui est de 2% supplémentaires par an pouvait certes expliquer une hausse de 10 dollars en moyenne par an mais certainement pas une hausse de 50 dollars en 5 mois, c’est à dire 60% d’augmentation. La demande chinoise de pétrole ne s’est pas envolée de 60% !!! Et l’augmentation ne va pas s’arrêter en chemin : Morgan Stanley prévoit un prix de 150 dollars pour juillet, Goldman Sachs un prix de 200 dollars pour fin 2008 et Gazprom, par l’intermédiaire de son directeur prévoit un coût de 250 dollars à brève échéance (l’écho).

 Pour l’EIA, l’agence gouvernemental US pour l’énergie, la demande de la Chine devrait être de 400.000 barils supplémentaires en 2008 mais la demande US, elle devrait chuter de 190.000 barils, chute due principalement à la récession économique qui commence aux USA. Ceci sans compter la baisse de consommation que connaîtra l’Europe. En comparaison avec la demande mondiale  de 84 millions de barils/jours actuellement, la hausse de la demande chinoise ne représentera que 0,5 %. 0,5% de hausse chinoise pour une hausse de 60% du prix au baril, c’est complètement irrationnel dans les faits.

 Il ne faut oublier non plus que les chinois, pour une population de 1,3 milliards d’êtres humains consomment 7 millions de barils/jours et que les USA consomment tous les jours 20,7 millions de barils/jour pour une population de 350 millions d’habitants. Donc tout en étant 4 fois moins, « l’american way of life » consomment 3 fois plus qu’un pays qui ne demande qu’à se développer. De plus, les chinois importent 3,2 millions de barils/jour, soit moins de 50% de leur consommation et les USA 14 millions de barils/jour soit 70%.

 Tout comme les prix alimentaires montent soit disant parce que les chinois veulent mieux manger, les prix pétroliers montent parce que les chinois veulent mieux produire. Aux yeux des capitalistes occidentaux, ce sont de parfaits « salauds » que de vouloir mieux vivre.

 Reste à méditer si le modèle de consommation occidental peut être généralisé à la planète entière. Je suis, personnellement sûr du contraire, mais c’est le sujet d’un autre débat.

 La récession économique du monde occidental entraînera forcément une baisse de la consommation de la part des USA et de l’Europe. La baisse des produits de grande consommation en occident, tous les chiffres concordent pour prouver qu’elle est initiée devrait aussi entraîner une baisse de la production en Chine (30% de la production industrielle chinoise vont à l’exportation) ce qui va induire une baisse de la demande chinoise en produits pétroliers. Sauf, si la Chine se tourne vers son marché intérieur en augmentant les salaires de ses travailleurs.

 Une dernière chose sur la Chine : les chinois ne payent pas un prix final pour les produits pétroliers aussi élevés qu’en occident car ils sont largement subventionnés par l’état. Même avec un prix très haut comme actuellement, les chinois pourront continuer à subventionner le pétrole grâce à leur énorme « bas de laine » étatique : les fonds souverains qui représentent 1700 milliards de dollars et en augmentation de 90 milliards par an. Si les capitalistes occidentaux pensent tué l’économie chinoise avec un pétrole haut, ils se mettent le doigt dans l’œil. Par contre les autres économies asiatiques sont touchées de plein fouet. L’Indonésie, qui pratique aussi la subvention, vient d’annoncer une hausse de 30% des produits pétroliers (France24).

 On peut donc s’apercevoir que cette hausse vertigineuse n’est pas due à la loi de l’offre et la demande dans un contexte « normal » de rapport marchand.

Pourquoi les prix s’envolent-ils ?

 La réponse est comme pour les denrées alimentaires : la spéculation et la rente joue un rôle majeur. Il est clair que le prix maximal d’une matière première est généré par le coût maximal d’exploitation sur le marché. Dans le cas du pétrole, le coût d’exploitation le plus haut est celui des schistes bitumeux du Canada qui s’élèvent à 60 dollars le baril. Il faut y ajouter 30 dollars pour les bénéfices et la prise de risques sur les marchés pour prévoir une baisse inopportune (ces chiffres viennent d’un débat de spécialistes sur France 24 :
http://www.france24.com/fr/20080526-petrole-prix-baril-ch....
 Donc, tous ceux qui ont un coût de production inférieur à 60 dollars voient leur bénéfices augmenter proportionnellement à la baisse de ces coûts. On comprend dès lors un peu mieux le refus des pays de l’OPEP de contribuer à une baisse des prix en augmentant la production (même si la capacité excédentaire est de seulement 2 millions/barils jour actuellement). Ils se constituent, en même temps que les grandes compagnies pétrolières, une rente formidable. Cette rente énorme, à part au Venezuela, ne contribue pas à l’amélioration du sort des travailleurs de ces pays mais à l’oligarchie dominante de ces pays. Au final, il y a un transfert de richesse de la part des travailleurs du monde entier, qui payent le pétrole au prix fort, vers les « dictateurs pétroliers » que sont les compagnies pétrolières et les gouvernements capitalistes en place dans les pays producteurs.

 Il nous faut trouver malgré la rente la différence entre 90 dollars que devrait coûter le baril et les 140 dollars actuels. La réponse se trouve dans la spéculation et la rente.

La rente

 On nous parle de pénurie physique de pétrole mais, comme nous l’avons vu plus haut la capacité de production actuelle peut répondre à la demande. D’autant plus que chaque semaine on découvre de nouveaux gisements. Les schistes bitumeux du Canada et le pétrole lourd de l’Orénoque sont une réserve de 40 ans au rythme actuel à condition que le prix soit supérieur au coût de production (nous l’avons vu plus haut). Il est donc de l’intérêt des pays producteurs et des compagnies pétrolières de maintenir un prix élevé sinon ces gisements seraient inexploitables dans une économie capitaliste qui ne répond pas à des besoins mais au profit.

 Donc les pays exportateurs qui ont plusieurs décennies de réserves devant eux comme  l’Arabie Saoudite, le Canada, l’Irak (sous contrôle US) sont dans la logique de la rente. Ils mettent la main sur leurs ressources et partagent avec les majors, freinent la production car chaque baril valant plus cher, ils font plus de profit par baril à production égale. De plus, en limitant la production, ils l’étalent dans le temps. Ils bonifient leur rente au maximum sur le dos des travailleurs du monde entier. Les rentiers capitalistes ont d’ailleurs des gourous économistes pour exploiter au mieux leur rente tel que Hotteling qui à décrit en 1931 ce que devaient faire les détenteurs d’une rente pour en tirer le maximum.

 Le Venezuela fait aussi partie des pays à grandes réserves mais par sa politique social du pétrole, il contribue à l’amélioration des conditions de vie non seulement de son peuple mais aussi d’autres pays d’Amérique Latine avec les accords spéciaux qu’il prend (pétrole contre médecins avec Cuba par exemple).

 Nous pouvons concevoir qu’une matière première arrive à un prix incontrôlable si elle se raréfie complètement à cause de l’exploitation sans limites des ressources par le capitalisme en vue du profit maximal mais ce n’est pas encore à cela que nous assistons. Faire en sorte que la demande excède l’offre s’appelle : la spéculation.

 La spéculation est une des grandes caractéristiques du système capitaliste lorsqu’il est en crise. A chaque fois la crise fut précédée d’une spéculation effrénée, essentiellement sur les soit disant « valeurs refuges » qui ne sont en définitive que les besoins essentiels des travailleurs : denrées alimentaires, matières premières, énergies et immobilier (logement).

 La crise économique, qui d’abord fait grimper les prix par la spéculation, fait s’effondrer les prix tout aussi vite parce que la demande chute devant l’impossibilité qu’on les travailleurs, subissant la mise au chômage et les restrictions de salaires, à acheter la production. Un bref passage par l’histoire nous permet de s’en rendre compte Il en fut ainsi lors des crises de 1825, 1836 et 1867 sur le coton ou sur la laine; lors des crises de 1847 et de  1857 sur le blé; en 1873, 1900 et 1912 c'est sur l'acier et sur la fonte; en 1907, c'est sur le cuivre; en  1929, c'est sur presque tous les métaux et l’immobilier. En 1973 et 1979 avec le pétrole. Plus près de nous, en 2007, avec l’immobilier US.

Mais, d’où vient cette spéculation ?

 Pour tenter de le comprendre, il faut analyser la situation du monde capitaliste depuis le début des années 1970 date du début de la crise de surproduction. La source réelle du profit dans le capitalisme est dans l’exploitation du travailleur dans le procès de production. Le profit n’étant rien d’autres que du travail non payé extorqué aux travailleurs salariés. En période d’expansion économique (c’est à dire au moment où la capacité d’achat des travailleurs est à son plus haut), les capitalistes peuvent écouler la totalité des marchandises produites et récupérer sous sa forme monétaire le profit au moment de la vente des marchandises. Ce surtravail extorqué aux travailleurs peut dès lors être investit dans des machines, des matières premières et dans les salaires en embauchant plus pour encore exploiter plus. C’est ce que les économistes bourgeois appellent « faire travailler l’argent », comme si l’argent avait le pouvoir de faire de l’argent.

 Mais dans sa soif de profits toujours plus grand, le capitaliste veut exploiter toujours les salariés en augmentant le temps de travail, en diminuant les salaires, en poussant au chômage des milliers de travailleurs. Et, c’est là que la machine se grippe : il ne peut plus écouler ses marchandises car la capacité d’achat des travailleurs a baisser. La masse des capitaux ne peut donc plus être investie dans le processus normal de production puisqu’il ne peut plus vendre la totalité de la production.

 Le capitaliste, et plus spécialement le capital financier qui est devenu parasitaire puisqu’il ne peut plus être investit dans la production (à quoi sert de garder l’argent dans un coffre puisque l’argent qui dort se déprécie de jour en jour), va donc investir ses capitaux dans ce qui est sûr d’être vendu pour un temps : les besoins essentiels. Ils investissent en masse donc, dans les énergies (le pétrole et l’électricité), les denrées alimentaires, les matières premières et le logement (l’immobilier). Cette spéculation s’alimente d’elle même car, l’ensemble du capital disponible, voyant les bénéfices s’accumuler, s’engouffre dans ces bulles. Plus les prix grimpent, au plus les bénéfices montent, au plus il y aura d’investir et au plus les prix grimpent encore (c’est la bulle spéculative) jusqu’au jour où, les prix sont tellement haut que la capacité d’achat des travailleurs ne suit plus et c’est le dégonflement de la bulle avec son cortège de catastrophe comme avec la bulle immobilière US. Entre-temps, un grand nombre de travailleurs se seront retrouvés sur le carreaux : affamés avec la spéculation alimentaire, à la rue avec la spéculation immobilière, avec l’impossibilité de payer ses factures énergétiques avec la bulle pétrolières.

 Les capitalistes, en général, ne raffolent pas de ce type d’investissements car cela est très risqué, ils savent pertinent bien que chaque bulle finit toujours par éclater et au final, de nombreux capitalistes se ruinent. Ils préféreraient assurément rester dans le processus de production qui est nettement moins risqué. Mais dans un monde où seule la concurrence fait loi, que m’importe si l’autre croule, si moi, je garde la tête hors de l’eau, que j’ai amassé assez de profit et de liquidité et que je me suis retiré du casino à temps, je pourrai avec mes liquidités racheter mon « copain » capitaliste, qui s’est effondré, pour un bouchée de pain et être encore plus riche, encore exploiter plus lors de la fin de la crise. Voilà le « credo » du capitaliste !!!

 Depuis 1970 et l’envolée de la masse monétaire due au crédit , la masse des capitaux est telle qu’elle ne peut plus trouver sa place dans la spéculation, ce qui explique la multiplication des bulles spéculatives et de ses éclatements.

 La spéculation n’est donc pas la faute de quelques capitalistes véreux assoiffés de profit travaillant dans une finance dérégulée, comme nous le laisse entendre la presse bourgeoise mais inhérente au capitalisme en crise. Les spéculateurs sont les industriels, les banquiers et les états qui, par les lois de leurs gouvernements permettent la mise en place de loi favorable à la spéculation.

 En voici la preuve dans le cas du pétrole. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote. Aux USA, la commission de contrôle des échanges et des marchés à termes sur les matières premières fixent les règles sur les marges. Elle permet aux spéculateurs d’acheter des contrats à termes sur le brut au Nymex sur le marché des futures avec seulement 6% du montant de la transaction. Le reste étant du simple crédit (ils empruntent). C’est donc facile à comprendre : avec un cours à 140 dollars le baril, il suffit de posséder 6x1,4 dollars=8,4 dollars par baril « acheté ». Le reste est juste un emprunt qui nécessite un gage tel que actions, titres, immobiliers etc… Il faut donc déjà être riche pour spéculer sur les marchés.

 Imaginons la puissance des grandes banques, des fonds d’investissements, fonds de pensions etc. dans la hausse des prix du baril. Cet "effet de levier" énorme, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irrationnels et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens des salariés du monde entier.  Comme ce sont les grandes banques qui prêtent ces sommes fabuleuses, elles renflouent leurs pertes bancaires par l’intérêt perçu sur les prêts qui permettent cette spéculation, rachetant au passage les banques qui ne s’en sortent plus (bear sterns). La boucle est bouclée.
On comprend mieux pourquoi l’explosion des prix depuis janvier date de la crise boursière.

 Le travailleur qui verra son fond de pension s’écrouler lors de l’éclatement de la bulle, se retrouvera sans pension pour assurer sa retraite. Demandez aux salariés d’Enron ce qu’il est advenu de leur paisible retraite. On les a tout simplement spoliés de leur épargne. Ici se pose tout le problème des pensions par capitalisation par rapport aux pensions par répartition. Le but des capitalistes est bien de mettre la main sur ce qu’il n’ont pu extorquer aux travailleurs pendant la production : leur épargne.

 Le plus grave dans la spéculation est que c’est une nécessité pour les capitalistes si ils veulent assurer leur survie dans la crise. Peut-il y avoir un capitaliste assez « charitable » pour ne pas jouer à ce casino qui plonge les travailleurs dans la pauvreté ? Assurément non, il n’a pas le choix : il doit faire fructifier les investissements qui lui sont confier, sinon celui qui lui confie de l’argent retire ses billes et va le placer chez le voisin et, le capitaliste « charitable » fera faillite. C’est la concurrence !!! En cas de crise, lorsque le profit se fait plus rare, l’investisseur doit  prendre celui-ci où qu’il soit et de n’importe quel façon. Le cortège de dérèglement se déplie. Les lois deviennent de plus en plus permissives vis à vis du capital. Les plus « respectables » des banques à l’image de la société générale en France ou Fortis en Belgique, se jettent tête baissée dans la spéculation. Il n’y a plus que la loi de la jungle : celui qui ne plonge pas dans le casino meurt. Et tout ça, sur le dos des travailleurs.

 Il suffit de voir les propositions pour « aider » les plus pauvres. Aucuns gouvernements ne proposent d’interdire la spéculation, de diminuer le profit des capitalistes ou de nationaliser une partie des profits pour équiper les travailleurs de mesures qui permettraient la baisse de la consommation de pétrole telle que : le développement des transports publiques, les maisons isolées, les panneaux solaires etc…. Le coût doit être supporter par l’ensemble des travailleurs soit en nationalisant les banques en difficulté (northern rock) soit en créant des caisses communes tel que le fond mazout en Belgique dans une injustice où celui qui a pas beaucoup donne à celui qui n’a rien. Celui qui riche ne donne rien, même des impôts, n’est-ce pas M.Reynders,Sarkozy,Bush et consorts?

Les grandes banques au centre de ce casino

 Avec la mondialisation, le prix du pétrole ne se fixe plus réellement sur les marchés boursiers ou par les pays de l’OPEP même si ceux-ci y contribuent nous l’avons vu plus haut. Les plus grandes institutions financières du monde sont plutôt les responsables de la situation actuelle.

 F William Engdahl dans " A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order " (PlutoPress), et " Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation " (Global Research, available at www.globalresearch.ca), nous apprend que « La bourse-clé dans ce jeu est le London ICE Futures Exchange (anciennement l'International Petroleum Exchange — la Bourse Internationale du Pétrole). ICE Futures est une filiale à 100% d'Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE a été fondé à Atlanta en partie par Goldman Sachs, qui se trouve être aussi l'indice des prix des matières premières le plus utilisé au monde, le GSCI, qui est sur-lesté par le prix du pétrole ».

 Il note aussi que ICE a été l’objet d’enquêtes parlementaires et fut citée dans deux rapports : celui du 27 juin 2006 de la sous-commission permanente d’enquêtes du sénat et en décembre 2007 dans un rapport de la commission sur l’énergie et le commerce de la chambre des représentants qui avait pour but d’enquêter sur la dérégulation du commerce des contrats énergétiques à terme.

 Ces deux études montrent clairement que l’augmentation spectaculaire du pétrole est bien plus due aux milliards de dollars placés dans les contrats à termes sur le marché des futures. On peut en revenir à Enron, à sa requête, cette société fut exemptée en 2000 de toute régulation sur les marchés à termes de gré à gré par le CFTC. Les exemples d’exemption de contrôles par les organismes gouvernementaux ne manquent. Tout ceci apporte la preuve de l’analyse de Lénine dans « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme » est d’une réelle actualité. Non seulement le capitalisme s’est étendu d’une manière géographique à l’ensemble de la planète mais, son changement n’est pas un simple changement quantitatif mais un changement qualitatif. Il y a fusion du capital industriel et financier (contrairement à l’orthodoxie bourgeoise qui feint la séparation des deux capitalismes) mais les capitalistes monopolistiques placent leurs « pions » dans tous les rouages des états pour s’assurer de leur domination, exploitant et pressurisant au maximum la classe des travailleurs.

 Il me plait de reprendre à ce stade la conclusion de Engdhal : Il n'est donc pas surprenant de voir dans un rapport que Reuters a sorti le 6 mai que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être au bord d'un nouveau cours "super élevé", pouvant conduire le prix du baril jusqu'à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce gros titre " 200 dollars le baril ! " a fait la une des journaux pendant les deux jours qui ont suivi. Combien de lemmings incrédules ont-ils suivi cette annonce en plaçant leurs paris ? Puisque Goldman Sachs est dans le « secret des dieux » et pour cause.

 La théorie du pic pétrolier, la demande chinoise, les « possibles attentats » ainsi que « la rage de dents de mon bébé » ou le « battement d’ailes d’un papillon en Amazonie » n’explique en rien le phénomène actuel. Toutes les raisons sont bonnes pour manipuler les salariés et tenter de sauver un système en putréfaction. C’est de la faute des chinois, de l’OPEP, de Chavez etc… mais cela ne doit pas être de la faute des capitalistes qui font la guerre en Irak et qui se préparent à la guerre avec l’Iran (pas de chance avec Chavez, là, il a le peuple derrière lui, ce sera nettement plus corsé).

Mais pourquoi le pétrole et pas le vent ou le soleil ?

 Un de mes camarades m’a posé cette question et j’ai tenté d’y répondre. Le pétrole sert aussi en grande partie à produire de l’électricité. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte mais, les plus importants sont encore une fois, la rente et la spéculation. Comment, les capitalistes, pourraient-ils justifier leurs bénéfices, si on se mettait à produire de l’électricité en masse avec le vent, le soleil, l’eau, bref avec des énergies non seulement renouvelables mais aussi immatérielles dans le sens où elles ne peuvent ni être accaparées (rente), ni stockées(spéculation) ?

 -Une fois les investissements rentabilisés, il ne resterait qu’un coût d’entretien des installations, ils ne pourraient invoquer qu’un petit bénéfice d’exploitation aux yeux des travailleurs. Le surprofit énorme généré par la rente et la spéculation disparaîtrait. C’est la raison pour laquelle on nous bassine avec l’énergie nucléaire, au delà du danger écologique car l’uranium peut être stocké et accaparé. J’ai déjà écrit un article sur le contrôle de l’uranium par les puissances occidental. La meilleure preuve est quand même electrabel en Belgique qui continue à faire peser le coût des centrales nucléaires dans notre pays sur les travailleurs-consommateurs alors que celles-ci sont amorties depuis longtemps.

 -Derrière le pétrole, il y a toute la puissance du capitalisme US et de sa monnaie le dollar. Plus le pétrole est cher et plus la demande de dollar est énorme et moins vite il retourne aux USA, permettant du même coup à la dette US de ne pas être remboursée (voir mon précédent article sur le rôle du dollar ou les écrits de Henry Houben sur le sujet). Sur le marché international,  le pétrole est payé en dollars US. Concrètement, cela veut dire que les USA peuvent se procurer du pétrole en faisant simplement fonctionner leur planche à billets alors que tous les autres pays doivent se procurer des dollars. Ça ne serait pas possible avec le soleil et le vent.

 -La presque totalité du commerce du pétrole est sous le contrôle des entreprises pétrolières occidentales. Un haut prix du pétrole leur permet d’engranger des bénéfices supplémentaires même si la consommation et par conséquent la vente diminue. Que les capitalistes essayent avec le vent ou le soleil.

 -Un pétrole haut permettrait de relancer les champs pétrolifères US abandonnés pour cause de non-rentabilté. De même, au Royaume-Uni, des études sont menées pour rouvrir certaines mines de charbon qui pourraient s’avérer à nouveau rentables. Un article du journal français « La tribune » daté du 13 mai 2008, nous apprend que, en Pennsylvanie 2000 permis d’extraction pétrolifère ont été demandés en vue de relancer des puits qui avaient été délaissés. Toujours dans le même article, on apprend que des derricks pourraient fleurir dans le Loiret, en France et que la production dans le Land de Schleswig-Holstein, en Allemagne, pourrait être relancée. Tout ça parce que le pétrole est cher. Mais, pas un mot pour le vent et le soleil….

 -Le pétrole sert à produire, à faire tourner nos tracteurs, à faire tourner l’économie mais cette force économique prend la forme d’un chantage dans la mesure où rien n’est fait pour le remplacer. Là aussi, Lénine avait raison, lorsqu’il affirme que le capitalisme au stade de monopole freine tous progrès qui pourrait l’empêcher de faire plus de profit. Il est fort à parier que si nous étions vraiment à la veille d’une fin physique du pétrole dons vers la fin de l’économie actuelle, tous les capitaux seraient mis à disposition de la plus grande révolution technologique de l’histoire de l’humanité.  En exploitant au maximum le pétrole, le capitalisme monopoliste continue à engranger un surprofit facile sur le dos des travailleurs. Il n’a aucune raison « marchande » d’en changer.

 -Mais si le pétrole sert à construire, il sert aussi à détruire entre autre par la guerre. Comment imaginer la formidable machine de guerre des pays capitalistes (on annonçait dernièrement une augmentation de 45% en 10 des dépenses militaires dans le monde suivant le SIPRI, selon l’écho du 10 juin 2008). La presque totalité du matériel militaire fonctionne au pétrole que ce soit les avions, les chars, les camions, jeeps, bateaux fonctionne au pétrole. Donc s’équiper en armes c’est aussi se fournir en pétrole. La course aux armements c’est aussi la course au pétrole. Essayez, pour voir, de faire fonctionner tout ça sans pétrole, avec du vent ou du soleil !! La hausse du pétrole permettra de rentabiliser des champs pétrolifères abandonnés aux USA, d’investir dans la recherche de nouveaux champs rentables même si les coûts d’exploitations sont importants rendant les USA un peu moins dépendant des pays qui ne sont pas sous leur coupe dont le nombre ne cesse de grossir. Ceci couplé à la production de bio-carburants, leur dépendance sera moindre. Donc, un pétrole cher, permet de faire financer leur impérialisme militaire par les travailleurs du monde entier.

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La hausse des salaires : une nécessité face à la crise

 

La hausse des salaires serait la cause principale de la hausse des prix en Europe (5 % en juin). C’est l’idée que martèle Jean-Claude Trichet, le patron de la banque centrale européenne. Info ou intox?

 En somme, selon Trichet, en demandant une hausse de salaires, vous scierez la branche sur laquelle vous êtes assis, en augmentant l’inflation  et en provoquant ainsi la crise qui vous licenciera. Il a déclaré « qu’il fallait éviter toute complaisance avec l’inflation ».  Il a ainsi  remis en cause le fonctionnement de l’indexation automatique des salaires en Belgique.

 Or, les hausses de prix ont commencé, à grimper avec la crise et ses conséquences, bien avant toute  augmentation sérieuse de salaires. Le patronat n’a pas hésité à répercuter la hausse des coûts de production, due à la flambée des énergies et des matières premières, dans les prix à la consommation. Autrement dit, en première instance, l’inflation est importée par l’envolée des prix de matières premières et des énergies dont  les travailleurs ne sont absolument pas responsables.

 C’est après cette hausse des prix que les mouvements des travailleurs européens pour réclamer des hausses salariales se sont mis en marche et non le contraire. A écouter la Banque Centrale Européenne et le patronat, il faudrait que les travailleurs acceptent sans broncher de voir leur pouvoir d’achat baisser, entraînant un appauvrissement général.

 Pourquoi n’a-t-on jamais entendu le moindre gouvernement ou Jean-Claude Trichet parler de baisser le profit des capitalistes  pour compenser la hausse des prix ?

« L’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers »

 Dans sa lutte contre l’inflation, Trichet veut surtout préserver le capital et reporter le poids de la crise sur les travailleurs. D’une part, en bloquant les salaires, il veut limiter le coût de production et permettre un plus grand profit pour le patronat. D’autre part, dans le contexte d’une inflation haute, sans vouloir rentrer dans les détails techniques, l’argent perd plus vite de sa valeur. Ainsi si les taux d’intérêts que les rentiers peuvent retirer sur leurs placements financiers de leur capital est plus bas que le taux d’inflation, il est évident que c’est une perte sèche pour le capital. L’économiste Keynes disait déjà que « l’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers ». D’où la volonté de limiter l’inflation et de relever les taux d’intérêts.

 Par contre, pour le travailleur, lorsque les salaires ne suivent pas l’inflation, les conséquences sont doubles. La première est un appauvrissement, la seconde est que, vu la diminution de la capacité générale de consommation, les marchandises seront moins écoulées. Avec comme conséquence une production moindre entraînant une mise au chômage d’un nombre important de travailleurs. En somme, c’est la voie proposée par Trichet qui aggravera la crise.

 Il s’agit bien là d’une contradiction du système capitaliste. Les travailleurs sont à la base de toute la production des biens mais n’ont pas la capacité de les acheter car le patronat ne cesse de vouloir agrandir ses bénéfices en limitant les salaires.

 Bien sûr,  la lutte pour de plus hauts salaires ne suffira pas à empêcher la crise. Bien sûr, il ne faut pas nier que dans un second temps, d’éventuelles augmentations de salaires pourraient amplifier davantage une hausse des prix.

 Mais une augmentation des salaires peut  permettre de limiter les effets néfastes pour les travailleurs et de renvoyer (un peu) le poids de la crise sur ceux qui l’ont provoqué, les capitalistes.

Y-a-t-il moyen de protéger l’épargne du travailleur ?

 

Dans un système du profit d’abord, aucun travailleur n’est à l’abri d’une crise, y compris financière. Mais si l’Etat cessait de protéger les capitalistes, il serait possible de protéger l’épargne.

 Les banques privées jouent avec votre épargne sur les marchés financiers. Par contre, une banque publique pourrait se servir de l’épargne des travailleurs pour investir dans des projets utiles tels que les logements sociaux, crèches, transports en commun, etc.

 Les profits n’iraient pas grossir les poches des rentiers mais pourraient revenir aux travailleurs. Comme une banque publique n’est pas cotée en Bourse sa valeur ne fluctuerait pas avec les aléas de celle-ci. Le contrôle sur les flux financiers pourrait aussi être assuré, notamment pour combattre la fraude et la spéculation.

 Souvenons-nous que la CGER (absorbée depuis par Fortis) et le Crédit Communal (devenu Dexia), du temps où ils étaient publiques n’ont jamais été menacés de faillite.

Des lois anti-spéculation s’imposent

 

Même si limiter la spéculation ne s’attaque pas à la racine, des lois anti-spéculations pourraient empêcher, dans l’immédiat, que les marchés financiers fassent porter le poids de la crise uniquement sur les travailleurs.

 Actuellement, les spéculateurs (liés aux grands financiers) peuvent agir à leur guise sans restriction, y compris en spéculant sur l’alimentaire et l’énergie. Or, aucun gouvernement européen n’a proposé de mesures sérieuses visant à limiter la spéculation, à contrôler les flux financiers ou à s’attaquer aux profits des capitalistes.

 Dans l’Union européenne, il faudrait commencer par retirer l’article du traité de Lisbonne sur la libre circulation des capitaux, limiter les emprunts spéculatifs, taxer les plus-values boursières, supprimer des marchés à terme incitant à la spéculation…

Financiële crisis:Hoe diep kan ze gaan?

 

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“De ergste terugval van de Beurs van Brussel sinds 21 jaar”, bloklettert Le Soir. Fortis en Dexia kelderen. De inflatie stijgt uit boven de 5 %. Een zware economische crisis kondigt zich aan.

“Verkoop je aandelen maar snel, voor het te laat is"

 Er gaat geen dag voorbij zonder berichten over massale verliezen in de financiële sector. Volgens het Internationaal Monetair Fonds zou het totale verlies van de banken oplopen tot 945 miljard dollar (nagenoeg 600 miljard euro). En daar houdt het niet mee op, want Fortis bij ons en de Royal Bank of Scotland en Barclays verwachten dat binnen afzienbare tijd het bankwezen instort. “Er nadert met rasse schreden een zeer gevaarlijke periode – wees er op voorbereid”, waarschuwt Bob Janjuah, de analist van de Schotse bank. “We maken een zware tijd door. Er heerst op het ogenblik een inflatieschok. Die zal een zeer negatieve invloed hebben op de financiële activa. We zullen een defensieve houding aannemen. Als de investeerders erin slagen hun patrimonium te vrijwaren dan komen ze er goed vanaf”, zo verklaarde Tim Bond, de strateeg van de groep Barclays Capital, het filiaal van de Barclays Bank dat gespecialiseerd is in het beheer van grote fortuinen. “De toestand in de Verenigde Staten is veel erger dan we dachten”, verklaart Maurice Lippens, big boss van Fortis, “Men verwacht 6.000 faillissementen bij de Amerikaanse banken die vandaag een zwakke dekking hebben. Maar groepen als Citygroep, Generals Motors, Chrysler kunnen meegesleurd worden. Er is een aanzet tot totale ineenstorting in de Verenigde Staten.”

Moet je voor de toekomst van je spaargeld vrezen?

 We zitten ook aan de vooravond van een allesomvattende economische crisis: zowel op het vlak van de economie, als op dat van de financiën, de industrie, de voeding en de energie. Allemaal door de plotse prijsstijgingen. De oorzaak ligt bij de werking van het kapitalistische systeem zelf. (Zie het artikel over de speculaties).

 Moet je in de onmiddellijke toekomst vrezen voor je spaargeld? Maakt het een verschil of je dat hebt in de vorm van een spaarboekje, een pensioenfonds of aandelen? Als je toevallig enkel risicoaandelen bezit, verkoop ze dan, dat is wat de banken die grote fortuinen beheren aanraden.

 Maar moet je je zorgen maken over je spaarboekje? Met de val van de beurskoers van onze belangrijkste Belgische banken is er alle reden tot bezorgdheid. Fortis en Dexia verloren meer dan 40 %, KBC zo’n 27 %, samen 2,4 miljard euro vermindering van de activa.

 In de economie is het risico op een faillissement nooit helemaal uit te sluiten, maar in ons land bestaan er mechanismen om spaarrekeningen, zichtrekeningen en termijnrekeningen te beschermen. Als een bank failliet gaat of als blijkt dat ze haar verplichtingen niet kan nakomen, dan kan het Beschermingsfonds voor deposito’s en financiële instrumenten (door de wet van 17 december 1998 wordt dat gespijsd door bijdragen van alle grote banken) bijspringen voor een bedrag tot 20.000 euro per persoon en per spaarrekening. Laat dat je in een eerste fase geruststellen. Ook al zouden verschillende banken failliet gaan, dan nog kan de staat, zoals dat in de Verenigde Staten gebeurde, een groot bedrag op tafel leggen om de banken te redden. Of doen zoals de Britse regering, die de Northern Rock nationaliseerde, een bank die vorige winter failliet ging. Maar let wel, in zo’n geval is het de werkende bevolking die met haar belastinggeld de verliezen van dergelijke banken aanzuivert. En toppunt van alles, de Britse regering kondigde al aan dat de Northern Rock opnieuw geprivatiseerd zal worden zodra haar toestand terug beter wordt.

 Dat is de logica van de kapitalistische staten die de verliezen nationaliseren, de winsten privatiseren en alleen de werkende bevolking de lasten van de crisis laten dragen.

Beperkt het probleem zich tot de banken?

 Is zo’n scenario ook mogelijk in andere Europese landen? Het valt te vrezen. Op 3 juli heeft de bekende financiële groep Goldman Sachs gewaarschuwd dat er 60 tot 90 miljard euro te kort is voor de consolidatie van de eigen fondsen van de Europese banken. De Belgische banken zouden dan toch kunnen instorten als gevolg van het domino-effect. De nauwe samenhang tussen de Europese banken is dusdanig dat als er één failliet gaat – als ze tenminste een zeker gewicht heeft – ze de anderen kan meesleuren.

 En beperkt dat probleem zich tot de banken? Niet echt. Wanneer banken in moeilijkheden geraken, beperken ze hun kredieten en tasten ze langzaam maar zeker de echte economie, de industrie, aan.

 Het risico op een sterke val van de industriële aandelen wordt dus reëel. Zo viel de koers van General Motors vorige week, tot zijn niveau van ...1954, en ruïneerde daarmee duizenden kleine spaarders. Renault en Peugeot zagen hun koers ook halveren. Er komen donkere wolken aan, ook voor de werknemers.

Marxisme : Speculatie maakt crisis nog erger


spéculatie

N

a de speculatie op de vastgoedmarkt werpen de financiële markten zich nu op petroleum en voedingsmiddelen en drijven ze zo de prijzen op. Ligt die casino economie aan de basis van de crisis?

 Wat is de oorzaak van definanciële crisis die we nu meemaken? In alle ernst:de speculatie speelt wel een belangrijke rol in de snelle stijging van de grondstoffenprijzen, maar is daarom nog niet de oorzaak van de crisis. Ze is er wel een gevolg van. Ziehier waarom.

 De echte bron van winst in het kapitalisme is de uitbuiting van de werknemer in het productieproces. De winst is niet meer of minder dan het deel van het werk dat de werknemer levert en dat niet door de patroon betaald wordt - wat Marx de meerwaarde noemt.

 In een periode van economische expansie (wanneer de werknemers het meeste koopkracht hebben) kunnen de kapitalisten al hun geproduceerde waren verkopen. En in de vorm van geld, strijken ze de winst op op het moment dat de waar verkocht wordt. Die winst die uit de werknemers gehaald wordt, kunnen ze opnieuw investeren in machines en grondstoffen. En ook in de aanwerving van werknemers die op hun beurt meer winst voortbrengen voor hun werkgever. En gelijktijdig, om nog meer winst te maken, willen de kapitalisten de lonen doen dalen.

Stijgende prijzen en achterop lopende lonen

 Zo zie je dat het aandeel van de lonen in het totaal van de jaarlijks geproduceerde rijkdom, de voorbije vijftien jaar met ongeveer 10 % gedaald is. De machine stokt: de geproduceerde goederen geraken minder en minder verkocht. Het kapitaal wordt niet meer op de eerste plaats geïnvesteerd in de productie.

 Men begint meer te investeren in de financiële markten, in hetgeen in een nabije toekomst zeker nog verhandeld zal worden: woningen (vastgoed), levensnoodzakelijke producten zoals energie (petroleum en elektriciteit) en voedingsmiddelen. Die speculatie voedt zichzelf: vermits er toch veel kapitaal beschikbaar is en men ziet dat er daar winsten te rapen vallen, stort men zich op die financiële luchtbellen. Men spreekt over een kapitalisme dat meer en meer parasitair wordt, omdat het minder en minder verbonden is met de productie.

 Hoe hoger de prijzen, hoe groter de winst, hoe meer er in die sector geïnvesteerd wordt en hoe hoger dat de prijzen weer doet stijgen (de speculatieve luchtbel). Tot op de dag dat de prijzen zo hoog worden dat de koopkracht van de werknemers niet meer kan volgen. Op dat moment zakt de luchtbel in elkaar. Met in haar zog een hele rits catastrofes.

 Het is precies dat wat gebeurde met de instorting van de luchtbel van de Amerikaanse vastgoedmarkt. Daardoor kwamen sinds vorige zomer duizenden Amerikanen letterlijk op straat te staan. Dankzij de uitgebreide kredietmogelijkheden konden de Amerikaanse werkende mensen tot vorig jaar blijven consumeren. Maar met de crisis in de vastgoedsector konden de gezinnen plots geen leningen meer afsluiten. Want hun leningen waren gehypothekeerd en hadden de waarde van hun huis als borg. Nu die waarde ineen zakt, daalt ook hun leningscapaciteit en daarmee ook hun consumptie.

 Een heel groot deel van de kapitalen op de beurs heeft zich daarop teruggetrokken uit de vastgoedluchtbel en zich op de grondstoffen gestort. Vandaag is het de speculatie op de voedingsmiddelen die honderden miljoenen mensen in de derde wereld uithongert en de koopkracht doet dalen. En het is de petroleumluchtbel die het de mensen alsmaar moeilijker maakt hun energiefactuur te betalen. Maar net als de andere speculatieve bellen, kunnen ook die elk moment uiteenspatten. En dan zal de financiële crisis zich uitbreiden tot de reële economie (industrie).

 De crisis zal de werkende mensen dan niet meer alleen met de inflatie confronteren, maar ook met herstructureringen en afdankingen. De kapitalisten – tenminste degenen die het hoofd koel hebben gehouden en niet mee in het bad zijn gesprongen waardoor ze genoeg winst en liquide middelen hebben weten te vergaren - zullen dan andere bedrijven die failliet gaan voor een prikje kunnen opkopen.

Antispeculatiewetten zijn dringend nodig

 Het inperken van speculatie raakt misschien niet aan de wortels van het kwaad, maar toch zouden antispeculatiewetten direct kunnen verhinderen dat de financiële markten de last van de crisis enkel op de werkende mensen afwentelen.

 Nu kunnen de speculanten (verbonden aan de grote financiers) zonder beperking doen wat ze willen, ook bij de speculatie op voedingsmiddelen en energie. Maar geen enkele Europese regering heeft ernstige maatregelen voorgesteld om die speculatie in te perken, de financiële stromen te controleren of de winsten van de kapitalisten aan te pakken.

 In de Europese Unie zou men ermee moeten beginnen het artikel van het Verdrag van Lissabon over het vrije verkeer van kapitalen in te trekken. Men zou ermee moeten beginnen om de speculatieve leningen in te perken, de meerwaarden gemaakt op de beurs te belasten en de termijnmarkten die tot speculatie aanzetten af te schaffen...

Loonsverhogingen:een noodzaak tegenover de crisis

 

De hoofdoorzaak van de prijsverhogingen in Europa (5 % in juni) zouden de loonsverhogingen zijn. Dat is wat Jean-Claude Trichet, de baas van de Europese Bank met kracht verdedigt. Waarheid of leugen?

 Samengevat stelt Trichet dat door loonsverhoging te vragen, je de tak waarop je zit afzaagt. Je verhoogt er immers de inflatie mee en veroorzaakt zo de crisis die jou je baan zal kosten. Hij benadrukte " dat men alle inschikkelijkheid met de inflatie moest vermijden ". Daarmee stelde hij opnieuw de automatische indexkoppeling van de lonen in België in vraag.

 Maar de prijsstijgingen zijn begonnen met de crisis en haar gevolgen, lang voor er van om het even welke ernstige loonsverhoging sprake was. Het patronaat heeft geen seconde geaarzeld om de stijging van de productiekosten, als gevolg van de explosie van de energie- en grondstofprijzen, te verrekenen in de verkoopprijzen. Met andere woorden: de inflatie wordt in eerste plaats gevoed door de stijging van de grondstofprijzen en energieprijzen, en de werknemers dragen daarvoor geen enkele verantwoordelijkheid.

 Het is pas na die prijsstijgingen dat de acties van de Europese werknemers om hogere lonen te eisen op gang gekomen zijn en niet omgekeerd. Als je de Europese Centrale Bank en het patronaat moet geloven, dan zouden de werknemers zonder morren een daling van hun koopkracht moeten aanvaarden, wat een algemene verarming voor gevolg zou hebben.

 Waarom hoorden we geen enkele regering noch Jean-Claude Trichet ooit praten over een vermindering van de winsten van de kapitalisten om die prijsverhogingen te compenseren?

"De inflatie dat is de euthanasie van de renteniers"

 In zijn strijd tegen de inflatie wil Jean-Claude Trichet vooral het kapitaal ontzien en de lasten van de crisis op de werknemers afwentelen. Enerzijds wil hij de productiekosten inperken door de lonen te blokkeren. Hij wil zo een grotere winst verzekeren voor het patronaat. Anderzijds is het zo dat bij een hoge inflatie, en we gaan hier niet in technische details treden, het geld sneller zijn waarde verliest. Dus als de intrestvoeten die de renteniers kunnen optrekken met hun beleggingen lager zijn dan de inflatiegraad, dan betekent dat zuiver verlies voor het kapitaal. De econoom Keynes zei al dat " inflatie euthanasie is voor renteniers ". Vandaar ook die drang om de inflatie in te perken en de intrestvoeten op te trekken.

 Voor de werknemer daarentegen zijn er twee gevolgen als de lonen de inflatie niet volgen. Eerst en vooral is er de verarming, maar ook gaan de goederen minder vlot verkocht raken wegens de algemene vermindering van de koopkracht. Zo'n productiedaling heeft als gevolg dat een groot deel van de werknemers aan de dop geraken. In feite is dat de weg die Trichet voorstelt, wat trouwens de crisis nog erger zal maken.

 Hier gaat het fundamenteel over een tegenstelling binnen het kapitalistische systeem. De werknemers liggen aan de basis van de productie van alle goederen, maar hebben de middelen niet meer om ze te kopen omdat het patronaat steeds hogere winsten wil door de lonen te beperken.

 Natuurlijk zal de strijd voor hogere lonen niet volstaan om de crisis tegen te houden. Natuurlijk ontkennen we niet dat mogelijke loonsverhogingen in een eerste fase de prijzen nog meer zouden kunnen doen stijgen.

 Maar een verhoging van de lonen kan de nefaste gevolgen voor de werknemers een beetje inperken en het gewicht van de crisis (een beetje) afwentelen op hen die ze veroorzaakten, de kapitalisten.

Is er een manier om het spaargeld van werkende mensen te beschermen?

 

In een systeem waar de winst eerst komt, is geen enkele werkende mens veilig voor de crisis, ook niet voor een financiële. Maar als de staat zou ophouden de kapitalisten te beschermen, dan zou het mogelijk zijn het spaargeld te beschermen.

 De privébanken spelen met je spaargeld op de financiële markten. Een openbare bank daarentegen zou dat spaargeld van de werkende mensen kunnen gebruiken om in nuttige projecten te investeren zoals sociale woningen, crèches, openbaar vervoer enzovoorts. De winst zou niet de zakken vullen van renteniers maar ten goede komen aan de werkende mensen. Omdat een openbare bank niet op de beurs genoteerd wordt, is haar waarde niet onderhevig aan koersschommelingen. De controle op de financiële stromen zou ook gegarandeerd kunnen worden, onder meer om fraude en speculatie te bestrijden. Ter opfrissing: de ASLK (opgeslorpt door Fortis) en het Gemeentekrediet (Dexia geworden) werden nooit met faillissement bedreigd toen ze openbare instellingen waren.

11/07/2008

Photos de Che Guevara 2

 

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08/07/2008

Photos de Che guevara

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 Vous pouvez visionner des videos du "Che" en cliquant sur le drapeau ici-bas :

cuba drapeau

23/06/2008

Bureau de poste de la rue St-Séverin (Ste-marguerite à Liège) : fermeture reportée



touche_pas_poste_petitLa mobilisation citoyenne du quartier a été entendue

 La section Liège-Ouest du P.T.B. (Parti du Travail de Belgique) vient d’apprendre la décision de la poste, par la voix de son responsable régional M. Anciaux,  de reporter la fermeture de son bureau de poste de la rue St Séverin dans le quartier Sainte Marguerite. Cette fermeture était initialement prévue pour le mois de janvier 2008. Du personnel, issu d’autres bureaux qui ferment, va être transféré dans le bureau Rue St-Séverin, ce qui laisse à penser qu’il ne devrait pas fermer de si tôt.De source interne à l’entreprise, il ressort que deux éléments ont joué dans cette décision : la difficulté de trouver un nouveau point poste et la mobilisation des habitant(e)s du quartier Sainte Marguerite.

 La section Liège-Ouest du PTB, par sa campagne de conscientisation et de mobilisation, a contribué  à ce que les commerçants du quartier comprennent l’intérêt de garder notre bureau de poste plutôt que l’implantation d’un point poste qui ne fourni pas les services d’un bureau. Il n’est donc pas étonnant que La Poste éprouve des difficultés à trouver un point poste dans le quartier. Le PTB a invité les habitants du quartier à fêter cette première (petite) victoire avec un drink.

 Le PTB rappelle son opposition à la fermeture des bureaux de poste en général, et ceux du quartier sainte marguerite en particulier. Il appelle le gouvernement fédéral, ainsi que les conseillers communaux des partis de la majorité de le relayer auprès de celui-ci à travers leurs instances de partis nationales, a revoir le contrat de gestion de la poste qui prévoit la fermeture de 650 bureaux de poste en moins de 2 ans. La poste doit être là pour les gens pas pour l’argent.

 En date du mois je décembre 2007, 2122 signatures ont été récoltées par le PTB exigeant le maintien du bureau de poste de la Rue Emile Gérard et de la Rue St séverin.

Ceci nous apprend que seul un combat non mené est perdu d'avance !!

 Si vous êtes intéressé par nos actions, n'hésitez pas à me contacter.

Nous n’allons pas travailler seulement pour payer nos factures

 

"Ne dramatisons pas l’inflation ! L’inflation n’est pas insupportable», a affirmé Guy Quaden, patron de la Banque nationale. « La baisse du pouvoir d’achat, ce n’est pas un problème, c’est une impression des gens», a ajouté le patron des patrons Pieter Timmermans (FEB). Voici une lettre en réponse :

« Le plus dur dans les fins de mois chez les pauvres, ce sont les 30 derniers jours » disait Coluche.

 Lorsque vous dites que « l’inflation n’est pas insupportable » ou « que cela ne concerne qu’une minorité des Belges » comme vous l’avez déclaré dans le journal « l’écho », parliez-vous de vos camarades actionnaires qui ont vu leurs revenus d’actions grimper en flèche ces dernières années ? Ou bien vos amis, grands managers, aux salaires astronomiques (Ex :M Thijs patron de La Poste, qui ne cesse de fermer des bureaux de poste, avec un salaire annuel de 900.000 eur) ?

 A moins que vous ne pensiez aux allocataires sociaux et aux millions de « travailleurs pauvres » que votre « magnifique » système libéral a engendré en 20 ans dans notre pays ? Je me doute qu’une inflation de 4% ne doit pas trop ennuyer vos amis pour qui, le prix du pain, du gaz, du lait etc…n’est pas un problème de fin de mois. C’est plutôt le prix de l’or, qui bat record sur record, qui doit les chagriner.

 Comme je n’aime pas les grands discours, je vous soumets le cas d’un ami qui travaille tous les jours. Employé dans une société de nettoyage, il fait son « devoir » d’exploité 5 jours par semaine et en équipe de 6-14 et 14-22. Il fait partie des millions de salariés que compte notre pays qui sont dans le même cas. Il vient de recevoir sa feuille d’impôt et, quelle ne fut pas sa surprise en découvrant qu’il devait rembourser un montant de 1611 eur supplémentaire à l’administration des impôts. Analysons ensemble : sur un salaire imposable 23753 eur, il à déjà versé 5675 eur de précompte (au passage, qui encaisse les intérêts de ce précompte que je laisse tous les mois, alors que mon employeur lui, les reversent tous les 3 mois ?). Résultat il lui reste : 23753-5675-1611= 16467 eur. Si on les divise par 12, il obtient la somme « faramineuse » de 1372 eur net par mois !!!

 Que représente 1372 eur pour vivre un mois ? Le 1er du mois il paye son loyer : 425 eur,son chauffage 87 eur et son électricité 54 eur (merci electrabel),l’ abonnement de bus 30 eur (c’est con, il ne va même pas travailler à pied). Comme son employeur veut diminuer le coût salarial, il n’a pas d’assurance groupe, donc mon ami qui voudrait en fin de carrière avoir un peu plus que la pension légale (même si celle-ci est encore bien trop grande à vos yeux), il cotise pour une pension complémentaire à raison de 67 eur par mois. La cotisation administrative et le fond de réserve pour sa mutuelle est de 84/12=7 eur. Son timbre syndical (pas défalquable) est de 13 eur. La taxe TV, 142/12=11,80 eur et pour s’en servir, il paye 13 eur à télédistribution. La taxe urbaine 95/12= 8 eur. Les taxes régionales et provinciales ainsi que l’environnement sont à 4 eur par mois. Je m’arrête-là, je dois encore oublier l’une ou l’autre taxe. Comme le gouvernement précédent libéral-socialiste a fait une campagne « internet pour tous », il a pris un abonnement de 39 eur. Il a 15 eur de frais pour son GSM (il pourrait s’en passer mais comme cela fait tourner l’économie, ça arrange vos amis) . Il lui reste donc le 1er de chaque mois au soir une « magnifique » somme de 577 eur. Si on la divise par 30, il peut dépenser chaque jour 19,33 eur pour se nourrir, se vêtir, ses loisirs, ses vacances (il n’en prend pas), se soigner (au cas où il aurait la malencontreuse idée de tomber malade), acheter le journal, aller chez le coiffeur et se laver (en plus d’être pauvre, il veut pas être « puant », quelle drôle d’idée). Il mange pas tous les jours du caviar mais bon… Comme il est amoureux, il doit économiser pendant 3 mois pour offrir, une magnifique soirée à la pizzeria à l’élue de son cœur !! Et vous avez remarqué, il n’a même pas une voiture.

 En y regardant de plus près, je comprends mieux que les travailleurs fassent grève pour des augmentations de salaire (et pourtant, à vos dire, ils en ont du culot) et, vous pouvez me croire, j’en fais partie aussi.

 Lorsque vous parlez de croissance de laquelle parlez-vous ? Celle du bien être des travailleurs ou celle de plus de capital, plus d’avions privés, plus de caviar etc…Pour vos camarades actionnaires. Entre la mauvaise foi et la manipulation, il y a une frontière à ne pas franchir, les travailleurs ne sont pas des cons !!! Mais comme vous pouvez compter sur d’autres amis dans la famille libéral et socialiste pour continuer cette politique d’appauvrissement général, c’est bien la chose qu’il reste à faire aux travailleurs ; se battre pour de meilleurs salaires et une société un peu plus juste. Il faudrait bien sûr pour améliorer cela, suivre un conseil à la mode « travailler plus pour gagner plus » mais comme le disait Coluche : « il faut travailler pour vivre et pas vivre pour travailler » !!!

Etude controversée de l’Ecolo Defeyt : Votre pouvoir d’achat aurait-il augmenté ?

 

Le pouvoir d’achat des Belges a augmenté. C’est une étude de Philippe Defeyt (Ecolo) qui l’affirme. Autant dire qu’elle ne fait pas l’unanimité.

 En 1983, il fallait travailler 6 h 15 pour se payer un plein de quarante litres. En 2008, il ne faut plus travailler que 5 h 25. Notre pouvoir d’achat a donc augmenté, affirme Defeyt, à l’issue d’une étude qui effectue une même comparaison pour seize produits : pain, œufs, gâteau, beurre, mazout, etc...

 Auriez-vous rêvé en constatant que vos fins de mois sont de plus en plus difficiles ? En réalité, les critères choisis par Defeyt sont critiquables sur au moins trois points.

 Premièrement, il se base sur l’évolution du salaire moyen. Or, la moyenne est un élément trompeur. Lorsque le patron de Fortis se prend un salaire de 4 millions d’euros, cela fait grimper le revenu moyen, alors que cette hausse ne reflète en rien les revenus de la majorité de la population. Les statistiques montrent d’ailleurs, que l’inégalité des revenus n’a cessé d’augmenter au long de ces années.

 En outre, il ne prend en compte que les salaires et non les allocations sociales, qui accusent elles-mêmes un retard sur les salaires. Etrange de la part d’un économiste qui est également président du CPAS de Namur.

 Deuxièmement, il y a le choix des années. Defeyt compare 2008 à 1983 et 1988. Or, la population ressent surtout une baisse de pouvoir d’achat depuis le passage à l’euro, en 2002. Pourquoi alors remonter arbitrairement à 1983 ?

 Dans son étude, on constate que pour remplir une cuve de mazout de mille litres, il fallait 73 heures de travail en 1983 contre 72 heures en 2008, mais seulement… 31 heures en 1988. De plus, dans une autre étude, Defeyt constate « une quasi-stagnation tendancielle du pouvoir d’achat par unité de consommation entre 2000 et 2006. »

 Troisièmement, il y a le choix des produits. A part le prix de l’essence et du mazout de chauffage, Defeyt ne prend que des produits alimentaires. Le président de CPAS ne s’intéresse pas aux loyers, par exemple. Ni au gaz et à l’électricité (logique quand on sait qu’il est le plus célèbre adversaire de la réduction de la TVA sur ces produits). Ni aux soins de santé. Ni aux frais scolaires…

 Finalement, on se demande où veut en venir Defeyt. À démontrer que nous  sommes dans une méchante société de consommation dans laquelle on abuse de gsm et d’airco ? Pourtant, au 21e siècle, dans notre pays capitaliste développé, de plus en plus de gens s’endettent pour pouvoir satisfaire des besoins de première nécessité. Ne nous trompons pas de combat…

Voedselcrisis : Financiële reuzen speculeren op honger

 

Alle redenen zijn goed om de prijsstijgingen van de basisproducten uit te leggen: demografische groei, klimaatopwarming, gewijzigde voedselpatronen... Alle, behalve de echte reden: de speculatie.

 Speculanten kopen en verkopen hun goederen meestal op de beurs. Dat kunnen beurzen zijn voor vastgoed, voedingsmiddelen, grondstoffen of financiële producten. De speculanten hopen dat de prijs van hun goederen zal stijgen om ze dan te verkopen met aanzienlijke winst. Speculeren gebeurt in verschillende economische sectoren. In het geval van de levensmiddelen gebeurt dat op de handelsbeurzen. De voornaamste beurs voor granen is die van Chicago. Een echt casino, waar de “trader” gokt op de toekomstige kostprijs van levensmiddelen. Door dat te doen verhogen de speculanten kunstmatig de vraag wat de prijzen de hoogte injaagt.

Hoe is het zover kunnen komen?

 De investeringsfondsen en de pensioenfondsen die ingevolge de beurscrisis op de aandelenmarkten geen winst meer konden boeken, hebben hun aandacht gericht op de markt van de zogenaamde vluchtwaarden: de grondstoffen en de landbouwproducten.  Na de beurscrisis van augustus hebben de aasgieren van de financiële wereld zich omgevormd tot uithongeraars. Twee financiële giganten, Goldman-Sachs en Marc Faber schreven in een bericht van 16 augustus 2007 dat de landbouwprijzen “attractief” waren en raadden al hun klanten aan te investeren in levensmiddelen. De speculatie schoot in gang. Op de tv-zender voor zakenlui Bloomberg verklaarde een van hen zelfs met een grenzeloos cynisme dat “ook al beleven we een recessie op wereldvlak, de voedingsmarkt blijft altijd buiten schot, want eten doen de mensen altijd”.

 En ook in België geeft Geert Naels van het bedrijf Petercam Equities Agrivalue sinds vorige zomer zijn grote klanten de raad zich op de voedselmarkt te richten. En op die van de voedselproductie tot en met de detailverkoop. Dus ook op de nutsbedrijven in die cyclus: bedrijven die stockeren, transporteren, verpakken en financieren. Dat soort investeringen controleert dus de hele voedselketen en kan dus de prijs bepalen tot eigen profijt ook al hongeren ze daarmee de werknemers uit.

Kapitalistisch systeem onder vuur

 Karl Marx merkte die fenomenen al op in de 19de eeuw, tijdens de grote landbouwcrisissen, toen talloze werkende mensen in Europa de hongerdood stierven. Het is dus eigen aan het kapitalistische systeem. Dergelijke praktijken moeten niet onderdoen voor die van speculanten-hamsteraars, want ook deze speculatie is manipulatie en is een van de oorzaken van het kunstmatig tekort. 

Wereldwijde prijsstijgingen wereldwijde opstanden

 

mexico

De prijsstijgingen, vooral van levensmiddelen, lokken al maanden zowat overal ter wereld protestacties uit.

 In Mexico werden begin 2007 verschillende opstanden tegen de prijs van de tortilla, basisbestanddeel van de Mexicaanse keuken, met geweld onderdrukt. Sinds de vrijhandelsakkoorden kende het land een massale exodus van boeren naar de stad. 30 % van hen ging failliet. Hun landbouwgewassen konden niet meer concurreren met de importproducten uit de Verenigde Staten. Mexico verspeelde zijn status van exportland voor dat van invoerland. Het verloor zijn voedselsoevereiniteit. 

 In Burkina-Faso veroorzaakte de levensduurte in februari 2008 een week lang opstanden in drie grote steden. De prijs van de basisproducten steeg met 65 procent. Die opstanden braken uit, vijftien dagen nadat de regering “doortastende” maatregelen had aangekondigd om de prijs van de basisgoederen te controleren. Die reactie was te verwachten, zo zegt Laurent Ouédraogo, secretaris generaal van het Nationaal Werkersverbond: “ Armoede wacht niet, de mensen zien de prijzen elke dag stijgen en weten niet meer wat aan te vangen. Het is alsof je lucifers bij een stuk katoen houdt, het kan alle momenten vuur vatten ”.

 In Ivoorkust was er op 31 maart 2008 in de hoofdstad Abidjan een betoging tegen de levensduurte. Ze werd met veel geweld onderdrukt. De betogers scandeerden: “ Wij hebben honger, maak een einde aan onze miserie” en ook “Het leven is te duur, jullie gaan ons vermoorden ”. De oproerpolitie antwoordde met traangasgranaten. Van sommige producten stegen de prijzen met 30 tot 60 procent in amper een week tijd. Ondanks de roep om hulp van de bevolking, heeft de regering geen enkele maatregel tegen de prijsstijgingen genomen.

 In Haïti hebben tal van uitgehongerde betogers tijdens betogingen tegen de voedselprijzen het presidentieel paleis in de hoofdstad Port-au-Prince bestormd. Die opstanden kostten minstens vier mensen het leven.

 In Jemen hebben kinderen een optocht gehouden om aandacht te vragen voor hun honger. Ander protest was er sinds begin dit jaar ook in Bolivia, Oezbekistan, Indonesië.

 Pakistan besliste in verschillende steden een voedselrantsoenering in te voeren. De regering legde ook een uitvoerverbod voor rijst op. De maatregelen stootten op veel protest van de bevolking.

 In Argentinië eisen burgercollectieven van de regering maatregelen tegen de prijsstijging van de basisproducten.

 En de impact laat zich ook stilaan gevoelen de rijke landen. Het duurdere graan veroorzaakte in Italië grote prijsstijgingen van brood en pasta.

 Consumentenverenigingen organiseerden er een staking van een dag, waardoor de pastaconsumptie op 13 september 2007 met 5 procent daalde. In Groot-Brittannië stijgt de broodprijs parallel met die van het graan. En behalve in Italië heeft de stakingsgolf ook huis gehouden in België, Frankrijk, Duitsland en Portugal. In de VS verdubbelde het aantal aan de armsten uitgedeelde voedselbonnen sinds begin januari.

Debat : Is uw koopkracht toegenomen?

 

Ee koopkracht van de Belgen is toegenomen. Dat zegt een studie van Philippe Defeyt (Ecolo). De meningen over deze studie zijn, om het zacht uit te drukken, enigszins verdeeld.

 Controversiële studie van Philippe Defeyt (Ecolo)

 In 1983 moest je 6.15 uur werken om een volle tank van veertig liter te betalen. In 2008, is dat nog maar 5 u 25. Onze koopkracht is dus gestegen, besluit Defeyt, na de publicatie van een studie die dezelfde vergelijking maakt voor zestien producten: brood, eieren, taart, boter, stookolie, enz.1

 Heeft u het dan gedroomd dat u het op het eind van de maand steeds moeilijker krijgt? De criteria die Defeyt kiest, zijn op ten minste drie punten twijfelachtig.

 Ten eerste baseert hij zich op de gemiddelde loonevolutie. Terwijl het gemiddelde geen betrouwbaar beeld geeft. Wanneer de baas van Fortis zichzelf een salaris van 4 miljoen euro toebedeelt, doet dat het gemiddelde inkomen stijgen, terwijl die stijging op geen enkele manier het inkomen van de meerderheid van de bevolking weergeeft. De statistieken tonen aan dat de inkomensongelijkheid de voorbije jaren steeds is blijven toenemen.

 Daarenboven brengt hij enkel de lonen in rekening en niet de sociale uitkeringen, die achterlopen op de lonen. Bizar voor een economist die tegelijk ook voorzitter is van het OCMW van Namen.

 Ten tweede is er de keuze van de jaartallen. Defeyt vergelijkt 2008 met 1983 en 1988. Terwijl de bevolking voornamelijk een daling van de koopkracht ervaart sinds de invoering van de euro in 2002. Waarom dan op arbitraire wijze teruggrijpen naar 1983?

 In zijn studie lezen we dat je om een stookolietank van duizend liter te vullen in 1983 73 uur moest werken en in 2008 72 uur, maar slechts ... 31 uur in 1988. Daarenboven constateert Defeyt in een andere studie “ een tendensiële quasi-stagnatie van de koopkracht per consumptie-eenheid tussen 2000 en 2006 ”.

 Ten derde, is er de productkeuze. Buiten de prijzen van benzine en stookolie, kiest Defeyt enkel voedingsproducten. De OCMW-voorzitter interesseert zich niet voor de huurprijzen bijvoorbeeld. Evenmin voor de prijzen van gas en elektriciteit (logisch aangezien hij een bekende tegenstander is van de verlaging van de btw op die producten). Noch voor de gezondheidszorgen. Noch voor de schoolkosten...

 We  vragen ons echt af waar Defeyt naartoe wil. Aantonen dat we in deze stoute consumptiemaatschappij te veel gebruik maken van onze gsm en airconditioning? Nochtans telt ons ontwikkelde kapitalistisch land in de 21e eeuw steeds meer mensen die zich in de schulden moeten steken om in hun noodzakelijke behoeften te voorzien. Vergis u niet van strijd…1  Instituut voor duurzame ontwikkeling, www.iddweb.eu.

Stroom van een speciale soort

 

tva st lambert

Op de Luikse place St-Lambert huldigde de PVDA een speciale elektriciteitspyloon in. Eén die maar aan 6 % wordt belast.

 Onder het toeziend oog van een dertigtal PVDA-leden en de pers knipte PVDA-woordvoerder Raoul Hedebouw op 5 juni het lint door rond een pyloon die zeer speciale elektriciteit levert. Onder een golf van applaus verklaarde hij: “Behalve dat deze pyloon 100% ecologisch, van puur hout is gemaakt, heeft hij nog een andere eigenschap. Hij levert een apart soort stroom. Een beetje zoals de Canada Dry. Stroom zoals u die thuis hebt, maar het is niet de stroom die u thuis hebt, want op de stroom van deze pyloon wordt 6 % en geen 21 % btw geheven.”

 Als reactie op de desinteresse van de politieke klasse herinnerde Hedebouw aan een eis van de PVDA inzake koopkracht: de btw op energie laten dalen van 21 naar 6 %. De aankondiging dat er onder de PVDA-petitie voor een daling van de btw intussen meer dan 90.000 handtekeningen staan, werd bijzonder goed onthaald door het publiek en vormt een serieuze motivatie voor het vervolg.

 Hedebouw benadrukte ook “de noodzaak om de werkende mensen te mobiliseren”, en nodigde de Luikse bevolking uit de vakbondsmanifestatie van 9 juni om 10 uur te komen versterken. Nadia Moscufo, PVDA-gemeenteraadslid in Herstal, verheugde zich erover dat aan de vooravond van een syndicale actieweek voor meer koopkracht de vakbonden dezelfde eis verdedigen

 De weerklank van deze symbolische actie van PVDA-Luik in de media zou de werkende mensen van Luik moeten aanmoedigen zich samen achter de verschillende acties te scharen die bedoeld zijn om de koopkracht te verhogen in deze bijzonder moeilijke tijden.

12/06/2008

Critique de la décroissance économique soutenable

 

S

i on fait une analyse de notre mode de production et de consommation, on ne peut être que d’accord avec l’idée que la capitalisme agresse et détruit à la vitesse grand V les ressources naturelles et la qualité de vie des travailleurs.

 Beaucoup de mouvements naissent et font des actions pour montrer l’absurdité et la nocivité du productivisme capitaliste. Mouvements contre les Mac Do, mouvements pour les transports publics, contre les « grosses bagnoles » etc… Beaucoup lutte contre la surconsommation sentant intuitivement l’abîme social, économique et écologique vers lequel nous propulse le capitalisme. Mais, beaucoup font le même reproche au mode de production socialiste. Les adeptes de la décroissance font une critique acerbe du productivisme socialiste afin de justifier le capitalisme puisque le socialisme ne serait pas supérieur en terme de productivisme négatif. Ils prennent à foison l’exemple de l’union soviétique avant guerre pour démontrer que le but final du socialisme est exactement le même. Ce faisant, il empêche la prise de conscience que la responsabilité incombe au mode de production capitaliste et la nécessité de son renversement.

 En comparant le socialisme au productivisme capitaliste, ils omettent le besoin qu’avait l’union soviétique de l’époque de développer les forces productives jusqu’au niveau nécessaire pour nourrir, soigner, loger, éduquer le peuple. En résumé, partant de rien, les soviétiques devaient logiquement prendre la voie du développement industriel. D’autant plus que le niveau des connaissances scientifiques de l’époque ne pouvait intégrer un développement économique dans le cadre écologique.

La décroissance : un manque évident d’analyse spécifique

 S. Latouche, un des théoriciens de la décroissance économique soutenable, dans « survivre au développement » se trompe de cible. Il procède d’une logique fallacieuse. Il arrive à la conclusion qu’il faut rejeter tout forme de développement économique parce qu’il n’analyse pas les traits caractéristiques du capitalisme : la propriété privée des moyens de production et la loi de la valeur. Il confond développement économique et développement capitaliste. Comme il n’y a pour lui qu’une seule forme de développement économique, celle du capitalisme, et comme celui-ci est nocif à l’humanité, il faut rejeter le développement. Il dit qu’un autre développement que le capitalisme est un non-sens et qu’il n’existe pas d’autre forme de développement économique.

 Il oublie et pour cause, comme Marx nous l’explique dans le capital, que dans le cadre de la production marchande du système capitaliste, la production est uniquement destinée à être vendue en vue du profit ce qui, immanquablement, conduit à une surproduction qui entraîne une surconsommation. Le développement anarchique et le gaspillage sont donc bien la conséquence du mode de production capitaliste qui donne la fausse idée qu’une accumulation matérielle infinie est possible. Cette accumulation n’est pas destinée à répondre aux besoins de l’humanité mais à être concentrée dans les mains d’une poignée de capitalistes. C’est parce que ce développement économique est uniquement quantitatif et non qualitatif qu’il est insoutenable dans le cadre d’un monde fini.

 En omettant cette analyse, Latouche renverse la pyramide des responsabilités : ce n’est pas le mode de production qui « pourrit » le monde mais, l’homme, le consommateur final qui par sa surconsommation « pourrit » la planète. Il devient dès lors facile de parler de décroissance soutenable.

La décroissance : une notion réellement dangereuse

 Latouche prévoit des catastrophes humanitaires si nous n’adoptons pas le concept de décroissance économique soutenable car la capacité de charge de la terre est dépassée, écrit-il. Il induit une certaine pédagogie de la catastrophe. Alors, je pose cette question : combien de catastrophes et de destruction de vies humaines faudra t’il pour que les masses prennent conscience de la dangerosité du système capitaliste ? On peut donc en tirer comme conclusion que nous sommes « trop sur terre » tout comme l’ignoble individu qu’était Malthus l’avait fait auparavant. C’est en sens que le concept de décroissance économique soutenable est dangereux. Pour accepter les alternatives de consommation, les travailleurs devront accepter des dégâts considérables. Mais une fois, ces dégâts commis et le recul du niveau de vie acquis, la partie ne sera que remise. En ne supprimant pas le système de production capitaliste, ce concept de « décroissance économique soutenable » ne fait que reculer le problème : il recommencera, par sa soif de profit, à nous conduire à l’abîme. Est-ce que S.Latouche est prêt à condamner une partie de la population mondiale pour que de toute façon cela recommence ensuite ?

Nécessité du système socialiste ?

 Si la croissance du monde capitaliste est indéniablement une catastrophe, ce n’est pas par des mesures individuelles de « déconsommation » ou en faisant revenir le revenu par travailleur à celui des années 60, chose que revendique Latouche, que nous arriverons à empêcher les « catastrophes ». C’est bien par une mesure d’ordre collectif, le renversement du mode de production, que nous y arriverons. C’est en supprimant la propriété privée des moyens de production, que les travailleurs pourront intégré un concept de soutenabilité dans la production de biens de consommation.Marx écrivait aussi que « l’homme ne peut faire autrement que la nature elle-même ». C’est dans cette logique que le système socialiste est une nécessité. Puisque la propriété des moyens de production dans le socialisme est une propriété commune des travailleurs, la notion de profit disparaît ce qui conduit à une production harmonieuse. Supprimant la concurrence, la publicité (6% du PIB mondial), grand vecteur de gaspillage disparaît. Un plan public pour le développement des énergies renouvelables, le transfert des technologies non polluantes pour aider au développement du tiers-monde, le développement des transports publics et la disparition de la voiture individuelle, le développement d’une production basée sur les besoins de l’humanité deviendra possible puisque la notion de profit disparaît. Dans le cadre d’une propriété privée des moyens de production, tout cela est impossible.

 Seul un modèle socialiste est apte à respecter les « 2 seules sources de richesse : la nature et le travail ». Seul un modèle socialiste sera apte à un contrôle efficace de la croissance dans le cadre du respect de la nature et d’un monde fini. Ce n’est pas le quantitatif qui primera mais le qualitatif. Ce faisant, il sera possible de développer au mieux un autre type de croissance basée sur l’éducation la santé, le logement, l’éducation et l’épanouissement des travailleurs. , la qualité de vie et de l’environnement.

 Il est évident, si on veut " sauver " la terre qu'il faut renverser les rapports de production et, cela ne nous conduira pas au " retour à la bougie ".

05/06/2008

PTB Liège : action 21 à 6% TVA énergie


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"Du courant pas comme les autres ».

 Matinée pluvieuse mais une trentaine de militants du PTB ainsi que la presse s’étaient déplacés ce jeudi 5 juin place St-Lambert, au centre de liège, pour inaugurer un pylône électrique très proche des gens.

 En effet, ce n’est pas sans émotion, que Raoul Hedebouw porte parole du PTB, à coupé le ruban inaugural du pylône délivrant de l’électricité très spéciale. Raoul a pu arraché une valse d’applaudissement lorsqu’il a déclaré : " outre son caractère 100 % écologique pure bois, ce pylône a une autre particularité. il livre un courant un peu particulier. Un peu comme le canada dry, c'est comme le courant que vous avez à la maison, mais ce n'est pas le courant que vous avez à la maison, car le courant livré par ce pylône est un courant taxé de 6 % de TVA et non pas de 21 %". Face aux désintérêts de la classe politique, Raoul a pu exprimer une des revendications du PTB en matière de pouvoir d’achat : " voir le taux de TVA sur les énergies, la taxe la plus injuste, passer de 21 à 6% car c’est un besoin de première nécessité ".

 L’annonce que la pétition du PTB pour la baisse de la TVA à recueilli à ce jour plus de 90.000 signatures a été particulièrement bien reçue par l’assemblée et, constitue une fameuse stimulation pour la suite.

 Raoul Hedebouw a aussi insisté « sur le besoin de mobilisation des travailleurs », invitant la population liègeoise à venir renforcer la manifestation syndicale de ce lundi 9 juin.

 Nadia Moscufo, conseillère communale PTB à Herstal, s’est réjouie, à la veille d’une semaine d’action syndicale pour le pouvoir d’achat, de voir les syndicats présenter la même revendication.

 La couverture médiatique de cette action symbolique du PTB Liège devrait encourager les travailleuses et travailleurs liègeois à s’unir dans les diverses actions destinées à augmenter le pouvoir d’achat en ces temps particulièrement difficiles.

20:54 Écrit par Fran dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ptb, electricite, gaz, tva, ps, mr, electrabel |  Facebook |

19/05/2008

Le Mexique à contre-courant

 

pemex

Alors qu’un grand mouvement de lutte contre l’impérialisme et les multinationales s’accroît en Amérique latine, le gouvernement mexicain envisage la privatisation de sa société pétrolière, PEMEX, l’entreprise étatique du pétrole mexicain.

 A l’encontre du Venezuela, de la Bolivie et de l’Equateur qui cherchent à distribuer les rentrées du pétrole et du gaz à leurs travailleurs, le gouvernement de droite avec à sa tête Felipe Calderon, envisage une privatisation partielle de la société pétrolière nationale.

 L’argument principal pour justifier ce retour en arrière est le besoin de capitaux pour rénover l’entreprise. Depuis 3 ans la production est en baisse constante ce qui fait dire à Jesus Reyes Heroles, directeur général de l’entreprise « Pemex fait face à une réelle détérioration technologique, financière et manque de ressources humaines pour exploiter la ressource naturelle ». La justification de la privatisation, aux yeux du gouvernement, trouve sa source dans l’autonomisation de l’entreprise pour contracter des projets avec le secteur privé afin de disposer d’un plus grand capital pour l’exploitation des bassins du Sud-Est et du Golfe du Mexique. Cette privatisation permettra aux multinationales de prendre le contrôle de la société d’Etat.

Le peuple exprime son désaccord

 Ce dimanche 4 mai 2008, une véritable marée humaine est descendue sur le centre de Mexico pour défendre l’entreprise nationale, symbole de la révolution et de la souveraineté mexicaine. L’appel pour cette manifestation provenait du mouvement pour la défense du pétrole formé, entre-autre par les partis progressistes qui soutiennent  Andrés Manuel López Obrador (AMLO), ancien maire de Mexico, qui avait perdu d’un cheveu les élections présidentielles – d’ailleurs frauduleuses - de 2006.

 Avant cette manifestation, pendant 16 jours, des femmes formant des brigades ont bloqué l’accès aux Parlement. Au mois d’avril, 46 parlementaires du PRD (Parti de la Révolution démocratique) ont entamé une grève de la faim, empêchant ainsi, la droite d’entériner la privatisation lors des sessions parlementaires.

 Toutes ces actions ont permis que la droite accepte une débat national sur le sujet. La gauche exigeant même l’organisation d’un référendum.

L’enjeu pour le peuple mexicain est de taille

 Le Mexique est le sixième producteur mondial de pétrole et le onzième en terme de réserves prouvées. De plus, sa frontière commune avec les USA, en fait le troisième fournisseur du pays de l’Oncle Sam, premier consommateur au monde de pétrole. On comprend mieux dès lors l’avidité des multinationales de voir cette société d’Etat tomber sous leur contrôle.

 L’entreprise, nationalisée en 1938 par le président Lazaro Cardenas, est « intouchable » pour les travailleurs du pays. En effet, ce n’est pas moins du tiers des revenus publics, soit 60 milliards de dollars, que rapporte PEMEX au peuple mexicain.

 Après avoir déjà perdu sa souveraineté alimentaire au profits des transnationales US, les travailleurs mexicains ne peuvent se permettent la perte de sa souveraineté pétrolière. López Obrador à d’ailleurs déclaré : «  le Mexique perdrait sa maîtrise des secteurs stratégiques que sont  l'exploration, le forage, le raffinage, la pétrochimie, le transport, les oléoducs et le stockage de produits pétroliers ».

Hugo Chavez et Lula Da Silva ont fait la proposition au gouvernement mexicain d’associer PEMEX aux entreprises pétrolières publiques et parapubliques de leur pays respectifs afin de l’aider dans son développement dans le cadre public. Le refus ou la non-réponse du Président Calderon, ancien ministre de l’énergie, ne l’oublions pas, a fait dire à Chavez « Calderon veut brader la souveraineté du Mexique et offrir la manne pétrolière à des personnes privées nationales et étrangères ".

La menace étasunienne sur l’Amérique Latine se précise

 Les Etats-Unis ont en Amérique latine deux points d’appui principaux, la Colombie du Président d’extrême droite Uribe et le Mexique de Calderon. Pour eux, il est impératif de briser la résistance populaire mexicaine. 

 Les attaques de la part des USA contre le processus anti-impérialiste de l’Amérique Latine se font de plus en plus grandes : les campagnes contre Chavez, le bombardement colombien en Equateur, les menaces pressantesde dislocation de la Bolivie, la mise en place ou plutôt remise en place de la IVe flotte US d’intervention dans la région.  c’est maintenant au tour du Mexique. Le grand capital US entend bien refaire de l’Amérique Latine son « jardin privé » en tentant de se réapproprier les ressources naturelles du sous-continent américain.

Source : Telesur, Benito Perez, Fidel Castro.

Les géants de la finance spéculent sur la famine

 

spéculation

Suite à la crise boursière, des géants de la finance conseillent à leurs clients d’investir dans les denrées alimentaires. Au risque d’affamer les gens.

 La spéculation est le fait d’acheter ou de vendre, en général en bourse, une quantité de marchandise. Cela peut-être de l’immobilier, des denrées alimentaires, des matières premières et même des produits financiers. En espérant que la valeur monétaire augmentera afin de revendre le produit avec un substantiel profit. La spéculation peut se faire dans divers secteurs économiques. Dans le cas des denrées alimentaires, cela se passe dans les bourses de commerce. La principale pour les céréales est celle de Chicago. C’est donc un véritable casino où le « trader » parie sur le coût futur des produits alimentaires. En faisant cela, les spéculateurs augmentent artificiellement la demande par rapport à l’offre ce qui fait littéralement gonfler les prix.

Comment cette situation a-t-elle pu se développer ?

 Les fonds d’investissement et les fonds de pension ne trouvant plus de profit sur le marché des actions suite à la crise boursière, se sont tournés vers le marché dit des valeurs refuges : les matières premières et les produits agricoles. Après la crise de la bourse du mois d’août, afin de sauver leur capital, les vautours de la finance se sont transformés en affameurs. Deux géants financiers Goldman-Sachs et Marc Faber écrivaient dans un courriel datant du 16 août 2007 que les prix agricoles étaient « attractifs » et conseillaient à tous leurs clients d’investir dans les denrées alimentaires (1). La spéculation était en route. Sur la télévision d’affaires Bloomberg, l’un d’eux a même déclaré avec un cynisme sans bornes « si nous vivons une récession mondiale, cela n’affectera pas l’alimentation car les gens mangent quand même » (2).

 En Belgique aussi, dès l’été dernier, Geert Naels de la firme Petercam Equities Agrivalue conseillait les gros portefeuilles de se tourner vers l’alimentaire. Depuis la production alimentaire jusque y compris la vente au consommateur. Donc y compris les entreprises qui exercent des activités utiles dans la chaîne alimentaire comme l’entreposage, le transport, l’emballage et le financement.
Ce type d’investissement contrôle donc toute la chaîne alimentaire et peut donc fixer les prix pour leur plus grand profit, quitte à affamer les travailleurs.


Le système capitaliste mis en cause

 Karl Marx avait déjà observé ces phénomènes au 19ème siècle lors des grandes crises agricoles qui tuaient par la faim un grand nombre de travailleurs européens, c’est donc bien un fondement du système capitaliste. Ces pratiques sont dignes des « accapareurs », car c’est une véritable manipulation qui contribue à créer une pénurie artificielle.


1 Nouvelle solidarité septembre 2007. • 2 Bloomberg 19 août 2007
   

Révoltes internationales contre la vie chère

 

crise alimentaire 1

Au Mexique, début 2007, de nombreuses émeutes contre le prix de la galette de maïs, plat de base de la cuisine mexicaine, avaient été réprimées dans la violence. Depuis les accords de libre-échange, ce pays a connu un exode massif des paysans vers la ville. 30% d’entre eux ont fait faillite car leur exploitation agricole n’étant plus rentable par rapport aux prix des importations venant des USA. Le Mexique est passé du statut de pays exportateur au statut de pays importateur. Il a perdu sa souveraineté alimentaire.

 Au Burkina-Faso, pendant une semaine en février 2008, le coût élevé de la vie a provoqué des émeutes dans trois grandes villes du pays. La hausse des produits de base est de 65%. Ces émeutes ont éclaté 15 jours après que le gouvernement eut annoncé des mesures « fermes » pour contrôler le prix des produits de base. On s’attendait à cette réaction a expliqué Laurent Ouédraogo, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs : « La misère n’attend pas ; les gens voient les prix augmenter chaque jour et ne savent pas quoi faire. C’est comme si on avait des allumettes près d’un morceau de coton, susceptible de prendre feu à tout moment ».

 La Côte d’Ivoire a aussi connu ce 31 mars 2008 une manifestation à Abidjan, la capitale, contre la vie chère fortement réprimée dans la violence. Les manifestants ont scandé « Nous avons faim, mettez un terme à nos souffrances », ou encore « La vie est trop chère, vous allez nous tuer », avant que la police anti-émeute ne balance des grenades lacrymogènes. Pour certains produits, les prix ont grimpé de pas moins de 30 ou 60 pour cent d’une semaine à l’autre. Malgré les appels à l’aide de la population, le gouvernement ne promet aucune mesure pour lutter contre la hausse des prix.

 En Haïti, des foules de manifestants affamés ont pris d’assaut le palais présidentiel à Port-au-Prince, la capitale, lors de manifestations relatives aux prix des denrées alimentaires. Ces émeutes ont provoqué la mort d’au moins 4 personnes.

 Au Yémen, les enfants ont défilé pour attirer l’attention sur leur faim.

 Des protestations ont aussi lieu depuis le début de l’année en Bolivie, Ouzbékistan, Indonésie. Le Pakistan doit se résoudre au rationnement alimentaire dans plusieurs villes et le gouvernement a interdit l’exportation de riz. Cela a entraîné de nombreuses protestations de la part de la population.

 En Argentine, les collectifs de citoyens se mobilisent pour réclamer que le gouvernement prennent des mesures contre la hausse des produits de base.

 L’impact commence aussi à se faire sentir dans les pays riches. Un blé plus cher a causé de grosses augmentations du prix des pâtes et du pain, en Italie, où les associations de consommateurs ont organisé une grève d’une journée qui a réduit la consommation de pâtes de 5% le 13 septembre 2007. En Grande-Bretagne, le prix du pain augmente parallèlement à celui du blé. Outre l’Italie, la vague de grève et de manifestations a balayé la Belgique, la France, l’Allemagne, le Portugal. Aux USA, la distribution des bons alimentaires aux plus pauvres a doublé depuis début janvier.

07/03/2008

Sommes-nous en crise économique?

 

1.La bourse en crise, en quoi cela nous concerne-t-il ?

 La semaine dernière, la valeur des actions (les parts d'une entreprise qui peuvent être achetées en Bourse) a chuté fortement sur les places financières.

 Beaucoup ont vendu leurs actions parce qu'ils pensent que ces entreprises vont faire moins de bénéfices dans la période qui vient et que donc la valeur des entreprises va chuter.

  Quand il y a plus de vendeurs que d'acheteurs, les prix des actions baissent. Aujourd'hui, les propriétaires d'actions pensent que les Etats-Unis vont connaître une récession économique : c'est-à-dire que la production de biens va reculer, au lieu de croître.

 Si le cours des actions en Bourse descend, c'est un indicateur que la confiance dans l'économie diminue. Si cela ne baisse pas trop, cela n'a pas d'impact immédiat. Mais si ça chute fort, alors ce sera une indication pour les patrons : c'est le moment de restructurer. Car dans la logique de notre système, qui dit prévisions de bénéfices en baisse, dit nécessité pour les patrons de diminuer les coûts.

 Or, aujourd'hui, il y a de fortes indications pour dire que la chute peut se développer dans les mois à venir : le milliardaire Soros parle de la plus grave crise financière depuis 60 ans.

2.En quoi cette crise influence-t' elle l' économie réelle?

 La crise actuelle peut avoir des conséquences mondiales parce qu'elle touche l'incontestable numéro un économique dans le monde : les Etats-Unis.

 La croissance économique aux Etats-Unis dépend à 70 % de la consommation des ménages américains. La crise en cours fait que les biens financiers (les actions) et les biens immobiliers (les maisons) des ménages américains vont être réduits drastiquement. Le pouvoir d'achat des Américains va diminuer, ils achèteront moins. Ce qui devrait aboutir à une baisse de la production de biens et à une diminution de l'emploi et une hausse du chômage outre-Atlantique.

 Comme toute l'économie mondiale est liée à l'économie américaine (par le commerce extérieur, par les capitaux placés, par le dollar et son utilisation généralisée dans le monde), tous les grands blocs économiques (l'Union européenne, le Japon, la Chine,...) dépendent de l'exportation de leurs marchandises vers les Etats-Unis.

 Si leurs exportations diminuent, ils connaîtront une surproduction (on ne peut plus vendre tout ce qui est produit) ce qui aboutira à une réduction de la croissance, des bénéfices et des emplois.

3.Quelles sont les causes de cette crise financière?

 L'origine de la crise actuelle se trouve d'abord dans la crise du marché immobilier (les maisons) américain qui a éclaté en août dernier. Tout a commencé avec le besoin des ménages américains de construire des maisons pour se loger. Le problème c'est que la plupart d'entre eux n'ont pas l'argent nécessaire pour faire face à une telle dépense. Ils sont donc obligés d'emprunter à la banque. Mais seuls ceux qui ont des revenus suffisants peuvent effectuer l'opération. De ce fait, il y a trop de logements par rapport à ce que la population peut payer. Il y a surcapacité d'habitations, non par rapport aux besoins des gens mais par rapport à ce qu'ils peuvent acheter.

 Pour résoudre cette difficulté, les banques ont offert un nouveau produit (type de prêt) début des années 2000 y compris à des ménages pauvres: ce ne sont plus leurs fonds qu'elles prêtent, mais ceux des marchés financiers où agissent des fonds spéculatifs.

 De ce fait, on injecte de l'argent supplémentaire dans le système économique pour le faire fonctionner et pour pouvoir construire de nouvelles maisons. Le marché immobilier attire ainsi des sociétés spéculatives qui vont alimenter sa croissance. À ce moment, tout le monde semble s'enrichir :

- le ménage mal rémunéré qui détient sa maison,

- la banque qui lui a prêté,

- les différentes sociétés spéculatives qui ont placé cet argent en Bourse.

 Mais il y a plus. La maison, mais aussi les actions détenues par les ménages américains (la moitié des ménages en détiennent) servent de garantie pour des emprunts à la consommation pour acheter des voitures par exemple. Cela a maintenu artificiellement la consommation.

Évidemment, tout crédit doit être remboursé. Or, depuis des années, les salaires stagnent. Tant que ses actions et la  valeur de sa maison montaient, le travailleur n'éprouvait aucune difficulté à rembourser ses prêts. Mais la machine s'est grippée l'an dernier. Les valeurs des actions ont chuté. Résultat : le travailleur se retrouve avec son seul salaire pour rembourser. Ce qui est souvent impossible. Il doit revendre sa maison en dessous de sa valeur et il ne peut pas rembourser ses dettes.

 Les prêteurs connaissent alors de grandes difficultés y compris les grandes banques. Ainsi des géants bancaires américains comme Merril Lynch et Citibank ont du être sauvés par des fonds contrôlés par des Etats étrangers (du Golfe et de Chine) .

 Pire : comme les banques ne savent plus quelle est la santé financière de leurs concurrents, elles ne se prêtent plus entre elles. Les crédits deviennent plus rares et cela pèse sur les prêts aux entreprises. Ce qui provoque la crise financière actuelle. Les pertes totales pour les grandes banques devraient dépasser les 600 milliards de dollars, plus de 400 milliards d'euros.

 Mais ce sont surtout les travailleurs US qui ont payé la note : 1 500 000 ont déjà été expulsés de leur maison. Et on attend pour mars 2008, date du pic des défauts de paiements, plus de 3 millions d'expulsés !

 4.Pourquoi a-t-on encouragé, aux Etats-Unis d'abord, ailleurs ensuite, le développement phénoménal des Bourses ?

 Il faut remonter à 1973. À cette époque, il y a eu ce que l'on appelle une crise de surproduction au niveau mondial. Un certain nombre de secteurs ne pouvaient plus écouler l'ensemble des marchandises qu'ils produisaient. Il y a trop de produits par rapport à ce que les gens sont capables d'acheter. C'était le cas dans le secteur automobile, la sidérurgie, un certain nombre de secteurs-clés qui ont un impact sur les autres secteurs.

 Progressivement, pour sortir de cette crise, la politique américaine a été notamment de favoriser la mise en place de mécanismes financiers pour pouvoir augmenter le pouvoir d'achat de la partie la plus aisée de la population.

 En favorisant le développement de la Bourse, les ménages américains (dont plus de 50 %, contrairement à l'Europe, possèdent des actions) ont commencé à consommer davantage mais à partir d'un endettement de plus en plus important. Cet endettement a été garanti par la hausse des actions.

 A la fin des années 90, ce développement boursier américain a été artificiellement boosté par des masses de capitaux prêtés par d'autres blocs économiques.

 Depuis 1997, les capitaux ont fui des pays asiatiques pour aller se placer aux Etats-Unis. Ils ont d'abord alimenté le secteur des nouvelles technologies. Du coup, les propriétaires de capitaux du monde entier ont acheté massivement des actions des nouvelles entreprises technologiques (Internet). Puis, le marché des actions surévalué a crashé en 2000-2001. Les actifs financiers (actions, épargne,...) des ménages ont chuté d'environ 5 000 milliards de dollars aux Etats-Unis.

 On a alors diminué les taux d'intérêt et accordé des crédits à 1 % dans le but de relancer les investissements dans l'économie réelle. Mais ça ne fonctionne pas, au contraire, ce sont les particuliers qui en profitent pour s'endetter et acheter des résidences dont le prix ne cesse d'augmenter... avant qu'à son tour ce marché s'effondre.

 On peut dire que depuis 1973 jusqu'à maintenant les Etats-Unis ont pu vivre ainsi artificiellement au-dessus de leurs moyens.

 5.Pourquoi le dollar est-il si important ?

 Les USA ont pu vivre au-dessus de leurs moyens parce que le dollar est jusqu'à maintenant, le moyen de paiement internationalement accepté.

 Ainsi, 86 % des échanges concernent le dollar, 55 % du commerce international est libellé en dollars, tout le pétrole est libellé en dollars et 2/3 des avoirs des banques centrales sont du dollar. Tout le monde doit acheter des dollars pour financer ses transactions internationales et cela faisait rentrer des devises dans le pays. Cela risque de changer car cette crise pose la question de la valeur du dollar. Une remise en cause du dollar implique une dévalorisation économique des Etats-Unis et, de ce fait, une remise en cause de son pouvoir économique.

 Car si le dollar chute, tout ce système s'effondre. C'est pour éviter cela que la plupart des grands États soutiennent le dollar.

 6.Pourquoi les banques centrales injectent-elles de l'argent sur les marchés financiers ?

 En août dernier, des banques importantes ont plongé puisqu'elles étaient incapables de récupérer leur argent.

 Cela a obligé les banques centrales des Etats à injecter de l'argent à coût très bas dans l'économie (faute de quoi les faillites de banques auraient été beaucoup plus importantes).

 Avec la crise financière, la méfiance s'est généralisée : l'opacité du système est complète, les banques ne veulent plus se prêter les unes aux autres. Si les banques n'ont plus confiance entre elles, il n'y a plus d'échanges interbancaires. L'intervention des banques centrales est donc d'assurer que ces banques ont quand même de l'argent liquide.

 Les banques centrales européennes et asiatiques vont sans doute injecter de l'argent dans les prochains mois pour soutenir le dollar pour éviter que la crise devienne plus profonde. Cela veut dire que le reste du monde va injecter des capitaux aux Etats-Unis pour soutenir le dollar, avec l'espoir que la consommation aux Etats-Unis va reprendre. Mais cette relance éventuelle sera provisoire.

 Une autre possibilité pourrait être une fuite en avant des Etats-Unis, par exemple dans la guerre, afin de réaffirmer leur autorité et leur hégémonie économique sur le monde.

 7.Comment la grande finance veut-elle nous faire payer cette crise ?

 Bien que la crise frappe en premier lieu les Etats-Unis, il y a de fortes chances pour qu'elle se répercute en Europe. Pourquoi ?

A. Les marchés financiers, dont les acteurs sont les mêmes partout dans le monde, sont liés entre eux.

B. La situation des marchés immobiliers (en chute dans certains pays européens comme en Espagne, en Irlande et en Grande-Bretagne), fait craindre une crise immobilière comparable à celle des USA. Des gens devront vendre leurs maisons et rembourser leurs dettes. Ce qui provoquera des problèmes dans le secteur du bâtiment.

C. Certaines banques européennes qui ont investi aux Etats-Unis (et en particulier dans l'immobilier) risquent de lourdes pertes financières, voire la faillite. Par exemple, la cinquième banque anglaise l'est quasiment et les banques allemandes sont très mal prises. En Belgique, on parle de menaces sur Fortis, ce qui aura bien sûr une répercussion sur le reste de l'économie.

D. La réduction de la consommation aux Etats-Unis va réduire l'activité économique avec des problèmes d'emploi pour les entreprises européennes qui exportent outre-Atlantique.

E. L'Europe et l'Asie risquent de devoir se serrer la ceinture pour éviter la chute du dollar et ce que cela entraîne. Cela signifie que de l'argent qui pouvait servir à la croissance de ces pays va servir à limiter les dégâts de la chute du dollar. Des sommes colossales qui pourraient servir au social vont être détournées pour sauver les marchés financiers et le dollar.

8.Cette crise est-elle due à des excès du système ou le système économique lui-même est-il en cause ?

 Cette crise découle de la crise de surproduction généralisée que nous connaissons depuis 1970. Pour augmenter leurs bénéfices, les grands actionnaires (les capitalistes qui possèdent des millions d'actions) ont maintenu les salaires aussi bas que possible.

 La part des salaires a chuté ainsi de 15 % dans la production mondiale de richesse. Cela explique largement le déséquilibre entre la production de biens et la possibilité de les acheter. L'offre de biens de consommation dépasse alors le pouvoir d'achat des travailleurs.

 Le système a tenu jusque maintenant grâce au crédit. Ce crédit a poussé les travailleurs américains à consommer. Mais ce crédit a surévalué les capacités du marché à absorber la production de marchandises, en postposant l'effet de la surproduction au moment du remboursement du crédit. Comme les capitaux ne peuvent être suffisamment investis dans la production au vu de la surproduction régnante, ceux-ci se sont tournés vers les bourses et l'activité commerciale.

 Or, ces capitaux n'ont créé aucune richesse, ils ne reposent sur rien sauf sur un Himalaya de dettes. Il est donc normal que le château de cartes s'écroule tôt ou tard, c'est ce que nous pourrions vivre dans les prochains mois.

 C'est donc le système économique capitaliste lui-même qui est en cause et qu'il faut remettre radicalement en cause pour que les gens passent avant la Bourse et ses profits...


Pour en savoir plus :

Vous pouvez inviter Henri Houben, François Ferrara ou un autre orateur du PTB à donner une conférence-débat sur la crise actuelle Renseignements : docu@marx.be et 02/5040144


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Fermeture des bureaux de Poste

 

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Non à la fermeture des bureaux de poste dans la région liègeoise

 Nous apprenons la visite de Monsieur Thys, directeur de la poste, ce jeudi 13 mars à 18 h 30 au centre postal d’Awans. Il vient expliquer au personnel employé son plan stratégique. Le ptb souhaite, à cette occasion, réaffirmer qu’il n’accepte pas la logique de fermeture des bureaux de poste et sera devant le centre d’Awans pour le redire à Monsieur Thys.

Parce que la poste doit être là pour les gens et pas pour l’argent.

Jeudi 13 Mars à 18 heures Rassemblement devant le centre postal d’Awans Rue de la Chaudronnerie. Afin de remettre le pigeon d’or à la direction de la poste.

 

Les usagers de la poste ne sont pas des pigeons voyageurs !!!